posté le 26-02-2013 à 15:25:42

Diolas

VENTE SALY

 

Les Diolas sont un peuple d'Afrique de l'Ouest établi sur un territoire qui s'étend sur la Gambie, le sud du Sénégal (Casamance) et la Guinée-Bissau, dont l'histoire est marquée par l'héritage des empires coloniaux britannique, français et portugais auquel il faut ajouter le rayonnement des Vénitiens qui sont les premiers Occidentaux à avoir abordé cette région en 1456. De nos jours, plusieurs Diolas ont immigré, principalement, à Dakar, en France, en Grande Bretagne, au Portugal, aux États Unis, au Canada, etc. (Il s'agit de la diaspora Diola ou Ajamat). L'identité des Diolas est caractérisée par l'usage de la langue Diola. Ils représentent 3,7 % de la population sénégalaise. Les Diolas (Ajamat) sont principalement des cultivateurs et récolteurs de riz depuis plusieurs siècles (voire ce sont les propriétaires du riz Casamançais avant même notre ère) et des récolteurs de vins de palme (Bunuck). Ils cultivent et récoltent également du manioc, des haricots, de l'arachide, etc. et ils récoltent du miel, etc. À cela s'ajoutent les activités de chasse, d'élevage, de pêche, etc. Les fruits (mangue, orange, mandarine, ananas, papaye, goyave, pamplemousse, etc.) ainsi que les légumes sont également présents dans les milieux Diolas. L'autosuffisance alimentaire est un aspect très important en milieu Diola et elle a pu être atteinte durant les anciennes époques (voire jusqu'à une période récente). L'épargne occupe une place primordiale dans l'économie Diola et elle permet de financer les besoins familiers, communautaires ou des cérémonies religieuses, etc.

Selon les sources, on observe plusieurs variantes : Diolas, Djola, Dyamate, Dyola, Jola, Joola, Joolas, Kudamata, Kujamatak, Yola. Mais le véritable nom de cette ethnie est "Ajamat" ou "Ajamaat" ou " Adjamat" ou encore Adjamaat qui signifie "l'Être Humain" ou "lui même". De nos jours, ce vocabulaire est généralement utilisé pour désigner un sous-groupe Diola qui se trouve en Basse Casamance et en Guinée-Bissau et qui a toujours gardé ce vocabulaire authentique de l'ethnie.



Histoire

Les traditions orales sénégambiennes attestent que les peuples de Sénégambie dont les ancêtres des Diolas, apparentés aux Sereres et aux Peuls, sont originaires de la vallée du Nil. Avant l'arrivée des Diolas en Casamance, la région était peuplée de groupes apparentés aux anciens Tellem du Mali. Les Diolas, à l'époque de l'Empire du Mali vivaient beaucoup plus à l'est, vers le Mali. Ils furent amenés à occuper la région de la Casamance, suite à l'avancée des Malinkés conquérants. Les Diolas, une fois installés en Casamance, cohabitent avec d'autres ethnies, les Balantes, les Manjaques, les mankagnes, les Peuls, les Sossés ou mandingues, etc. Les Bainoucks et les Diolas forment le même groupe ethnique. Par exemple, un Diola qui devient un chrétien était appelé Bainouck (ou Krumeth). Mais malheureusement, on constate que certains auteurs diffusent des informations qui considèrent les Diolas et les Bainoucks comme deux ethnies distinctes (pendant que d'autres auteurs déclarent l'origine commune des Diolas et des Bainoucks). Les Diolas créent plusieurs villages indépendants. Les Diolas sont composés de plusieurs sous groupes (Kassa, Ajamat, Fogni, Floups...). Les Diolas de Fogni et les Mandingues, s'influencèrent et s'empruntèrent des éléments culturels. Également, les rois malinkés du Kaabu avaient souvent des origines Diolas par leur matrilinéaire, cette cohabitation entre Diolas-fognis et Malinkés, explique, par exemple, certains patronymes qu'ils ont en commun (ManéSanéDiabySonkoSagna, etc). Les Diolas ont toujours été réputés pour leur fierté, la quasi-impossibilité de les soumettre à toute forme d'asservissement et l'ardeur au travail. C'est un peuple à la fois guerrier et pacifique, ouvert d'esprit, œuvrant pour la sauvegarde de leur valeurs culturelles ou traditionnelles, etc. Aucun peuple n'a réussi à coloniser complètement les Diolas.



