posté le 30-10-2013 à 10:27:35

Lutte contre le cancer: le Sénégal pointé du doigt

 

Vente saly

Par Mylène Renoult | RFI |  Mardi 29 octobre, 2013 23:13

 

Dans un rapport publié jeudi 24 octobre, l’organisation internationale Human Rights Watch dénonce l’agonie à laquelle sont livrés des milliers de Sénégalais atteints de cancer, faute de soins palliatifs permettant de soulager leur douleur.

« Plusieurs milliers de patients atteints de cancer, ainsi que d’autres Sénégalais, subissent une agonie inutile parce qu’ils ne peuvent pas obtenir de morphine pour traiter leur douleur ». Dans un rapport intitulé « Abandonnés dans l’agonie: le cancer et la lutte pour le traitement de la douleur au Sénégal », l’organisation Human Rights Watch dépeint les ravages du cancer au Sénégal et dénonce l’absence de soins palliatifs, laissant les patients en proie à leur douleur.

Chaque année, près de 30% des décès sont dus aux maladies non transmissibles, le cancer tuant, à lui seul, plus de Sénégalais que le sida, la tuberculose et la malaria réunis. Une proportion qui devrait augmenter dans les décennies à venir en raison des changements de mode de vie et du vieillissement de la population, prévient Human Rights Watch.

Et le constat est alarmant: plusieurs dizaines de milliers de Sénégalais, adultes et enfants, sont privés de traitements antidouleur, faute d’une stratégie nationale mise en place pour développer et favoriser l’accès aux soins palliatifs. Approvisionnement en morphine insuffisant ou inexistant, politiques d’accès aux médicaments restrictives, manque de formation du personnel soignant, indisponibilité des soins palliatifs en dehors des principales villes du pays, les obstacles sont nombreux pour ceux dont le recours aux soins palliatifs représente la dernière option au soulagement de leur douleur, faute de traitements curatifs adaptés.

Un kilo de morphine pour 70 000 patients

« Je ne peux pas vivre sans médicaments », témoigne un homme atteint d’un cancer de la prostate auprès de Human Rights Watch. Comme d’autres, il souffre en pénurie de morphine: « J’essaie de supporter la douleur pendant 2 ou 3 jours, et quand je ne peux pas le supporter, je prends une pilule… Je suis allé à toutes les pharmacies et ils n’en vendent pas. » Seuls autorisés à distribuer de la morphine, les hôpitaux régionaux et nationaux, ainsi que les Pharmacies régionales d’approvisionnement, succursales de la Pharmacie nationale, sont régulièrement à court de stocks.

Pour 70 000 personnes nécessitant un traitement antidouleur, le Sénégal importe seulement un kilogramme de morphine chaque année, de quoi traiter 194 patients. Considérées comme essentielles dans le traitement des douleurs sévères liées au cancer* par l’Organisation mondiale de la Santé, les pilules de morphine, s’ajoutant ainsi à la morphine injectable, n’ont été que récemment inscrites sur la liste sénégalaise des médicaments essentiels. Mais la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA), agence gouvernementale chargée de l’approvisionnement et de la distribution des médicaments essentiels, ne pourra en commander avant fin 2013.

Une pénurie à laquelle tentent de pallier les hôpitaux en suivant des procédures complexes, les obligeant à passer des appels d’offres uniquement auprès de sociétés nationales. Une barrière juridique qui limite les possibilités d’approvisionnement: en 2012, trois hôpitaux de Dakar ont lancé des appels d’offre pour des achats de morphine, sans succès.

Des soins centralisés à Dakar

Au nombre limité d’établissements autorisés à vendre des opiacés, situés dans les principales villes du pays, s’ajoute la restriction imposée aux médecins de prescrire de la morphine qu’une seule fois par semaine. Les patients et leur famille doivent se rendre à Dakar pour obtenir leurs médicaments. Beaucoup de patients en zones rurales, dans l’incapacité de se déplacer, se retrouvent alors sans soutien médical et sans médicaments.

D’autant plus qu’à l’heure actuelle, aucun service spécifique de soins palliatifs n’existe au Sénégal et les soins restent totalement indisponibles en dehors Dakar. « Ces patients et leurs familles finissent abandonnés par le système de santé au moment de leur vie où ils sont sans doute le plus vulnérables », souligne l’auteure du rapport, Angela Chung.

Classé parmi les pays « n’ayant aucune activité de soins palliatifs connue » par l’Association mondiale des soins palliatifs, le Sénégal ne dispose d’aucun plan global permettant un large accès au traitement antidouleur pour les personnes atteintes de cancer, contrairement aux politiques développées dans le pays pour lutter contre le paludisme ou le VIH. Un manquement de l’Etat sénégalais à garantir le droit à la santé de ses citoyens, selon Human Rights Watch qui exhorte le gouvernement à agir rapidement dans la lutte contre le cancer : « Aucun patient ne devrait avoir à souffrir alors que la médecine moderne peut facilement l’empêcher ».

