posté le 11-09-2013 à 12:25:29

Niasse and Co pressent Macky de tenir des réunions avec Benno Bokk Yaakaar

Vente saly

Écrit par  Jean Louis Verdier mercredi, 11 septembre 2013 08:26
 C’est à une nouvelle alliance stratégique, face à la léthargie de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar, que l’Alliance des forces de progrès (Afp) et la Ligue démocratique (Ld) ont invité Macky Sall, président de ladite coalition.

 

Cette position a été rendue publique à la suite de la rencontre des délégations des deux formations, à l’initiative de la Ld qui a rendu visite à Moustapha Niasse et à sa délégation. L’Afp et la Ld appellent à des concertations régulières au sein de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar qui ne s’est pas réunie depuis plusieurs mois.

L’Alliance des forces de progrès (Afp) et la Ligue démocratique (Ld) demandent que la coalition Bennoo Bokk Yaakaar prenne des initiatives en instituant des concertations régulières pour faire face aux défis qui se posent au pays.

 

Cette position est contenue dans un communiqué conjoint en date du 09 septembre, signé par les deux formations, à la suite de la visite que le Secrétaire Général de Ld, Monsieur Mamadou Ndoye et sa délégation, ont rendu visite au patron de l’Afp, Moustapha Niasse et ses camarades. Ils ont procédé à des «échanges approfondis sur la situation nationale et sur les perspectives»

 

Les «Progressistes» et les «Jallarbistes» soutiennent que ces concertations régulières de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar vont créer les conditions de promotion et de mise en œuvre d’une «vision du futur du Sénégal partagée par tous».

 

Pour les camarades de Moustapha Niasse et de Mamadou Ndoye, «en clair, il s’agit de construire les bases d’une nouvelle alliance stratégique qui regrouperait autour du Président Macky Sall toutes les forces progressistes et patriotiques, au-delà des clivages idéologiques».

 

En tout cas, les deux partis se sont «engagés à prendre des initiatives concertées, avec les autres composantes de Bennoo Bokk Yaakaar, dans le but de mener à bien ce projet salutaire pour le développement de notre pays, dans la stabilité et la cohésion nationale».

 

En effet, les délégations des deux formations «ont salué leur compagnonnage dans la lutte aux côtés du peuple sénégalais et avec d’autres partis et forces politiques partageant le même idéal».

 

Pour elles, «ce combat patriotique et progressiste a abouti à la seconde alternance dans notre pays, en 2012, consacrant l’élection, par une écrasante majorité, du Président Macky Sall, à la magistrature suprême». La Ld et l’Afp soulignent que «dans la foulée, les forces coalisées au sein de Bennoo Book Yaakaar ont engrangé, une deuxième fois, l’essentiel des suffrages pour conquérir une majorité à l’Assemblée Nationale».

 

Et que «cette double victoire, fruit de l’unité des forces patriotiques permet de se focaliser aujourd’hui sur les transformations économiques et sociales attendues par les Sénégalais».

 

Pour les partis de Moustapha Niasse et de Mamadou Ndoye «le caractère ardu de cette tâche de longue haleine n’échappe à aucun observateur, eu égard au lourd héritage consécutif à douze années d’une gestion gabégique et népotiste qui a favorisé le pillage systématique des ressources nationales».

 

Et que, disent-ils, «c’est le sens d’ailleurs qu’il faut donner à l’adhésion populaire suscitée par la traque des biens mal acquis qui commence à porter ses fruits».

 

Par ailleurs, s’exprimant sur la question de la traque des biens mal acquis, les deux délégations soutiennent que «la récupération des biens spoliés est d’autant plus justifiée que notre pays est confronté aux dossiers brûlants des inondations, de l’emploi des jeunes, de la crise de l’énergie, aux priorités liées à l’agriculture, à l’éducation, à la santé, au coût des denrées de première nécessité, bref à la demande sociale. La prise en charge énergique de ces préoccupations doit donc cristalliser le débat national», disent-elles.

 

De l’avis de la Ld et de l’Afp, «l’état des lieux ne saurait laisser sous silence la crise financière internationale et, aussi, la montée de nouveaux périls tels que le fanatisme, le terrorisme, le trafic international de stupéfiants, le blanchiment de l’argent sale et le banditisme transfrontalier».