Culture

Nous retrouvons principalement le peuple Ajamat (ou Diola) en Gambie, en Casamance et en Guinée Bissau. Des sources historiques montrent qu'ils sont les premiers habitants de ces trois zones. La société Diola est une société égalitaire avec l'absence totale de caste. La culture Diola est caractérisée par le respect sacré des valeurs ancestrales qui sont : l'égalité entre les êtres humains, la liberté des individus, la protection et le respect des personnes, des ancêtres et de la nature, l'interdiction d'exploiter l'être humain, l'interdiction de tuer son prochain, l’honnêteté, l'ardeur au travail (ou la persévérance individuelle et collectif au travail), l'honneur, le courage, la solidarité, la fraternité, l'indépendance (ou l'autonomie), la paix, la cohésion sociale, la réussite individuelle et communautaire, etc. Leur sens aigu de la liberté, d'égalité et leur besoin de référence par rapport à leur identité ont été les racines de leur évolution historique propre. Ils ont refusé toute domination étrangère et toute collaboration avec les esclavagistes dès la première heure. Leurs chefs ont estimé qu'une personne ne peut ni être vendue ni être arrachée aux siens au nom de la force ou pour des raisons commerciales ou financières et économiques. Ils se sont opposés au recrutement forcé de jeunes hommes par la France pour les deux guerres mondiales (1914-1918 et Seconde Guerre mondiale 1939-1945)). Ils se sont également opposés au paiement des impôts au détriment des populations locales Joolas sous l'impulsion de la prêtresse et l'héroïne Aline Sitoé Diatta, etc.
La 
scolarisation a rapidement évolué de quelques unités pour mille en 1942 à pratiquement 100 % dans les années 1980. Le français est d'usage quotidien en Casamance et les jeunes voire les intellectuels alternent librement avec le Diola. Cette alphabétisation n'a produit aucun élan enthousiaste et à grande échelle vers la transcription écrite du Diola. C'est le peuple le plus scolarisé de tout le Sénégal avant l'indépendance du Sénégal et après les premières décennies d'indépendance du Sénégal.

L'histoire comparée des Diolas en Gambie, en Casamance et en Guinée-Bissau reflète des différences de comportements significatives. En Gambie, l'Angleterre a pu éviter par le respect des traditions et des coutumes, les conflits vécus par les Portugais et surtout par les Français en Casamance. Les contacts des Portugais avec la Guinée Bissau et la Casamance ont débouché sur de nombreux conflits et une guerre de libération dont l'aboutissement a été l'indépendance de la Guinée Bissau.
Les Diolas, les Manjaks, les Mankagnes, les Balantes et les Cap-Verdiens n'ont jamais cessé de servir de trait d'union entre la Gambie, la Casamance et les 
îles du Cap-Vert. Le créole portugais est la passerelle culturelle entre ces groupes. En Guinée-Bissau, les Diolas, les Manjaks, les Balantes et les Pepels constituent les groupes les plus typiques.
En Gambie, un dialecte, l'
aku, dérivé de l'anglais, constitue un facteur d'unité entre les ethnies. La Casamance apparaît comme un trait d'union entre la Gambie et la Guinée Bissau, où les Diolas, les Mandingues, les Manjaks, les Mankagnes et les Balantes jouent un rôle prédominant. Ce lien est apparu de façon évidente dans les luttes pour l'indépendance de la Guinée et des Îles du Cap-Vert et par les changements de régime en Gambie qui ont secoué la Casamance. Chaque conflit a provoqué des mouvements de réfugiés au-delà des frontières politiques à l'intérieur de cette entité culturelle.