* 80% des patients atteints d’un cancer et près de 50% atteints du VIH/Sida développent des douleurs sévères, voire incapacitantes.

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posté le 30-10-2013 à 10:25:59

Un projet de 100 mille hectares de mangrove en gestation en Casamance (officiel)

Vente saly

Par Aps | APS |  Mardi 29 octobre, 2013 21:33

La Casamance (sud) va abriter un projet de 100 mille hectares de mangrove, dans le Blouf, précisément à Kassaye, Kafountine, Marsassoum et Diendé, a annoncé, mardi à Saly( Mbour), le directeur des Eaux, Forêts, Chasse et de la Conservation du sol, le colonel Daniel André, coordonnateur technique du Programme de renforcement et de consolidation des acquis (PRCA).‘

Pour cette année, 5.000 hectares ont été mis en place. Avec l’appui de l’Union européenne, nous espérons pouvoir continuer ce programme, parce que la mangrove est l’interface entre les écosystèmes terrestre et marin », a-t-il indiqué.  »C’est aussi une zone économique importante, avec les activités de pêche des huîtres, les zones de reproduction du poisson, le miel de la mangrove qui est l’un des plus chers au monde, entre autres activités génératrices de revenus et d’emplois’’, a-t-il ajouté.

Le colonel André s’exprimait lors du lancement des travaux de l’atelier de diagnostic et de relance du PRCA, présidé par le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mor Ngom. La rencontre se tient du 29 octobre au 2 novembre prochain. ‘’Ce volet réhabilitation des écosystèmes de la mangrove du PRCA a été pris en compte, parce que dans les années 80, le gouvernement du Sénégal avait mis énormément d’argent dans la création de digues anti-sel. Mais, au bout du compte, les digues anti-sel n’avaient fait qu’empirer le problème, parce que modifiant l’hydrocité des eaux’’, a souligné Daniel André. ‘’Le PRCA nous le définissons en nous fixant des objectifs sur la base d’évaluation des éléments pour lesquels nous voudrions que ce projet porte. Il s’agit des aires marines protégées (AMP), du reboisement et de la reforestation de la mangrove, ainsi que le projet +Touba ville verte+.

Il y a quelques petits problèmes mais au sortir de cet atelier, nous pourrions arriver à faire en sorte que ce projet puisse s’exécuter normalement’’, a expliqué Mor Ngom. Selon lui, ‘’l’environnement, c’est un comportement, une manière de vivre. Et comme l’ont dit les maires francophones qui ont eu à poser la problématique de l’introduction de l’environnement au niveau de l’enseignement, nous devions aller à cela’’, a fait valoir M. Ngom. D’après lui,  »tous ces éléments énumérés peuvent beaucoup aider le Sénégal à gagner des points sur les différentes stratégies mises en place pour une meilleure préservation de l’environnement ».

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posté le 30-10-2013 à 10:24:30

Le directeur des Eaux et Forêts annonce la mise en place d’une brigade éco-citoyenne

Vente saly

SENEGAL-ENVIRONNEMENT-AMBITIONS

 

Saly-Portudal (Mbour), 29 oct (APS) – Le directeur des Eaux, Forêts, Chasse et de la Conservation du sol, le colonel Daniel André, a annoncé, mardi, la mise en place prochaine d’une brigade éco-citoyenne, dans le cadre du projet ‘’Emplois verts’’ du Programme de renforcement et de consolidation des acquis (PRCA) dont il est le coordonnateur technique.

‘’Nous voulons que des jeunes qui habitent une localité viennent travailler avec les agents des Eaux et Forêts, dans le cadre d’un partenariat. Il s’agit de trouver de petites bourses à ces jeunes qui vont s’investir dans la lutte contre les feux de brousse, à côté des agents des Eaux et Forêts et qui, demain, avec cette petite bourse, auront un pécule pour voir essayer de monter des emplois verts’’, a expliqué le colonel Daniel André.

Il a souligné que  »c’est une façon de gérer l’environnement et la porte d’entrée de cette lutte, ajoutant :  »c’est la lutte contre les feux de brousse et qu’il faut tout mettre en œuvre pour ce fléau que constitue les feux de brousses qui font perdre au Sénégal, chaque année, 45 mille hectares de forêt ».

Le colonel André s’exprimait lors du lancement des travaux de l’atelier de diagnostic et de relance du PRCA, présidé par le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mor Ngom. La rencontre se tient du 29 octobre au 2 novembre prochain.

En effet, depuis 1984, le Royaume des Pays-Bas apporte une aide financière au Sénégal, destinée au sous-secteur forestier, dans la cadre du programme décennal de développement forestier et du projet agro-forestier du Sénégal de 1993.

En 2005, avec l’application des recommandations issues de l’évaluation du système de gestion des finances publiques, le ministère en charge de l’Environnement expérimente la gestion axée sur les résultats (GAR), à travers un cadre de dépenses sectorielles à moyen terme (CDSMT), avec la mise en cohérence des dépenses du secteur, en fonction des pratiques stratégiques et des ressources financières disponibles.

