posté le 29-08-2013 à 10:49:40

Le boom des start-up au Sénégal

 

Vente saly

Encore au stade embryonnaire au milieu des années 2000, le secteur de l’entrepreneuriat TIC (technologies de l’information et de la communication) est actuellement en pleine effervescence et expansion au Sénégal.Et devrait véritablement exploser en termes de génération de revenus d’ici 5 ans. Florilège d’exemples de réussites.

 

Les acteurs du secteur ne s’y trompent pas. D’ici quelques années, le secteur de entrepreneuriat TIC (création d’applications) va connaître un véritable boom avec une multiplication non seulement de sociétés mais aussi des revenus générés par le secteur dans son ensemble.
Aujourd’hui, néanmoins, c’est encore une autre histoire, même si de l’avis de quelques-uns, on commence à apercevoir le bout de tunnel.
A la vérité, entrepreneuriat TIC (technologies de l’information et de la communication) est parti de rien au Sénégal.

 

 »Les startups ont pour l’essentiel été mises en place et développées par des jeunes cadres désirant sortir de l’entreprise telle qu’on la comprend sous sa forme classique et voler de leur propres ailes.

 

Ce qui veut dire que ce sont avant tout des initiatives individuelles. L’essentiel de ces entrepreneurs, j’irais jusqu’à dire les 2/3, ont entre 19 et 30 ans. Ils peuvent venir de tous les secteurs, certains d’entre eux ne savent d’ailleurs même pas coder », explique Basile Niane, journaliste et bloggeur spécialisé TIC.
Comment alors expliquer, vu la pluralité des profils, que le secteur marche si bien ? La question est d’autant plus importante que, s’il est vrai que des filières informatiques existent bel et bien, il n’y en a aucun qui se spécialise dans la mise en place de startups.

 

Cela s’expliquerait, entre autres, par l’ouverture du milieu qui est par essence interconnecté.  »Les startupeurs sont tous des férus de TIC, même s’il viennent d’autres secteurs.

 

Interconnectés, ils se rencontrent régulièrement sur les réseaux sociaux ou utilisent d’autres moyens similaires pour entrer en contact et travailler ensemble, partager leur expériences, trouver ou développer de nouvelles compétences.

 

L’Afrique brûle aujourd’hui les étapes et fait un travail extra en matière de TIC, c’est définitivement une filière qui a de l’avenir », ajoute le chroniqueur de l’émission Kenkeliba.
Si des Africains (dont des Sénégalais), font un travail aussi extra, c’est également parce qu’ils disposent de structures chargées de les accompagner : les incubateurs. On en compte actuellement deux à Dakar : Jokkolabs et le Centre incubateur des Tic (CTIC).
 »Nous avons ouvert en 2011. À l’époque, une forte motivation du secteur privé et de partenaires comme l’Optic ou la Banque mondiale avait conduit à la mise en place de la fondation des incubateurs du Sénégal.

 

Notre mission se divise, aujourd’hui, en deux programmes phares. Il y a l’incubation, permettant aux entrepreneurs TIC d’apprendre à structurer leur entreprise et générer des revenus, notamment en termes de business développement, et l’accélération, qui est dédiée aux porteurs de projets prototypes et se traduit essentiellement par un accompagnement de ces derniers jusqu’à l’implémentation de leur idée », fait savoir Yann Le Beux, dirigeant du CTIC.
L’accompagnateur TIC en question, basé en centre-ville de Dakar, a déjà  »incubé » une quinzaine de startups aujourd’hui économiquement viables et mêmes génératrices de croissance, à l’exemple des sociétés People Input, Sama Event, Mlooma (une application destinée aux agriculteurs), Agendakar ou encore Xtrem (application d’hôtellerie).

 

Concernant l’ »accélération », le CTIC accompagnerait une vingtaine de projet par an en plus d’organiser des événements ponctuels comme le  »Tekki 48 » ou le  »StartupWeekend », rencontres annuelles permettant à des équipes de développeurs, graphistes et/ou marketeurs de monter leurs propres entreprises.

 »Marché complètement vierge »
 »Avec un minimum de structuration, je pense qu’il ne sera pas difficile de conquérir le secteur TIC sénégalais, surtout qu’il s’agit d’un marché complètement vierge.

 

Notre expérience nous a permis de déterminer qu’une startup moyenne peut atteindre les 85% de croissance par an, les 4 secteurs d’activité les plus populaires étant le développement logiciel, la création de contenus web, les applications mobiles et le Community management (gestion de pages sur les réseaux sociaux pour le compte d’un tiers), soutient le responsable catalyse de l’Incubateur TIC de la rue Béranger Féraud.