Si la Gambie est à dominante musulmane, la Casamance est en grande majorité musulmane et de religions traditionnelle et chrétienne. Certains villages comme Brin, par exemple, sont entièrement catholiques tout en gardant également des habitudes de la religion initiale (traditionnelle Diola).

La lutte traditionnelle Diola est une lutte sans frappe. Les lutteurs combattent entre les villages par tranches d’âge. Elle est encore pratiquée par les garçons entre 7 et 30 ans dans certains villages de la Casamance : région d’Oussouye et du Cap Skirring. Les combats ont lieu avant ou à la fin de la saison de la culture du riz et durant la saison sèche: entre janvier et juin ou entre septembre et décembres. Exemples de villages organisant toujours des séances de luttes MlompKagnout et Youtou, Suzana, Éjatène, Éramé, Kasolol, Katon, Karuhey (milieu Ajamat), etc.



Religion

La religion traditionnelle des Diolas est typiquement africaine. Les Diolas croient en un seul Dieu créateur: 'Atemit', puissance invisible à l'origine de toute chose, il est l'esprit et l'ordre d'essence cosmique : Atemit sembe (Dieu est force et puissance). Comme dans toutes les religions africaines, les ancêtres de la communauté servent d'intermédiaires entre Dieu et les hommes, entre le monde visible et le monde invisible, Dieu étant considéré comme trop élevé pour lui adresser des prières directes. Pour le Diola, les esprits jouent également un rôle dans l'ordre de la nature et leur relation avec Dieu. Chaque élément de la création ayant une essence divine, protégé par des esprits (Boechin), pour le Diola, le respect de la nature et de la vie est primordial. Le Diola est remarquablement respectueux des principes inscrits dans sa vie religieuse, dans sa conduite, dans son histoire, dans la nature et dans son travail. La religion régit toute la vie du Diola. Les cérémonies religieuses sont nombreuses et elles sont accompagnées de prières, de sacrifices ou d'offrandes, pour évoquer les ancêtres, les Boechin, permettant d'atteindre Atemit (ou Dieu) et les bienfaisances de sa création. Les cérémonies de l'initiation, liées aux diverses étapes de la vie, qui ont pour but de faire découvrir à l'homme ou à la femme Diola, les enseignements ésotériques. Les femmes et les hommes sont initiés séparément, ils ont leur propre Bois sacré (lieu de l'initiation). Les grands initiés peuvent devenir prêtre ou prêtresse. Il y a également la cérémonie de la circoncision pour les garçons. L'homme s'abandonne à la justice divine, ce qui explique le refus de la domination de l'homme par son semblable. Les conflits entre les Diolas et les pouvoirs administratifs du Sénégal depuis l'indépendance sont l'expression d'une volonté de conserver la tradition, la liberté culturelle et l'identité ou le développement économique, social et culturel. Bon nombre de Diolas se sont convertis au christianisme, une religion introduite et propagée par les colons européens. La religion traditionnelle (d'origne Ajamat ou Joola) est de moins en moins pratiquée, ou elle subsiste sous forme de syncrétisme surtout avec le christianisme. De nombreux Diolas, se sont également convertis à l'islam (une religion d'originaire des pays arabes). Il reste quand même un faible pourcentage de Diolas qui pratiquent uniquement la religion traditionnelle Ajamat. Les tenants de la religion traditionnelle Ajamat luttent pour préserver leur religion monothéiste.


Source Wikipédia

 

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posté le 26-02-2013 à 15:18:46

Sérères

VENTE SALY

 

Les Sérères sont un peuple d'Afrique de l'Ouest, surtout présent au centre-ouest du Sénégal, du sud de la région de Dakar jusqu'à la frontière gambienne. Ils forment, en nombre, la troisième ethnie du Sénégal, après les Wolofs et les Peuls ; environ un Sénégalais sur six est d'origine sérère. Quelques groupes sérères sont également présents en Gambie et en Mauritanie.
Les Sérères constituent l'une des plus anciennes populations de la Sénégambie. Physiquement, ils appartiennent au type 
nilotique, c'est-à-dire qu'ils ont une taille haute et élancée, le teint noir et les traits fins. Le terme « nilotique » avait déjà été utilisé comme une classification raciale, basée sur des observations anthropologiques. Ces observations ont ensuite été largement rejetées par les scientifiques. Cependant, ils ont maintenant trouvé un appui dans la génétique des populations

