posté le 08-10-2013 à 11:16:44

Investissement au Sénégal, en arrière toutes

Vente saly

BAISSE
En variation trimestrielle comme annuelle, le volume des investissements agréés au code s’est fortement rétréci au Sénégal.Entre le premier et le deuxième trimestre 2013, on enregistre une baisse de 23,2% des investissements agréés qui sont ressortis à 273,9 milliards de FCfa contre 356,4 milliards, au trimestre précédent.
Même les investissements productifs agréés se sont rétréci en volume pour s’établir à 58,5 milliards de FCfa au deuxième trimestre 2013 contre 340,8 milliards au premier trimestre 2013, selon la note sur les « Evolutions Economiques Récentes » (NEER) qui fait une analyse synthétique de toutes les informations conjoncturelles produites par l’ANSD(Agence nationale de la statistique et la démographie).

 

En revanche, le volume des investissements consacrés aux infrastructures a fortement augmenté passant de 15,6 milliards de FCfa au premier trimestre à 215,4 milliards au cours de la période sous revue.

L’un dans l’autre, le volume des investissements agréés de manière générale affiche une baisse de 23,2% entre le premier (356,4 milliards) et le deuxième trimestre 2013 (273,9 milliards de FCfa).
De même, les investissements agréés au code des investissements ont représenté 87,7% du total sur la période sous revue contre 99,2% au premier trimestre 2013. Par nature, si 44,8% du volume des investissements sont destinés à la création de nouvelles entreprises, 55,2% le sont pour des projets d’extension.

En variation annuelle, la dynamique des investissements productifs agréés au deuxième trimestre 2013 a été négative (-66,6%) comparée au deuxième trimestre 2012. Cette évolution négative fait suite la forte baisse des investissements agréés au code des investissements (-70,6%).

 

Au total sur le premier semestre 2013, le volume des investissements productifs agréés a enregistré une baisse de 26,3% (399,4 milliards contre 541,5 milliards).

Dakar reprend la première place
La répartition sectorielle des investissements productifs agréés au second trimestre 2013 montre une prédominance des activités du secondaire (57,8%) suivies du secteur tertiaire (36,7%) tandis que la part des investissements agréés destinés au secteur primaire a chuté passant de 10,7% au premier trimestre à 5,4% au cours de la période sous revue.

 

Sur le plan géographique, la région de Dakar reprend la première place (66,2% ou 33,8 milliards de FCFA pour 33 projets) des investissements productifs agréés. Diourbel vient en deuxième position (7,8% ou 4,6 milliards de FCFA pour 2 projets) suivi par Saint Louis (7,5% ou 4,4 milliards de FCFA pour 14 projets) et Kédougou (1,1% ou 0,7 milliards de FCfa pour 1 projet).

 

La région de Tambacounda vient en dernière position avec un projet de 155,8 millions de FCFA, soit 0,2%.

Par origine, la tendance s’est inversée par rapport au premier trimestre 2013 avec 64,7% d’investissements étrangers contre 35,3% pour ceux réalisés par les nationaux. Les investissements étrangers proviennent principalement de la Suède (27,0%), de l’Allemagne (14,3%), des îles vierges (8,1%), de la Russie (7,2%) et de la Turquie (4,8%).
Il convient de rappeler que le champ d’application du code d’investissement est élargi à plusieurs secteurs stratégiques. Il prévoit des avantages douaniers et fiscaux pour les entreprises nouvelles et les projets d’extension.

 

Parmi les avantages que procure le code des investissements, figurent l’exonération des droits de douane, la suspension de la TVA et la réduction du taux d’imposition sur les bénéfices.

 

Malick NDAW

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Écrit par  Jean Louis Verdier lundi, 07 octobre 2013 22:44

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posté le 08-10-2013 à 11:14:46

A quand le chemin de fer ?

Vente saly

Parce que les peuples ont besoin de rêver, le président Macky Sall et son Premier ministre doivent intégrer dans leurs démarches la nécessité de marcher sur leurs deux jambes.

 Gérer l’urgence quotidienne et ouvrir des fenêtres de rêve en imprimant aussi leurs actions dans l’érection de grands chantiers. Et s’il en est un qui mérite d’être ouvert, c’est bien celui du chemin de fer.

Prendre le train pour aller à Thiès, St-Louis, Matam. Prendre le train pour rallier Kaolack, Tambacounda, Ziguinchor. Connecter par ce biais le pays tout entier, d’Est en Ouest, du Nord au Sud, contribuera assurément à  consolider le sentiment d’appartenance à une même communauté nationale.