Défaut de compétitivité, manque de soutien public
Ce dynamisme et cette ouverture du marché n’occultent cependant pas le fait que tout n’est pas rose pour le startup au Sénégal.

 

On déplore un manque de compétitivité de ces startups en tant qu’entreprises, qui s’expliquerait par le fait que leurs créateurs, issus pour la plupart de filières scientifiques, ont souvent du mal à gérer les aspects business (administration, marketing, comptabilité).
Il y a aussi à leur égard une apathie apparente de la part des gouvernants.  »En ce qui concerne l’État, ça bloque un peu car nombre de startups ont des problèmes avec les procédures administratives, même si des structures comme l’Apix (Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux de l’État) facilitent les choses.

 

En ce qui concerne les décideurs, néanmoins, il ne se passe pas grand chose : les annonces et les promesses faites ne sont généralement que du discours politicien », déplore Basile Niane.  »Il nous manque avant tout une véritable stratégie nationale concernant le secteur TIC.

 

Il faudrait en faire une qui dérive de celle du secteur privé, à mon avis. Il faut motiver les jeunes entrepreneurs afin qu’il aient plus d’avantages donc moins peur de se lancer », renchérit Yann Le Beux.

Et qu’en est-il des  »startupeurs » eux-mêmes ? S’ils admettent que l’aventure n’a pas toujours été facile, aucun ne regrette vraiment de s’être lancé dans entrepreneuriat Tic.
 »J’ai commencé en 2009 avec le lancement du portail local d’événementiel. Autant dire qu’on est parti de zéro moyen, de surcroît dans un environnement peu propice.

 

Monter une startup était alors quelque chose d’extrêmement compliquée parce qu’on avait presque de la peine à convaincre nos partenaires que ce qu’on faisait, essentiellement du service, était un vrai travail.

 

Il était par exemple impossible d’obtenir un prêt bancaire alors qu’aujourd’hui ce sont de gros clients comme Tigo ou le British Council qui nous confient leur com », confie Alassane Deme le manager général de la startup NelamServices.
Ceux qui acceptent néanmoins de mettre les mains dans le cambouis expliquent leur choix par une logique de positionnement.  »Je travaille dans le développement d’applications, notamment pour mobile.

 

Et si je me suis installé à Dakar, c’est pour deux raisons : la première est que je voulais démontrer qu’il était possible de développer des programmes 100% made in Sénégal ; la deuxième est que je crois qu’il est possible de développer le marché potentiel de ma startup dans ce pays, plutôt que d’opter pour être juste en offshore.

 

J’emploie 15 personnes, dont une équipe technique basée et formée à Dakar, et dont 4 membres disposent d’un CDI (contrat à durée déterminé), fait savoir Moustapha Ndoye, expatrié revenu vivre au Sénégal et fondateur de Xtreme.
Se battre donc, et être toujours plus performant : tel est le combat des startupeurs sénégalais, dont la majorité reste optimiste quant à l’avenir malgré les obstacles.  »Le terme startup n’est pas encore forcément bien perçu mais nous travaillons à cela. Je crois en ce secteur et aux opportunités qu’il offre surtout en terme de BtoB (Business to Business). Il y a énormément de solutions à trouver, particulièrement en terme d’applications mobiles, ou de logiciels spécialisés.

 

C’est à nous, startupeurs, de créer de la valeur ajoutée à nos logiciels », indique Moustapha Ndoye, lucide.

 

Avec EnquêtePlus

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Écrit par  Jean Louis Verdier mercredi, 28 août 2013 17:34

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posté le 29-08-2013 à 10:47:41

De plus en plus de camerounais dans les restaurants sénégalais..au Cameroun

 

Vente saly

Communément appelé Dakéré, les restaurants sénégalais aiguisent le bonheur de plusieurs personnes dans la ville de Douala.
Il est  un peu  plus de 12h au lieu dit «Paris Dance», au centre commercial Akwa. A cet endroit précisément, on a une panoplie de restaurants d’un autre genre.Salle climatisée, chaises et tables bien dressées, serveuses vêtues d’uniformes, caissière confortablement installée derrière un coffre, voilà le décor qui prévaut ici. L’heure d’affluence approche et chaque chose est à sa place.

 

 

Des carafes d’eaux délicatement posées sur les tables, du  piment et du  sucre respectivement dans des boîtes et du cure-dents au besoin.