 

C’est pourquoi déclarent les «Jallarbistes» et les «Progressistes» que «Bennoo Bokk Yaakaar, face à ces défis, doit s’organiser pour se hisser à la hauteur des exigences de l’heure»

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Vente saly

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posté le 11-09-2013 à 12:23:31

Prix à la consommation, cherche baisse désespérement

Vente saly

Comparé au mois d’août 2012, l’indice des prix à la consommation a progressé de 1,2% au mois d’août dernier. Entre juillet et août dernier, la progression mensuelle est de 1,6% tandis que le taux d’inflation annuel moyen affiche +0,7%.

Si l’amélioration du pouvoir d’achat du consommateur est un des axes de la politique du gouvernement, ainsi que le rappelait récemment le ministre sortant du Commerce Alioune Sarr, celui-ci devrait revoir sa copie et «accélérer » les mesures susceptibles de faire baisser les prix à la consommation notamment les produits frais, même en période d’hivernage.

 

A la lumière de la dernière note statistique de l’Ansd (Agence nationale de la statistique et la démographie), après une timide hausse de 0,9% en juillet dernier, l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 1,6% un mois après, en août dernier.

 

Cette évolution est imputable, principalement, au renchérissement des produits alimentaires. Les prix de cette fonction se sont ainsi appréciés de 4,7% du fait de la flambée de ceux des poissons frais (+19,0%), des légumes frais en fruits ou racine (+18,8%) et des légumes frais en feuilles (+7,6%).
Chaud dans le panier

Si la rareté des produits frais, en liaison avec l’installation de l’hivernage et la fin de la campagne maraîchère est avancée comme explication de la hausse des prix de ces produits, aucune raison cependant quant à la progression des prix de la viande de bœuf et de mouton qui ont culminé respectivement à +8,1% et +6,3%, ainsi que ceux des pains (+3,3%) et du lait (+2,0%) qui en ont rajouté dans le relèvement des prix alimentaires, sur la base d’un panier de 650 variétés.

 

Il convient de noter qu’au début du mois en revue, le ministre du Commerce sortant, Alioune Sarr, au sortir d’un Conseil de la consommation, avait annoncé entre autres baisses, celle des prix du lait végétal notamment.

 

Par ailleurs, la tendance haussière notée au mois d’août dernier a été cependant atténuée par le repli noté sur les prix des poissons et autres produits séchés ou fumés (-3,6%), des farines, semoules et gruaux (-1,7%) et du sucre (-0,4%). Ce qui n’a tout de même pas empêché les prix de la fonction d’afficher, en variation annuelle, une hausse de 2,5%.

 

Rappelons également qu’en juillet dernier, un comité de suivi des prix des denrées de première nécessité avait été mis en place aux fins d’examiner la structure des prix des denrées de base pour voir les possibilités de baisse. Ce après une série de mesures qui avaient conduit à l’homologation des prix du riz brisé ordinaire, du sucre cristallisé et de l’huile végétal en fût et en dosettes et qui, sur le marché, afficheraient… d’autres prix.
Août 2012-août 2013

Au niveau des autres fonctions de consommation, les prix des services de transport (+0,1%) et de logement, d’eau, d’électricité, du gaz et des autres combustibles (+0,1%), ainsi que des meubles, des articles de ménage et d’entretien courant du foyer (+0,1%) sont demeurés quasi stables dans la période de revue.

 

Observation notable, le repli des prix des services de santé (-0,2%) est lié à celui des prix des médicaments traditionnels (-2,9%), du fait d’une amélioration de l’offre même si, par rapport à la période correspondante en 2012, leurs prix se sont accrus de 2,8%.

 

Toujours est-il que, comparés au mois d’août 2012, les prix des produits locaux (+1,6%) comme ceux des produits importés (+0,3%) ont progressé.

 

Globalement, comparé au mois d’août 2012, l’indice des prix à la consommation affiche une progression de 1,2% au mois d’août dernier.

En gros, le rapport des prix moyens des huit premiers mois de l’année 2013 sur ceux de la période correspondante de l’année 2012 laisse apparaître une légère hausse de 0,7%, mais le taux d’inflation annuel moyen (Calculé sur la base de la moyenne des indices des douze derniers mois) s’est établi à +1,0%.

 

Malick NDAW

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Écrit par  Jean Louis Verdier mercredi, 11 septembre 2013 08:19

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posté le 11-09-2013 à 12:21:07

Un transsexuel allemand a accouché d’un garçon

Vente saly

L’heureux papa, un transsexuel né femme, a donné naissance à un garçon à Berlin. Une première en Europe.

 

L’homme, dont l’identité n’a pas été révélée, est le premier transsexuel à donner naissance à un bébé en Europe. L’enfant est né grâce à un donneur de sperme, rapporte le site du DailyMail.