 

Subséquemment, le transport des personnes et des marchandises aura un impact réel sur la baisse de la surexploitation des routes par les gros camions et les « Ndiaga Ndiaye » et, sur les dégâts collatéraux que sont les accidents occasionnant de nombreuses pertes en vie humaine et des blessés.

 

Sans compter que comme naguère, toute une vie s’organisera autour du train, boostant ainsi les économies locales. C’est dire que la mise en œuvre de ce grand chantier va à coup sûr accompagner, amplifier et mettre en lumière toutes les réalisations en cours du président Macky Sall, lesquelles ont manifestement pour cœur de cible les gens de peu.

 

C’est le cas avec la construction de pistes de production pour désenclaver les villages du pays en leur permettant de participer à l’effort de développement national, la  mise en chantier de la Couverture maladie universelle (Cmu) en vue d’assurer la gratuité des soins aux familles les plus démunies, la bourse de sécurité familiale

Sans compter la traque des biens mal acquis qui, en participant de la lutte contre l’impunité, répond à une véritable demande sociale.

A l’évidence, Wade est le père de l’autoroute Dakar-Diamniadio et quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, cette infrastructure, l’une des plus intelligentes de toutes celles qui ont été réalisées durant ses deux mandatures lui collera à la peau.

 

C’est le cas d’ailleurs aujourd’hui, puisqu’en l’empruntant, d’aucuns ne peuvent s’empêcher d’exprimer une petite pensée affectueuse à son endroit. Sourire en coin, épousant une posture théâtrale, ils font dans l’exclamation avec un tonitruant « Pa bi liguey na » qui, faut-il le préciser, loin d’exprimer une quelconque nostalgie, tend simplement à rendre à Wade ce qui appartient à Wade.

 

Fini la galère des infernales embouteillages de Pikine, Thiaroye et  l’incroyable épopée que constitue la traversée de Rufisque.

 

Et c’est  particulièrement cela qui va rester dans l’imaginaire de ses compatriotes car, comme le faisait judicieusement remarquer un ami, les peuples ne retiennent que les premiers. Pour preuve, avait-il relevé, autant on connait l’Américain Neil Armstrong comme étant le premier homme à se poser sur la lune autant on ignore tous ceux qui l’ont suivi.

 

Compte tenu de cela, il est clair que si la continuation de l’autoroute jusqu’à l’aéroport Blaise Diagne de Diass-Thiès est souhaitable, il ne faudrait pas pour autant que le président Macky Sall s’attende à ce que cela soit versé à son crédit. Tout au plus sera-t-il perçu comme celui qui a poursuivi l’œuvre entamée par son prédécesseur.

 

Pour dire que la postérité ne retient que le nom du précurseur, les autres réalisations s’inscrivant dans la voie de la consolidation voire de la banalisation. S’il veut imprimer sa marque personnelle dans l’édification du Sénégal en devenir, le chef de l’Etat doit alors ouvrir une nouvelle fenêtre de son histoire.

 

Telle est la loi du désir. Ne l’éblouit que l’absence puisqu’il ne désire que ce qu’il n’a pas. Et c’est dans la rupture et la quête de nouveaux horizons qu’il s’accomplit.
Le président Macky Sall semble en être bien conscient, comme en atteste la sortie de Thierno Alassane Sall, son ministre des Infrastructures, des Transports et du Désenclavement.

 

S’exprimant vendredi 13 septembre 2013, à l’occasion du dîner débat de l’Amicale des Impôts et des Domaines sur le thème du financement des infrastructures, il avait  souligné l’urgence qu’il y avait à « faire le rail ici et maintenant ».

 

Et de prévenir : » si on ne fait pas le rail maintenant, dans dix ans, il coûtera 50 fois plus cher, dans vingt ans, il coûtera deux fois plus cher et dans vingt-cinq, nous serons 25 millions de Sénégalais, le baril du pétrole sera à 250 dollars ».

 

Pour lui, « il y aura , pour aller vers le Mali, vers le reste du Sénégal, plus de 40 millions de tonnes de marchandises à transporter parce qu’il faudra nourrir deux fois plus de Sénégalais, deux fois plus de Maliens. Il y aura beaucoup plus d’accidents sur les routes avec des risques liés à des accidents de camions-citernes ».

 

D’où l’urgence de mettre en branle ce grand chantier et de rendre possible le fait que les enfants puissent enfin entendre siffler le train.

 

Vieux Savané

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Écrit par  Jean Louis Verdier lundi, 07 octobre 2013 22:39

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posté le 08-10-2013 à 11:12:19

L’Afrique compte plus de milliardaires qu’on ne le croit

Vente saly

Le magazine Ventures a publié lundi la liste de 55 milliardaires africains.