 

Et cette forte odeur d’épices qui envahit la  salle. En fait  juste une cloison sépare la cuisine du restaurant. On s’achemine vers  l’heure de la pause et quelques clients se pointent déjà à l’horizon. Dans un coin de la salle, une jeune dame parcourt le menu posé sur sa table.

 

Elle  fait son choix  et appelle une serveuse d’un signe de main.  Cette dernière prend sa commande et la passe à  son tour au personnel de la cuisine à partir de la petite fenêtre qui sert de canal de transmission. C’est un travail de chaîne et le service est bien organisé.

 

On  apprend que le menu est le même chaque jour et prévoit entre autres du riz sénégalais, riz Yassa, rognon, bifteck, spaghettis sautés avec de la viande, lait caillé, poisson, poulet braisé et du chawarma pour ne citer que ceux-là.

 

Quelques minutes  plus tard un plat tout chaud est posé sur la petite fenêtre. Pour ceux qui ont pris l’habitude de faire un  tour en terre culinaire sénégalaise chaque jour  c’est toujours un plaisir. «Je mange ici parce que la cuisine est bien faite et les plats sont consistants,  le cadre aussi est assez convivial», confie Serge, employé dans  une structure de la place.

 

Les prix oscillent entre 1000 et 2500 frs CFA et les plats sont visiblement  consistants.  Si les serveuses sont des camerounaises pour la plupart, la cuisson reste une affaire de sénégalais.

 

Ces plats sont d’ailleurs cuisinés par des  hommes. Ces restaurants sénégalais  pullulent dans les coins de la ville.

 

La zone estudiantine  n’est pas en reste. On en trouve une dizaine. Dans le menu varié qui est proposé, chacun y va  selon sa préférence. «C’est le lait caillé et le chawarmar qui me font souvent venir ici, mais quand je n’ai pas le temps de faire la cuisine, j’emporte un plat que je mange deux fois parce que c’est costaud», dit Marlène étudiante.

 

Pour Christiane qui travaille ici depuis de nombreuses années, les restaurants sénégalais ont obtenu leur lettre de noblesse grâce à  des spécialités telles que le lait caillé  servi avec de la farine de mil, le riz yassa, et le chawarmar.

 

Pour elle, les plats chauds et ceux à emporter restent aussi un atout. «Nous nous efforçons ici à satisfaire les clients, on donne le respect absolu aux  clients, et on ne peut pas tolérer que des gens ne soient pas satisfaits quand ils dépensent leur argent», insiste-t-elle en précisant que c’est leur service de qualité qui amène les camerounais  de plus en plus dans les restaurants sénégalais.

 

Avec La Nouvelle Expression

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posté le 29-08-2013 à 10:45:30

Tahibou Ndiaye est libre après avoir payé une grosse somme

Vente saly

L’ancien directeur du cadastre Tahibou Ndiaye est libre depuis hier, après 96 heures de garde à vue.

Il a été présenté au procureur spécial, Alioune Ndao qui, son tour devait saisir la commission d’instruction de la Crei après heures de garde à vue à la gendarmerie de Colobane.

Selon certaines indiscrétions, on lui a notifié sa remise en liberté vers 20h15, à la section de recherches de la Gendarmerie de Colobane.

De source judiciaire, il semblerait que l’ancien directeur du cadastre aurait accepté de négocier pour qu’il puisse retrouver sa liberté.

On indique qu’il a cautionné la somme de trois milliards, selon la presse ; mais l’information reste à vérifier.

D’autres indiscrétions indiquent que le pouvoir a peur de Tahibou Ndiaye. Car, ce dernier détient des secrets dans ce pays.

Qui vivra verra !

Senenews

par Xibaaru le 28 Aug 2013 • 08:54

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posté le 29-08-2013 à 10:44:03

Ile de Gorée: patrimoine mondial en péril

Vente saly

par Xibaaru le 28 Aug 2013 • 16:25

L’île sénégalaise classée au patrimoine mondial de l’UNESCO souffre d’un manque de moyens pour préserver son patrimoine et son authenticité. Des bâtiments s’effondrent, le travail manque… Devant l’immobilité du Gouvernement sénégalais un collectif d’habitants vient de se regrouper pour proposer des solutions concrètes.