En 2011, a explique Mor Ngom, le gouvernement néerlandais a procédé à une révision de son programme de coopération et a décidé de réduire le nombre de pays partenaires. Ainsi, sur 36 Etats, les Pays-Bas ont retenu de poursuivre leur coopération bilatérale avec une quinzaine.

Les critères qui ont présidé au choix de ces quinze pays sont la fragilité, la pauvreté, les relations traditionnelles avec les Pays-Bas et l’intérêt pour le secteur privé néerlandais, le Sénégal ne faisant pas partie des Etats retenus.

En revanche, compte tenu de la qualité de la coopération, les autorités néerlandaises ont décidé que l’arrêt de partenariat dans le secteur se fasse de manière progressive et selon un processus concerté.

Il a été ainsi convenu de formuler un programme de renforcement et de consolidation des acquis du ministère de l’Environnement et du Développement durable allant de 2012 à 2014, avec comme objectif ‘’de consolider et de renforcer’’ les résultats des programmes du CDS-M1.

‘’Nous sommes au terme de la première phase du PRCA et il fallait faire une évaluation, un contrôle et une réadaptation des allocations par rapport nos objectifs sur une vingtaine de projets majeurs qui portent tous cette politique environnementale et du développement durablel’’, a déclaré Mor Ngom.

ADE/AD

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posté le 30-10-2013 à 10:23:07

Sit-in contre la politique d’octroi de visas de la France, jeudi

Vente saly

SENEGAL-FRANCE-MIGRATION

 

Dakar, 29 oct (APS) – Horizon Sans Frontières organise, jeudi à partir de 9 heures, à la Place de l’obélisque à Dakar, un sit-in pour ‘’protester contre les humiliations, les arnaques et les souffrances faites aux Sénégalais dans la politique d’octroi de visas de la France’’, annonce un communiqué reçu à l’APS.

 

OID/AD

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Tags: #visa
 


 
 
posté le 29-10-2013 à 15:49:02

Les difficultés du tourisme sénégalais liées à la morosité de l’artisanat

Vente saly

SENEGAL-SOCIETE

 

Mbour, 29 oct (APS) – Les difficultés que vit le tourisme sénégalais sont liées à la morosité dans laquelle baigne l’artisanat, a estimé lundi soir le président du Conseil de surveillance de l’Agence nationale de promotion et de développement de l’artisanat (APDA), Pape Hamady Ndao.

Il a émis cet avis lors d’une visite dans les villages artisanaux de Saly-Portudal et Mbour (ouest), destinée à expliquer aux artisans établis sur ces sites la mission que le chef de l’Etat, Macky Sall , lui a confiée.

‘’C’est une mission certes exaltante, mais très passionnante, puisque l’artisanat est un grand secteur transversal qui, s’il est bien géré, pourrait contribuer massivement au développement économique du Sénégal’’, a déclaré M. Ndao.

Lors de cette visite de plusieurs heures qui s’est achevée tard dans la soirée, les pensionnaires des villages artisanaux de Mbour et Saly-Portudal ont égrené un chapelet de doléances.

Il s’agit, entre autres, de la concurrence ‘’déloyale’’ des hôtels et autres structures para-hôtelières qui abritent des boutiques de vente de produits artisanaux, de l’accès à la formation et au financement, de la clarification du statut de l’artisan et du manque de visibilité du secteur.

‘’Les artisans ont émis les mêmes préoccupations que le président de la République, Macky Sall qui, dans son programme +Yonnu Yokkuté+, compte se baser sur l’agriculture et l’artisanat pour atteindre son objectif de créer 500 mille emplois’’, a dit M. Ndao.

Selon lui, le Président Sall est conscient des difficultés du secteur de l’artisanat, relativement à sa valorisation, ses préceptes de labellisation, l’écoulement des produits artisanaux.

C’est pour cette raison, selon lui, qu’il a décidé de confier la commande publique en mobiliers et autres produits d’artisanat d’art aux artisans sénégalais. Ce qui ne sera pas sans conséquence positive dans la mesure où le coût de cette commande est de 14 milliards de francs CFA.

‘’L’artisanat est un secteur transversal créateur d’emplois et de richesses ; il n’est même pas possible de nous développer tant qu’on n’aura pas développé notre artisanat. C’est pourquoi, sur instruction du chef de l’Etat, nous allons reprendre l’organisation de la foire internationale artisanale de Dakar’’, a indiqué Pape Hamady Ndao.

De l’avis de Ndao, l’APDA doit être au service exclusif des artisans qui, lors des assises nationales de l’artisanat qui se sont tenues en 2002, avant émis l’idée de mettre en place une structure d’encadrement et de promotion de leur secteur, aidant ainsi à la création de cette structure.

ADE/ASG

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Tags: #artisanat
 


 
 
 

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