 Près de la moitié d’entre eux sont au Nigeria.

L’Afrique du Sud et l’Égypte en comptent aussi quelques uns.L’Afrique abrite beaucoup plus de milliardaires en dollars qu’on ne l’estimait jusqu’à présent, révèle le magazine Ventures qui publie lundi une liste de 55 milliardaires africains, alors que le nombre de pauvres continue à progresser par ailleurs.

 

Parmi les personnalités les plus riches d’Afrique répertoriées dans ce nouveau classement, 20 d’entre elles, dont trois des quatre plus riches, sont Nigérianes. L’Afrique du Sud et l’Égypte arrivent second et troisième, avec, respectivement, neuf et huit milliardaires qui en sont originaires.

 

Dangote est le plus riche

Selon Ventures, l’entrepreneur nigérian Aliko Dangote, considéré comme l’homme le plus riche d’Afrique depuis plusieurs années par Forbes, est à la tête d’une fortune de 20,2 milliards de dollars (18,3 milliards de francs).

 

Aliko Dangote, qui a fait fortune dans le ciment, est aujourd’hui à la tête d’un véritable empire industriel. Il possède notamment des usines de farine, de sucre et d’autres denrées alimentaires.

 

La femme la plus riche d’Afrique est aussi nigériane. Il s’agit de Folorunsho Alakija et la compagnie pétrolière qu’elle dirige, Famfa Oil, exploite un des bloc pétroliers off-shore les plus prolifiques du Nigeria, selon le magazine.

 

Folorunsho Alakija, qui étudié le stylisme à Londres, créait des robes pour son amie Maryam Babangida, épouse de l’ancien dirigeant militaire Ibrahim Babangida. Cette relation l’a aidée, dit-on, à acquérir un bloc pétrolier en 1993 «à un prix relativement bas», rapporte le magazine.

 

Aucun sénégalais parmi la liste

Les cinq plus gros milliardaires sud-africains, selon cette liste, sont des hommes blancs, âgés de plus de 60 ans. Ils ont fait fortune dans la finance et la distribution et tirent une large partie de leurs revenus de leurs investissements à l’étranger – Londres, New York, Zurich.

 

Le Sud-Africain Nicky Oppenheimer, cinquième à ce classement, doit sa fortune, estimée à 6,5 milliards de dollars, aux mines de diamants dont il a hérité de sa famille et dont il s’est séparé récemment.

 

Une grande partie des milliardaires nigérians ont fait fortune dans le pétrole, le Nigeria étant le premier producteur d’or noir du continent.

 

Zones d’ombre

Cette liste, constituée grâce à «une analyse rigoureuse des actifs» de chacune des personnalités mentionnées, est «une estimation basse» estime Chi-Chi Okonjo, le fondateur de Ventures. Parce qu’en Afrique,«les gens n’aiment pas parler de leur fortune, ils préfèrent parler de philanthropie».

 

Si certaines grandes fortunes du continent refusent de parler de leurs richesses c’est aussi souvent parce qu’ils souhaitent préserver certaines zones d’ombre sur leurs affaires et que leurs relations avec le pouvoir ne sont pas toujours clairement établies.

 

Si l’Afrique compte de plus en plus d’hommes très riches et si plusieurs pays du continent enregistrent une bonne croissance économique malgré la crise économique mondiale, la pauvreté n’a pas reculé pour autant.

 

L’Afrique sub-saharienne, qui comptait 205 millions d’habitants vivant dans un état d’extrême pauvreté (avec moins d’1,25 dollar par jour) en 1981, en comptait 414 millions, soit plus du double, en 2010, selon la Banque mondiale.

 

La liste complète: http://www.ventures-africa.com/2013/10/richest-people-africa-2013/

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Écrit par  Jean Louis Verdier lundi, 07 octobre 2013 15:06

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posté le 07-10-2013 à 15:33:55

La tyrannie du sexe au Sénégal

Vente saly

Selon une statistique de l’année 2008, 97% des femmes au Sénégal connaissent l’orgasme. Merci qui? Eh! bien, merci les substances aphrodisiaques. La femme sénégalaise ne recule devant aucune originalité pour stimuler sa libido. Et ferrer son homme, comme on dit dans les rues de Dakar.

 

Y a-t-il un mode d’emploi pour faire l’amour? Si l’on en croit les pratiques et traditions sénégalaises, oui! La recherche du plaisir et la satisfaction du partenaire valent tous les détours.