 

Ethnonymie

Selon Cheikh Anta Diop et Paul Pierret, le mot serer vient de l'égyptien ancien qui signifie « celui qui trace les contours des temples ». Pour d'autres, l'ethnonyme viendrait plutôt du mot égyptienSa-Re ou Sa-ra, qui signifie « le fils du démiurge », le Dieu Ra ou Re dans l'Égypte et la Nubie antique. D'autres historiens tels que R. G. Schuh ont réfuté la thèse de Diop. Cependant, de nombreux historiens, linguistes et archéologues, tels que Issa Laye Thiaw, Cheikh Anta Diop, Henry Gravrand, Paul Pierret ou Charles Becker, s'accordent à penser que le mot « sérère » – qui s'applique aux personnes mais aussi à la langue, la culture, la tradition – est ancien et sacré.

 

Histoire

Selon des sources historiques et archéologiques, il est convenu que les Sérères occupent toutes les régions du Sénégal (y compris la région de Sénégambie). Ils figurent parmi les plus anciens habitants de la région de Sénégambie. Comme d'autres cultures, les Sérères ont aussi une culture de nommer les choses qu'ils ont créés à partir de rien, et qui s'étend à des noms de lieux. Plusieurs endroits dans la Sénégambie, comme Diamniadio, Diokoul, etc portent encore leurs noms sérères.

La Préhistoire et l'histoire ancienne des Sérères a été abondamment étudiée et documentée au fil des ans. La majeure partie des données provient des découvertes archéologiques et de la tradition sérère enracinée dans la religion sérère.

Plusieurs vestiges se rapportant à la Préhistoire et l'histoire ancienne ont été trouvés dans les pays sérères. La plupart d'entre eux donnent des informations sur les origines des familles sérères, les villages et les royaumes sérères. Certains comportent de l'or, de l'argent et des métaux. Des mégalithes de latérite sculptés et dressés en structures circulaires ont également été découverts.

 

Période médiévale

L'histoire du peuple sérère à l'époque médiévale est en partie caractérisée par sa résistance à l'islamisation et à la wolofization plus tard à partir du xie sièclependant le mouvement Almoravide (en particulier les Sérères du Tekrour) au mouvement marabout du xixe siècle de la  Sénégambie. Alors que les anciennes dynasties sérères paternelles continuent, la dynastie maternelle du Wagadou est remplacée par la dynastie Guelwar maternelle au xive siècle.

Avant le changement de nom du Royaume du Sine dans le xive siècle, la zone du Sine a été peuplée par les Sérères du Royaume de Tekrour maintenant appelé le Fouta-Toro ainsi que le peuple Sérère autochtones qui y ont résidé pendant millénaires. Comme l'un des plus anciens habitants de la région de Sénégambie à laquelle appartenait Tekrour, ils ont construit les civilisations là aussi comme en Mauritanie, remontant à des milliers d'années, mis en place des dynasties royales, politiques et des cadres juridiques ainsi que d'une classe sacerdotale qui a confirmé les affaires religieuses de la région. Selon certains, en Tekrour, ce qui allait devenir le Fuuta Toro, ils faisaient également partie des sulbalƃe (cuballo au singulier), la classe noble.

Au xie siècle, la population Sérères du Tekrour engagés dans guerres avec l'armée de la coalition Musulmane (composé des Almoravides et des Toucouleursconvertit à l'Islam) afin de préserver leur religion sérère plutôt que d'adopter l'islam. Bien que la religion a été un facteur, ces guerres ont aussi des dimensions politiques et économiques. La classe Sérères Lamanique étaient également en essayant de préserver leur pouvoir économique et politique. Bien que victorieux, dans certains cas, ils ont finalement été vaincus par l'armée musulmane comme ils dirigés vers le sud pour rejoindre leurs des parents éloignés.