De Gorée, une grande majorité de visiteurs ne retiennent que deux ou trois souvenirs superficiels : le débarcadère autour duquel foisonnent nombre d’enfants plongeant autour de la chaloupe qui relie l’île à Dakar, le très célèbre escalier de la « maison des esclaves » récemment visitée par Barack Obama, ou encore le baobab situé en plein milieu du terrain de football sur lequel se déroule chaque année la Coupe du maire. Un cliché certes séduisant pour le touriste en visite rapide, mais bien éloigné de la réalité de la vie insulaire. Pour ses habitants, Gorée c’est surtout une ambiance, un mode de vie. Ce havre de paix constitue « une grande famille dans laquelle tout le monde connaît son voisin » et vit en harmonie avec lui, comme le résume Mamadou Diop, un Goréen amoureux de son île. La vie sur ce bout de roche de 17 hectares, c’est aussi une ambiance calme, dans un monde éloigné du tumulte dakarois où le seul véhicule déambulant dans les ruelles est une charette tirée par un âne. Pour comprendre l’île et capter tout son charme, il faut s’y arrêter, prendre son temps. Il faut y vivre la tombée de la nuit, déambuler dans les ruelles entre les bâtisses coloniales prenant leur teinte pastel quand le soleil se cache derrière Dakar. Boire un jus de bissap en échangeant avec une famille de Goréens quand la température baisse et que les baigneurs agglutinés sur la plage principale ont repris la dernière chaloupe. Une impression de calme et de sérénité se répand alors, le temps semblant se figer pour le millier d’insulaires.

C’est pour préserver cette douceur de vie que certains Goréens se mobilisent. Récemment, ils sont un petit nombre à s’être unis dans un collectif visant à la création d’un mouvement citoyen pour la sauvegarde de l’île. Dénué de toute influence politique, le mouvement « lance un appel en écho à celui lancé il y a 33 ans par Amadou Moctar Mbow », alors directeur général de l’UNESCO, « afin que soient pris en compte le devenir de Gorée, de son patrimoine en péril et de sa population ». Pour Mamadou Diop, l’un des membres très actifs du collectif, c’est « toute la communauté internationale qui devrait se mobiliser » pour sauver l’île et son patrimoine. Ce petit bout de terre est victime de l’érosion, un phénomène n’inquiétant les autorités dakaroises que parce qu’il touche l’établissement scolaire d’excellence Mariama Ba. Mais la mosquée, construite en 1890, est, elle aussi menacée d’effondrement, à l’image de toutes les maisons coloniales qui pullulent sur l’île, héritage de la présence française en Afrique de l’ouest. Devant la mosquée désormais à fleur de falaise, l’un des fidèles qui s’y rend quotidiennement désigne, inquiet, les éboulis distants d’une dizaine de mètres de l’édifice, avouant craindre « qu’elle disparaisse dans les années à venir ».

Mais ce phénomène naturel n’est pas le seul à préoccuper les habitants : l’absence d’entretien de nombreux bâtiments, l’occupation illégale de certains édifices, la « muséeification » de l’île, sont autant de sujets d’inquiétudes pour les insulaires.

Des bâtiments qui menacent de s’effondrer

De tous les maux qui touchent l’île, la dégradation des édifices est celui qui saute le plus facilement aux yeux du visiteur. Me Augustin Senghor, maire de Gorée, le rappelait justement dans l’éditorial du dernier numéro de L’insulaire, le journal communal : « Nous aurions tort de penser que Gorée est à l’abri des catastrophes survenues récemment dans la ville de Dakar », avait-il affirmé, en référence à l’effondrement d’un immeuble à Ouakam, ainsi qu’à l’incendie mortel qui a touché, l’an dernier, un bâtiment du quartier de la Médina (des quartiers dakarois). L’école William Ponty qui borde le terrain de football, le camp des gardes, l’ancien hôpital et le pavillon des sœurs, sont autant d’édifices qui se dégradent à vue d’œil, en raison du manque d’entretien. Un mal qui pourrait n’être que superficiel si ces demeures coloniales n’hébergeaient pas des familles entières risquant à tout moment d’être victimes d’une chute de pierres, voire même de l’effondrement d’un bâtiment.

Mais une impasse se dresse quant à une éventuelle réhabilitation : les habitants ne peuvent rénover eux-mêmes leurs logements, sous peine d’une mise en demeure de démolition, adressée par les services du patrimoine. Services, qui, malgré leurs responsabilités, ne réparent par les bâtiments dont ils ont la charge. Et quand bien même « l’Etat se déciderait à agir, il faudrait momentanément reloger les familles » souligne monsieur Terenzio, l’un des habitants de l’île, membre du collectif. Or, celles-ci ont peur que les politiques cherchent à les déloger de chez elles, au profit d’acheteurs qui acquerraient les bâtisses coloniales pour en faire leur résidence – alors que la plupart des habitants sont dans les lieux depuis plusieurs dizaines d’années. C’est le sort qui a déjà été réservé à plusieurs bâtiments publics, abandonnés depuis quelques années. Ils ont été confiés à des particuliers, parmi lesquels certains se sont désintéressés des lieux et ont laissé les demeures retomber dans la décrépitude.