 

Aux traditionnels jeux de danses érotiques, certaines préfèrent aujourd’hui l’utilisation des aphrodisiaques, qu’elles jugent plus stimulants et bien plus efficace. Les parties sex-toys ont également pris le dessus sur les longues séances de déhanchements en béthio (petits pagnes troués).

 

Exit l’image de la femme docile et soumise. Les femmes sénégalaises assument de plus en plus leur sexualité et s’essayent aux techniques les plus folles pour donner du plaisir à leur conjoint. En plus des philtres d’amour, élixirs et autres potions, les Sénégalaises disposent de tout un arsenal de séduction pour faire tomber n’importe quel mâle.

 

Cure-dents, gels, pastilles, savons, comprimés, mixture à base de beurre de karité sont utilisés pour faire «grimper au rideau» son homme. Comme en témoigne une jeune dame, «une fois les volets tirés et les lumières éteintes» tout est permis pour redonner un peu de couleur à la vie sexuelle.

 

Marché du sexe au cœur de la capitale

Dans les méandres du marché HLM de Dakar, sis au cœur de la capitale, un véritable business du plaisir existe. Ici, le sexe est au cœur d’une véritable industrie. Mais, on est bien loin des sex-shops des grandes capitales européennes, où les objets de désir sexuel s’exposent sans complexe.

 

Dans ces lieux là, rien ne laisse présager de ce commerce rose. Rien de bien attirant, à part les effluves d’encens qui vous titillent les narines à quelques mètres à la ronde.

 

Ramatoulaye, nom d’emprunt, est bien connue dans ce milieu.

 

La quinquagénaire, d’origine malienne, a blanchi sous le harnais de la vente des produits aphrodisiaques. Depuis près de 20 ans, la vieille dame est spécialisée dans le commerce de ces produits. Elle détient tous les codes et rouages pour être au top sous la couette.

 

Certaines femmes, trouvées dans son magasin, lui prêtent même des pouvoirs mystiques, car elle détiendrait également un pouvoir de guérison contre le mauvais œil.

 

«Voilà ma fille, puisque vous êtes une jeune mariée. Il faut juste utiliser ce produit que vous malaxerez sur le pénis de votre mari 30 minutes avant les rapports sexuels. Cela augmentera la taille de son sexe», susurre-t-elle à l’oreille d’une jeune fille accompagnée de sa mère.

 

Poursuivant son discours, la propriétaire expose son arsenal. A côté des bine-bines (perles de reins), encens et autres petits pagnes, la dame fait l’inventaire de ces différents produits:

 

«J’ai une mixture à base de karité que l’on applique sur la paroi vaginale et qui excite l’homme. Tu peux aussi utiliser les pastilles pour rétrécir la paroi vaginale», détaille-t-elle.

 

La dame explique que ces pastilles plus connues sous le nom de «Saf safal» (pimentez) procurent une jouissance inouïe aux hommes et fait ainsi durer le plaisir pour le couple.

 

Un peu plus loin, Mor, tient également boutique. Dans son magasin grouille, une panoplie de bouteilles, parfums, boites à l’emballage aguicheur et aux noms provocateurs, Crazy, Touch me. La boutique grouille de monde. Quatre vendeurs sont aux petits soins des clientes.

 

Et vantent les effets des derniers produits arrivés.

 

Tout cela est-il sain pour la santé?
Des gels au goût de menthe, fraise ou encore banane, des sprays à la fois antiseptiques et stimulant la libido, des cure-dents, des gels pour augmenter le volume des seins, des hanches ou encore des fesses sont disponibles et même des pastilles au gout de poivre, sont proposés à la clientèle qui souhaite agrémenter leur vie intime. Excusez du peu!

 

La dernière trouvaille qui fait des émules: un café stimulant. «Il faut le faire boire à l’homme une heure avant les rapports sexuels pour stimuler sa libido», explique le vendeur.

 

A moindre coût, entre 5000 Fcfa et 12.000 Fcfa (entre 7,5 et 18 euros), les femmes peuvent disposer de tous les produits nécessaires pour faire tourner la tête à n’importe quel homme. Mais à quel prix?

 

Bien souvent l’utilisation de ces produits est stigmatisée. Ils ne sont, en effet, soumis à aucun contrôle et par conséquent ne sont pas protégés par la Pharmacie nationale d’approvisionnement. Mais Mor rassure:

 

«Cela fait plus de 10 ans que je vends ces produis, et je n’ai jamais reçu de plainte de clients. Il n’y a jamais eu de problèmes avec mes produits ».

 

Pourtant, il y a trois semaines, la plus grande entreprise de commercialisation de produits aphrodisiaques au Sénégal, le groupe Excaf Telecom a été épinglé par la douane.