Après l'Empire du Ghana a été détruite comme certains royaumes ont acquis leur indépendance, Abu Bakr Ibn Omar, chef des Almoravides, lance un djihaddans la région. Il est vaincu le roi sérère Ama Gôdô Maat en novembre 1087 et tué par une flèche empoisonnée

En 1446, un navire affrêté par le marchand d'esclaves portugais Nuno Tristão tente d'aborder en pays sérère pour se procurer des esclaves. Il n'y eut aucun survivant parmi les passagers adultes du navire, tous tués par des flèches empoisonnées sérères. Seuls cinq jeunes Portugais survécurent à cette attaque.


Les royaumes précoloniaux sérères comprennaient le royaume du Sine et le royaume du Saloum. Le royaume du Baol fut aussi gouverné par les Sérères pendant plusieurs siècles avant l'arrivée au pouvoir de la dynastie des Fall, soit avant 1549. Auparavant le Baol était gouverné par la famille paternelle Diouf ainsi que par la lignée maternelle du Wagadou — des membres des familles royales de l'Empire du Ghana qui se marièrent dans l'aristocratie sérère. Les familles royales sérères contractèrent également des mariages dans les autres royaumes sénégambiens. Ils fournirent notamment des héritiers aux trônes du Djolof, du Baol, du Walo et duCayor. Les royaumes du Sine et du Saloum faisaient partie — de leur plein gré — de l'empire du Djolof, créé auxive siècle. L'empire du Djolof était une confédération volontaire. Après la bataille de Danki en 1549, les royaumes sérères rejetèrent le joug du Djolof et retrouvèrent leur indépendance.

 

Source Wikipédia 



 

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posté le 26-02-2013 à 15:08:17

Wolofs

 

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Les Wolofs constituent une ethnie vivant au Sénégal où ils représentent près de la moitié de la population (43,3 %) et arrivent en troisième position en Gambie avec 16 % des habitants et constituent environ 9 % de la population mauritanienne. Ils sont aussi présents au Mali, en Europe et en Amérique du Nord, où la diaspora sénégalaise est bien implantée.

Leur langue est le wolof. Ils sont presque tous musulmans.

La plupart des Wolofs vivent au Sénégal où ils occupent les provinces historiques du Djolof, du Cayor, du Ndiambour, du Baol, du Waalo, du Fouta et duSaloum, ainsi que la presqu'île du Cap-Vert. Leur nombre est en constante progression. Ils étaient 1 145 000 (soit 36,8 %) selon des estimations de 1960, 2 096 253 (soit 41,09 %) lors du recensement de 1976, 2 960 450 (soit 43,7 %) lors de celui de 1988 et 5 942 586 (soit 47 %) lors du recensement de 2002.

Les autres Wolofs sont surtout présents en Gambie et en Mauritanie. En Afrique, ils ont souvent émigré en Côte d'Ivoire et au Gabon.

On les trouve aussi dans le reste du monde où l'immigration wolof s'est déployée : la France où la diaspora sénégalaise est concentrée dans la région parisienne, l'Italie où il y a de très importantes communautés, notamment à travers le système migratoire de la confrérie des Mourides, et aux Etas-Unis notamment.

Histoire

D'après les historiens et scientifiques, comme Yoro Boly DyaoCheikh Anta DiopAboubacry Moussa Lam ou encore Théophile Obenga, les ancêtres des Wolofs (comme la plupart des ethnies d'Afrique) sont originaires de la vallée du Nil (l'actuelle Égypte-Nubie). Selon eux, les traces les plus anciennes d'une culture, surtout en ce qui concerne la langue, les principes religieux et culturel dont les Wolofs ont hérité, remonteraient à l'époque de l'Égypte pharaonique, aussi bien en Basse-Égypte qu'enHaute-Égypte et Nubie. Les recherches effectuées par ces historiens l'ont démontré en faisant des comparaisons culturelles, anthropologiques et linguistiques entre l'égyptien ancien et le wolofqui en est une des langues les plus proches.