Devant ces craintes légitimes, le statu quo semble de mise. Mais les Terenzio, comme les autres habitants mobilisés dans le collectif, insistent : « il faut à tout prix rénover ces bâtiments. Si jamais l’un d’eux venait à s’effondrer et que des personnes étaient touchées, c’est comme si c’était notre famille qui était atteinte ». Le collectif entrevoit deux possibilités pour s’occuper des édifices : la première serait que l’on autorise les familles à rénover leurs logements – elles sont d’accord pour financer les travaux, malgré le fait qu’elles ne soient pas propriétaires. L’Etat pourrait aussi créer des logements temporaires sur l’île, le temps du chantier, avec assurance pour les occupants de retrouver leurs logements une fois les réfections terminées. Ils sont même prêts à payer leurs logements à l’avenir pour rembourser les travaux, alors qu’ils étaient jusqu’à présent logés gratuitement, en vertu d’un accord oral donné il y a plusieurs décennies.

Donner du travail aux Goréens pour conserver l’âme des lieux

Si les solutions divergent, tous les habitants s’accordent à dire que les Goréens doivent perdurer à Gorée. Marie-José Crespin, juriste française dont la famille est présente sur l’île depuis 1950, résume l’avis général : « si l’Etat fait déguerpir les populations c’est l’âme de Gorée qui s’en va ». Que des particuliers tentent de s’implanter dans l’île, ou que des hôteliers tentent de racheter d’anciens édifices pour en faire des cinq étoiles, cela ne peut être, de l’avis général, qu’une mauvaise chose. Les habitants craignent une muséeification de l’île, vouée à la commémoration de l’esclavage. Un endroit où séjourneraient uniquement des touristes ne prêtant pas attention au côté humain du lieu.

Aux yeux de la population, une seule solution existe pour faire perdurer la vie typiquement goréenne : donner des emplois aux jeunes. Pour Mamadou Diop, il serait « absolument normal que la chaloupe qui effectue les trajets de l’île à Dakar emploie plus de jeunes de Gorée ». L’homme dénonce des « emplois politiques » réservés aux amis et à la famille des dirigeants. « Les Goréens doivent s’occuper de l’île, la nettoyer et accueillir les touristes, mais sans pour autant en tirer les bénéfices : on ne touche aucun revenu direct de la liaison maritime, et l’Etat n’encourage pas les touristes à rester sur l’île. La plupart du temps ils viennent entre deux chaloupes, juste le temps de visiter la Maison des esclaves, sans apporter quoi que ce soit aux habitants. Tout juste déambulent-ils cinq minutes dans le marché pour acheter un ou deux souvenirs », affirme Mamadou Diop. Pour lui, il faudrait que le Gouvernement face de la publicité à Gorée, notamment à l’international. Pour que les visiteurs ne fassent pas que passer sur l’île, mais y restent quelques jours ; et qu’ils apportent ainsi un peu d’argent aux hôteliers et restaurateurs, qui pourraient embaucher de la main-d’œuvre locale. Parallèlement, certains membres du collectif demandent la mise en place de plans de formation pour les jeunes ayant décroché du système scolaire et n’ayant pas de formation : « pourquoi ne pas les former aux métiers du bâtiment ? », s’interroge madame Terenzio. Avant d’ajouter : « Comme ça, ils pourraient travailler sur les bâtisses de l’île… Ils resteraient ici, auraient du travail et, en plus, l’île se dégraderait moins». Au lieu de cela, actuellement les jeunes n’ont que peu de choix : aller travailler – et des fois vivre – à Dakar, ou courir après les touristes déjà assaillis par les vendeurs de babioles, pour tenter de leur faire acheter un souvenir supplémentaire. Et ce, au risque de donner une mauvaise image des lieux, les visiteurs étant souvent oppressés par les vendeurs qui les harcèlent au cours de leur séjour. Une insistance qui ne peut que desservir Gorée, donnant l’impression d’un îlot à touristes. Cet îlot même dont ne veulent pas les habitants, qui en préservant la nature paisible des lieux, souhaitent conserver l’âme de l’île.