 

Les produits, Ngora Keng et Mbir bi, vendus comme de petits pains, ont été saisis et interdits de vente. Mais, cet épisode est loin de freiner les ardeurs des utilisateurs, qui en usent et abusent. Le plus important, «est d’arriver à garder son homme», lance cette jeune femme rencontrée dans le magasin. Qu’importe les moyens!

 

«Je séduis donc j’existe»
Le sexe dans la société sénégalaise est souvent considéré comme un sujet tabou. Mais dans l’intimité, les femmes laissent libre cours à leurs élucubrations. Dans un ouvrage, intitulé Erotisme et Sexualité au Sénégal et en Afrique, Oumou Touré, l’auteur de l’ouvrage explique que le «jeu de la séduction permet aux femmes qui s’y adonnent d’affirmer et de sentir la consistance de leur soi féminin».

 

Et, écrit en ce sens «je séduis donc je suis une femme », qui est une paraphrase de la célèbre formule de Descartes, «je pense donc je suis». Mais qui dans ce sens prend une tout autre signification.

 

Ainsi, quoiqu’il se passe dans l’intimité des chambres, «le jeu de la séduction se raconte entre femmes mariées sur le chemin du marché, de la borne fontaine, autour du fourneau ou lors de rencontres de femmes, ces fameux tours (cérémonies de rencontre) lors desquels elles rivalisent d’arsenal et de recettes», raconte l’ouvrage. Une manière pour ces femmes de vivre une sexualité longtemps refoulée.

 

Dans la boutique du jeune commerçant Mor, une jeune dame, qui requiert l’anonymat se confie. «Il faut y aller mollo avec le café sinon il ne va pas s’arrêter», lance-t-elle à sa voisine, qui à son tour raconte son expérience.

 

«Cela m’est arrivée une fois avec les pastilles au poivre. C’était la première fois que je les utilisais et j’en ai trop mis. Malheureusement cette nuit, il ne s’était rien passé au lit. J’avais le sexe en fourmis, j’ai dû aller aux toilettes pour les retirer pour dormir tranquillement», explique-t-elle dans un éclat de rires. La discussion s’anime. Chacune y va de son expérience.

 

«Et toi pourquoi es-tu si timide? N’es-tu pas mariée? Parle, on est entre femmes mariées», lance une jeune dame à une jeune mariée restée silencieuse au fond du magasin. Dans un roulement des yeux, Fanta, une quinquagénaire, intervient. «Laisse-la faire sa timide.

 

En tout cas, il faut être jongué (coquine) pour ferrer son homme, sinon il ira voir ailleurs», avertit-elle. Qui disait qu’aux jeux de la séduction et de l’érotisme tous les coups ne sont pas permis?

 

Lala Ndiaye avec SlateAfrique

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Écrit par  Jean Louis Verdier dimanche, 06 octobre 2013 12:44

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posté le 07-10-2013 à 15:31:50

(Urgent) ! Affaire Bettencourt : non-lieu pour Sarkozy

Vente saly

par Xibaaru le 7 Oct 2013 • 10:42

Ils ont tout tenté, exploré tant de pistes. Mais les deux juges d’instruction bordelais chargés de l’affaire Bettencourt, Jean-Michel Gentil et Valérie Noël, n’ont pu se résoudre à renvoyer devant le tribunal correctionnel, pour “abus de faiblesse”, l’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy.

Dans leur ordonnance de renvoi, signée lundi 7 octobre, ils ont en effet conclu à un non-lieu en faveur de M. Sarkozy. Dix autres mis en examen – dont l’ancien ministre du travail Eric Woerth, le dandy François-Marie Banier, l’avocat Pascal Wilhelm, l’ex-gestionnaire de fortune Patrice de Maistre ou l’homme d’affaires Stéphane Courbit – devront, eux, prendre place sur les bancs du tribunal correctionnel de Bordeaux, vraisemblablement courant 2014. Les juges ont préféré prendre les devants et n’ont pas voulu attendre que la Cour de cassation, saisie par les mis en examen, se prononce sur la régularité de la procédure.
Pour les magistrats, à ce moment-là, des indices graves et concordants laissaient donc penser que l’ancien président de la République avait pu profiter de la dégénérescence de la vieille dame. D’où le choix de le mettre en examen, alors que, dans un premier temps, ils l’avaient simplement placé sous le statut de témoin assisté. Mais en droit, comme l’a fort opportunément rappelé la cour d’appel de Bordeaux, le 24 septembre, il existe une nette différence entre les “indices” et les “charges”, seules ces dernières permettant de renvoyer les mis en examen devant un tribunal.

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