La tradition orale wolof rapporte que les Wolofs sont originaires de la vallée du Nil, comme en témoignent les Cahiers de Yoro Boli Diaw qui, en rassemblant les diverses traditions orales wolof, décrit les six migrations entre le Nil et la vallée du fleuve Sénégal auxquelles le Sénégal doit son peuplement au xixe siècle. Les Wolofs ont d'abord cohabité avec les Berbères dans le sud-est de la Mauritanie, en compagnie des Peuls, des groupes mandingues, des Soninkés et des Sérères. Tous ces groupes de Noirs étaient appelés Bafours par les Berbères. À l'époque de l'empire du Ghana, les Wolofs étaient de religion traditionnelle. Ils habitaient le Tekrour, royaume vassal du Ghana situé dans la vallée du fleuve Sénégal et l'un des grands foyers culturels de l'ethnie toucouleur. La tradition orale confirme que le berceau de la culture wolof fut le delta du fleuve Sénégal au Waalo où régna l'ancêtre mythique des Wolofs, Ndiadiane Ndiaye.

Au xie siècle, les Almoravides, guerriers musulmans d'origine maure, commencent à vouloir convertir les groupes de religion traditionnelle, par le djihad. LesToucouleurs et les Soninkés, étaient déjà musulmans pour la plupart d'entre eux, convertis par les Dyulas, eux-mêmes initiés par les commerçants arabo-berbères entre le viie siècle et le ixe siècle. En revanche les Sérères, les Peuls et les Wolofs – pour échapper à la pression des Almoravides, mais aussi et surtout à cause de la sècheresse – entreprennent plusieurs migrations qui les mènent dans les régions qu'ils peuplent aujourd'hui, en particulier dans le cas des Wolofs, le nord-ouest et le centre du Sénégal.

Au début du xiiie siècle, les Wolofs fondent l'empire du Djolof qui regroupe à son apogée les États du Waalo, du Cayor, du Baol, du Sine, du Saloum, le Fouta-Toro, le Niani, le woulli et le Bambouk. La tradition orale chante même que les bourba djolof auraient dominé tout le Sénégal actuel.

Après 1549, les États vassaux du Djolof retrouvent leur indépendance jusqu'à la fin du xixe siècle au moment de la colonisation française.

Le mot walaf est l'ancêtre du mot wolof. Djolof Mbengue supposé d'origine mandingue est le fondateur du premier village wolof. Il s'établit, avec plusieurs groupes wolofs, dans ce qu'on appelait alors le pays laf. En wolof le mot wa signifie « ceux venant de », donc wa-laf désignait ceux venant du pays laf. Ce pays laf est, avec le royaume du Waalo, l'un des lieux de naissance de l'ethnie wolof. Plus tard le mot walaf devint le mot wolofCheikh Anta Diop, scientifique et égyptologue sénégalais, utilisait le mot walaf dans ses recherches sur l'origine des Wolofs.

Langue

Leur langue est le wolof. Le nombre, ainsi que la présence des Wolofs dans les principaux centres urbains notamment, leur ont permis dès l’indépendance sénégalaise de l’imposer comme principale langue nationale. Bien avant le français, c’est la langue la plus comprise par les différentes ethnies sénégalaises (près de 85 % de la population).

Le phénomène de wolofisation8 s'accentue de nos jours, notamment grâce à l'urbanisation, car parler le wolof lorsqu'on vit dans des villes comme DakarLougaThièsSaint-Louis ou Kaolack est indispensable.


Source Wikipédia

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posté le 26-02-2013 à 14:55:40

Toucouleurs

 

 

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  Les Toucouleurs sont une population de langue peule en Afrique de l'Ouest, vivant principalement dans le nord du Sénégal (où ils représentent 26 % de la population, dans la vallée du fleuve Sénégal), en Mauritanie et au Mali.

Même s'ils sont souvent présentés comme un groupe ethnique, il ne s'agit pas, selon l'écrivain malien Amadou Hampâté Bâ, d'une ethnie, mais plutôt « d'un ensemble culturel assez homogène (islamisé et foulaphone, c'est-à-dire parlant peul) ».