 

L’heureux papa, né femme et qui a conservé ses organes reproducteurs féminins, a donné naissance à l’enfant à la maison à Berlin. Il a demandé que le certificat de naissance le mentionne comme père de l’enfant. Le bébé n’a donc officiellement aucune mère.

 

Un cas qui rappelle les accouchements très médiatisés de Thomas Beatie, un transsexuel américain qui a donné naissance a trois enfants.

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Écrit par  Jean Louis Verdier mercredi, 11 septembre 2013 08:18 – See more at: http://dakar-echo.com/politique/item/3043-un-transsexuel-allemand-a-accouch%C3%A9-d-un-gar%C3%A7on.html#sthash.aZDTv3Rx.dpuf

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posté le 11-09-2013 à 12:19:35

Omar Kassimou: quand on est Marocain, on ne se sent pas étranger au Sénégal

Vente saly

Avant votre arrivée à Dakar, vous avez eu une longue expérience dans les hydrocarbures au Maroc. Pouvez-vous nous en parler brièvement ?

Les hydrocarbures et moi, c’est une passion qui dure depuis longtemps. J’ai découvert ce monde grâce à la Société chérifienne des pétroles (SCP) à Sidi Kacem en 1987 après l’obtention de mon diplôme à l’Ecole Mohammadia des Ingénieurs.
Durant les 21 années que j’ai passées à la raffinerie de Sidi Kacem, j’ai eu la chance de travailler dans différents départements avant de prendre officiellement la Direction de la raffinerie en 2004.
J’ai exercé pendant une année, en 2008, dans le secteur du dragage portuaire et de la production de sable marin mais j’ai vite été «rappelé» par les hydrocarbures. En effet, c’est à la fin de 2008 que j’ai rejoint la société HTT SA à Tanger Med. Le challenge était de taille car il s’agissait de construire et d’exploiter le plus grand terminal d’hydrocarbures de la région.

 

Comment des investisseurs étrangers ont-ils eu l’idée de recruter un directeur général marocain pour leur raffinerie au Sénégal ? En clair, quel a été le cheminement qui vous a mené à votre poste aujourd’hui ?

Vous savez, je suis de ceux qui croient au destin. A la fin de 2007, mon employeur à l’époque, la SCP, m’avait fait la proposition de rejoindre la raffinerie de Mohammédia pour y diriger les nouvelles unités appelées alors «Unités up grade».

 

J’ai décliné cette offre car je voulais m’essayer dans un autre domaine. En quittant, mon employeur, quoique «fâché», me dit alors: «C’est votre choix, je le respecte, mais j’aimerais que vous soyez notre ambassadeur où que vous soyez». J’ai gardé d’excellentes relations avec la Samir à tous les niveaux, et ce, jusqu’à présent.
Concernant mon poste actuel au Sénégal, c’est à la fin 2010 que j’ai été contacté par PCMC, filiale de Saudi Binladin Group (SBG), qui venait de racheter 34% du capital de la Société africaine de raffinage (SAR) et qui cherchait donc un profil pour la direction générale.

 

La proposition de ma nomination devait recevoir l’accord du Conseil d’administration. Ce qui a été obtenu après un entretien que j’ai eu avec les membres décideurs de ce conseil.
En réalité, ce sont mes anciens employeurs à la Samir qui m’ont recommandé à eux. J’ai appris par la suite que les Saoudiens de SBG cherchaient pour le compte du Conseil d’administration un cadre possédant un profil réunissant les critères suivants : un raffineur engagé, pas très âgé, homme de projets, parlant couramment le français, l’anglais et l’arabe. Disons que mon profil leur paraissait le mieux indiqué.

 

L’expatriation, est-ce un choix et un projet que vous avez mûrement réfléchi ou s’agissait-il seulement d’une opportunité qui s’est présentée à vous ?

Il y a des choses qui se dessinent dans votre vie et vous n’en saisissez la portée qu’après coup. Depuis que j’ai démarré ma carrière, je pensais que mon développement personnel se réaliserait à travers une collaboration à l’international car le Maroc n’est pas producteur de pétrole et donc notre relation avec les producteurs dans ce domaine ne pouvait se développer qu’à travers une collaboration à l’international.

 

C’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle j’ai préparé et obtenu un diplôme supérieur (DESS) en géophysique appliquée pour pouvoir évoluer dans la partie «up stream» du pétrole.
A Tanger, j’étais certes en relation avec l’international, puisque le consortium concessionnaire du terminal à HC de Tanger Med était en offshore et constitué de trois sociétés de nationalités différentes, dont le groupe marocain Akwa.
Quand l’occasion d’aller travailler à l’étranger s’est présentée à moi et surtout dans une société à capitaux mixtes, j’ai tout de suite compris qu’un rêve de jeunesse était en train de se réaliser.