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Commentaires

 

1. lockdown  le 30-08-2013 à 05:47:01

Bravo pour la une
Bisous bonne journée.

 
 
 
posté le 29-08-2013 à 10:42:35

Tourisme : La Chine fait la promotion de l’Afrique

Vente saly

par Xibaaru le 28 Aug 2013 • 14:49

Selon des statistiques officielles chinoises, un million de touristes chinois visitent l’Afrique chaque année. Et ce chiffre pourrait être bien supérieur si les destinations africaines étaient plus accessibles et dotées de meilleures infrastructures. C’est fort de ce constat que le haut représentant du tourisme en Chine s’est engagé à promouvoir les destinations africaines alors que le pays a dépassé les États-Unis pour devenir le plus grand marché du tourisme international en termes de touristes sortants et d’argent dépensé. En 2012, la Chine a dépassé les États-Unis pour devenir le plus grand marché du tourisme international en termes de touristes sortants et d’argent dépensé pour les voyages à l’étranger. D’après l’Organisation mondiale du tourisme, 83 millions de touristes ont  voyagé, l’an dernier, et ont dépensé un total de 102 milliards de dollars.

Directeur de l’administration nationale du tourisme en Chine, Shao Qiwei a affirmé dans une interview à Xinhua : « Bien que le nombre de voyageurs reste encore modeste le marché du tourisme en Afrique se développe très rapidement. » Dès lors, il a attesté vouloir « encourager ce mouvement, même si cela prend des années. » Shao Qiwei a aussi rappelé les engagements du gouvernement chinois quant à la promotion du tourisme en Afrique ; ce, en  insistant sur l’extraordinaire variété de la faune, un facteur d’attraction majeur pour les touristes chinois qui peuvent se permettre le voyage. Selon le haut représentant du tourisme en Chine, « cela permettrait aux revenus engrangés par le tourisme, de mieux circuler dans les pays frappés par la pauvreté. »

En tout, 27 pays africains sont considérés comme destination touristiques. Aux yeux du haut responsable du tourisme chinois, l’un des principaux défis reste l’accessibilité du transport aérien. « Sans liaison aérienne, vous n’arriverez pas à faire venir les touristes », a-t-il expliqué. Et de poursuivre : « parmi les 27 pays africains considérés par le gouvernement chinois comme des destinations touristiques, le Kenya, l’Afrique du Sud et Maurice sont les plus attractifs pour les touristes chinois. »

Balthazar xibaaru.com

Selon des statistiques officielles chinoises, un million de touristes chinois visitent l’Afrique chaque année. Et ce chiffre pourrait être bien supérieur si les destinations africaines étaient plus accessibles et dotées de meilleures infrastructures. C’est fort de ce constat que le haut représentant du tourisme en Chine s’est engagé à promouvoir les destinations africaines alors que le pays a dépassé les États-Unis pour devenir le plus grand marché du tourisme international en termes de touristes sortants et d’argent dépensé. En 2012, la Chine a dépassé les États-Unis pour devenir le plus grand marché du tourisme international en termes de touristes sortants et d’argent dépensé pour les voyages à l’étranger. D’après l’Organisation mondiale du tourisme, 83 millions de touristes ont  voyagé, l’an dernier, et ont dépensé un total de 102 milliards de dollars.

Directeur de l’administration nationale du tourisme en Chine, Shao Qiwei a affirmé dans une interview à Xinhua : « Bien que le nombre de voyageurs reste encore modeste le marché du tourisme en Afrique se développe très rapidement. » Dès lors, il a attesté vouloir « encourager ce mouvement, même si cela prend des années. » Shao Qiwei a aussi rappelé les engagements du gouvernement chinois quant à la promotion du tourisme en Afrique ; ce, en  insistant sur l’extraordinaire variété de la faune, un facteur d’attraction majeur pour les touristes chinois qui peuvent se permettre le voyage. Selon le haut représentant du tourisme en Chine, « cela permettrait aux revenus engrangés par le tourisme, de mieux circuler dans les pays frappés par la pauvreté. »

En tout, 27 pays africains sont considérés comme destination touristiques. Aux yeux du haut responsable du tourisme chinois, l’un des principaux défis reste l’accessibilité du transport aérien. « Sans liaison aérienne, vous n’arriverez pas à faire venir les touristes », a-t-il expliqué. Et de poursuivre : « parmi les 27 pays africains considérés par le gouvernement chinois comme des destinations touristiques, le Kenya, l’Afrique du Sud et Maurice sont les plus attractifs pour les touristes chinois. »

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