 

Quelles sont les difficultés que vous avez dû affronter à votre arrivée au Sénégal, aussi bien sur le plan professionnel que familial ou personnel ?

Sur le plan professionnel, la société était dans une situation financière très difficile. La première chose à laquelle je me suis attelé avec les collaborateurs était de repenser les finances de la société.

 

Avec la confiance du Conseil d’administration mais aussi la volonté des banques africaines, nous avons pu restructurer les dettes et améliorer considérablement le financement du cycle de production (huit mois de travail sans relâche). Ensuite, nous avons attaqué le côté technique en essayant de réviser les méthodes de valorisation des produits en fonction des bruts traités.

 

Enfin, le côté social a aussi pris une grande partie de mon temps pendant ces deux ans et demi passés à la SAR. La demande sociale était très grande à la SAR et le redressement d’une société ne va pas toujours dans ce sens, voilà une équation très intéressante pour les managers des sociétés «sociétales».

 

Sur le plan personnel, je n’ai eu aucun problème à m’intégrer en tant que Marocain, ma famille aussi.

 

A quel niveau la raffinerie couvre-t-elle les besoins du Sénégal actuellement ?

Actuellement, la raffinerie couvre 65 à 70% des besoins du marché local. C’est pour moi un bon équilibre, tant qu’une politique d’exportation n’est pas arrêtée. J’entends par là que le projet d’extension n’étant pas encore finalisé entre les actionnaires que sont l’Etat du Sénégal, SBG et Total, la meilleure part de marché à capter est celle-ci pour le moment.

 

Quels sont les projets de développement pour les cinq années à venir ?

Pour l’instant, nous assurons notre mission dans l’optimum économique et nous nous y attelons. Le projet à court terme est la mise à niveau de quelques équipements stratégiques pour le maintien du «trend» positif que nous avons pu observer ces deux dernières années.
Nous avons aussi un projet dit de dégoullotage qui est soumis au conseil d’administration pour la fin de l’année. Le but étant d’augmenter la capacité de la raffinerie de 10 à 15% pour finalement aboutir au projet d’extension de l’usine qui triplera sa capacité de production avec, nous y comptons bien, une possibilité d’exportation dans les pays de la sous-région.

 

Saâd Benmansour

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Écrit par  Jean Louis Verdier mercredi, 11 septembre 2013 08:10

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posté le 11-09-2013 à 12:17:42

Le Sénégal rejoint la Nouvelle Alliance pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition (NASAN)

Vente saly

Le Sénégal va rejoindre la Nouvelle Alliance pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition (NASAN) du G8 d’ici la fin de l’année. L’annonce récente de cette nouvelle vient renforcer la politique sénégalaise qui vise à encourager les investissements privés dans le secteur agricole.

 

Lancée l’an dernier, la NASAN a pour objectif d’encourager les investissements privés dans l’industrie agroalimentaire, de la production à la transformation en passant par le stockage, dans les pays africains membres de l’alliance. Le Sénégal est le dixième pays à avoir rejoint le groupe, qui compte également le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, le Ghana, le Malawi, le Mozambique, le Nigéria et la Tanzanie.

 

À ce jour, le Sénégal a reçu des promesses d’investissement d’un montant total de 134 millions de dollars de la part de dix entreprises nationales et internationales qui comptent investir à tous les niveaux de la chaîne de valeur, de la production à la transformation. Les investisseurs potentiels ont signé des lettres d’intention qui portent sur différentes cultures, notamment le maïs, l’arachide, la noix de cajou et le millet.

 

Le président Macky Sall et son ancien premier ministre Abdoul Mbaye ont placé l’investissement agricole au cœur de leur politique de développement de l’économie sénégalaise. Mbaye a déclaré récemment dans la presse locale que l’émergence du Sénégal passera par le développement de son agriculture, citant l’exemple des « dragons asiatiques » qui ont appliqué le modèle suivant : «révolution agricole d’abord, baisse du coût de la vie et création d’une compétitivité ».

 

L’agriculture compte déjà pour beaucoup dans l’économie du Sénégal, employant 78% de la population et représentant 16,7% du PIB en 2012. Le secteur est toutefois confronté à des difficultés structurelles et souffre d’une certaine vulnérabilité aux chocs extérieurs. La quasi-totalité du pays est sujette à la sécheresse et seulement 5% des terres agricoles sont irriguées.

 

Les grandes exploitations agricoles sont concentrées dans les Niayes, zone côtière située entre Dakar et Saint-Louis et dans les surfaces irriguées le long du fleuve Sénégal.

 

On a donc affaire à une agriculture principalement composée de petites exploitations et très dépendante des pluies saisonnières, ce qui entraîne une fluctuation des niveaux de production. La production agricole brute a chuté de 10,8% en 2011 en raison de périodes de sécheresse mais elle a grimpé de 8,9% en 2012. Les prévisions tablent sur une croissance de 6,1% en 2013.

 

Face à de tels défis, les investissements restent relativement faibles. Les derniers chiffres disponibles, qui datent de 2008, montrent que le secteur privé a seulement contribué à hauteur de 14% aux dépenses de recherche et développement agricole au cours de cette année.

 

Afin d’accroître l’intérêt du secteur privé, l’État a indiqué qu’il envisageait de réduire les taxes sur le matériel agricole et qu’il effectuerait un meilleur ciblage des subventions agricoles. En outre, dans le cadre du processus d’adhésion à la NASAN, le Sénégal va travailler en collaboration avec le Canada afin de mettre en place de nouvelles politiques agricoles qui encourageront les investissements et développeront le secteur.

 

Jusqu’à présent, les investissements privés ont essentiellement porté sur les principales cultures d’exportation que sont l’arachide et le coton. Traditionnellement, la majeure partie des récoltes d’arachide, à laquelle 40% des terres agricoles sont consacrées, est transformée en huile d’arachide destinée à l’exportation.

 

SUNEOR, privatisé en 2005 et détenu par le groupe français Advens, est le premier producteur d’huile d’arachide au monde. Les exportations d’huile brute d’arachide ont quasiment doublé entre 2009 et 2011, passant de 31 000 à 57 000 tonnes.

 

Mais l’association de mauvaises récoltes et une hausse de la demande étrangère d’arachide brute a entrainé une diminution de la récolte disponible pour l’industrie locale qui s’est traduite par une chute de 76% des exportations d’huile d’arachide en 2012, qui ont atteint 13 500 tonnes.

 

Après une récolte record de 1,3 million de tonnes lors de la campagne 2010/2011, la production d’arachide est tombée à 527 528 tonnes en 2011/2012. La récolte est repassée à 800 000 tonnes l’année dernière mais on est encore loin du million de tonne que SUNEOR estime nécessaire pour couvrir les besoins nationaux.

 

Dans le même temps, les exportations d’arachides crues continuent d’augmenter, pour l’essentiel à destination du Royaume-Uni et de Chine, atteignant 21 000 tonnes en 2012, contre 15 995 tonnes en 2011 et seulement 140 tonnes en 2009, d’après l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) du Sénégal.

 

La hausse des exportations d’arachides a donné lieu pour les agriculteurs à des prix dépassant de loin le prix de 0,33 dollar par kilo fixé par le gouvernement. L’État doit cependant faire face à une pression constante, notamment de la part de SUNEOR, l’incitant à prendre des mesures afin d’assurer la disponibilité des arachides pour la consommation locale et la transformation à valeur ajoutée.

 

Quant à la production nationale de coton, on trouve en tête de file la Sodefitex, détenue depuis 2003 à 51% par l’entreprise française Geocoton et à 46,5% par l’État. La Sodefitex a récemment exprimé sa volonté de diversifier sa production et de ne plus se cantonner au coton, grâce à des investissements dans le maïs et les produits laitiers notamment, et ce afin de se protéger contre les fluctuations des prix mondiaux du coton. Lors de la campagne 2012/2013, la production de coton a totalisé 32 250 tonnes, soit 7000 tonnes de plus que l’année précédente.

 

Vu les faibles niveaux d’investissement privé et l’engagement du gouvernement à développer le secteur avec le soutien de la NASAN, les opportunités de croissance dans le secteur agricole sont nombreuses. Le Sénégal dispose de beaucoup d’atouts, tels que la proximité d’importants marchés d’exportation, de bonnes installations portuaires et des infrastructures adéquates.

 

Une plus grande diversification des cultures destinées à l’exportation et une poursuite des investissements dans la modernisation de l’agriculture, ainsi que des investissements pour améliorer la qualité des stocks de semences, contribueraient à soutenir la croissance à moyen et long terme. La participation du secteur privé dans la définition des priorités, qui devrait découler de l’adhésion à la NASAN, sera bénéfique au climat d’investissement.

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Écrit par  Jean Louis Verdier mercredi, 11 septembre 2013 08:04

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