Ethnonymie

Selon les sources, on observe de très nombreuses variantes : Foutanké, Foutankoré, Futankobé, Futatoro, Futa Toro, Haalpulaaren, Haal Pulaaren, Haalpulaar, Haal Pulaar, Halpular, Hal Pular, Pulaar, Takruri, Tekarir, Tekrourien, Tekrour, Tekruri, Tokolor, Tokoror, Torado, Torodo, Toucouler, Toucouleurs, Tuculeur, Tukri, Tukuler, Tukuleur, Tukuloor, Tukulor, Turkylor2.

Le nom « Toucouleur » est la déformation du mot Tekrour, le nom d'origine du royaume qu'ils ont fondés, le Tekrour. Dans ce nom « Toucouleur », cette population a trouvé un statut juridique territorial et une identité stable, donnés par l'administration coloniale française de la fin du xixe siècle. Ils se définissent Haalpulaar'en (ceux qui parlent le pulaar) et Foutankobé (ceux qui habitent le Fouta).

Histoire

Les recherches du scientifique Cheikh Anta Diop et d'autres ont montré que les Toucouleurs étaient originaires de la vallée du Nil. Ils sont eux-mêmes à l'origine de l'ancien royaume du Tekrour. Leur nom français est une déformation du nom de ce royaume

Les Toucouleurs, qui sont un rameau des Peuls, qui ont cohabité auprès des Sérères, mais ils ont aussi vécu auprès d'autres ethnies : WolofsSoninkésMaures, etc. Les Toucouleurs ont créé l'État du Fouta-Toro avec les Peuls, ainsi que le royaume du Boundou au Sénégal. On trouve également quelques familles Toucouleur au Fouta-Djalon. Les Toucouleurs étaient présents au Cayor – un royaume wolof –, dans la province du Ndiambour, au Baol, et au Saloum où ils sont arrivés par vagues successives en partant du Fouta-Toro, au milieu du xve siècle, sous la conduite de Ali Elibana Sall, puis à la fin du xviiie siècle.

El Hadj Oumar Tall a fondé un empire toucouleur au xixe siècle sur une partie de l'actuel Mali. De religion traditionnelle à l'origine, les Toucouleurs ont été convertis par les commerçants musulmans arabo-berbères, venus commercer avec l'empire du Wagadou, au xie siècle, et les Maures. Les Toucouleurs ont plus tard participé à la guerre sainte que les Almoravides menaient contre l'empire du Ghana. Avec leur prosélytisme religieux, les Toucouleurs allaient figurer par la suite parmi les plus grands propagateurs de l'islam en Afrique de l'Ouest, par le biais du djihad. Au Fouta-Toro, les Toucouleurs commencèrent leur prise de pouvoir à partir de l'année 1776, qui marque le début de la révolution torodo, avec les marabouts Souleymane Baal et Abdoul Kader Kane, tous deux formés au Cayor. Abdoul Kader connut une grande défaite militaire à Bankhoye en allant combattre les troupes wolofs Tiédos dirigés par le damel (roi) du CayorAmary Ngoné Sobel Fall, allié au brack (roi) duWaalo, Fara Peinda Tégue Rella Mbodj. Il fut retenu captif à sa cour pendant de nombreux mois avant d'être relâché. Abdul Kader, considéré comme le premieralmamy (roi) du Fouta-Toro, délivrera cet État du joug des Maures, qui razziaient les villages du Fouta, à la recherche d'esclaves.

Au milieu du xixe siècle, Maba Diakhou Bâ, de père toucouleur et de mère wolof, originaire du Royaume du Saloum, sous les recommandations de El Hadji Oumar Tall, mena une guerre sainte au Saloum, et réussit à en annexer quelques provinces. Il prit par la suite le titre d'almamy du Rip, sa province d'origine, où il renomma la capitale du Rip en Nioro du Rip. Il meurt en allant combattre les Sérères du Royaume du Sine, dirigés par le Bour Sine, Maat Sine Coumba Ndofféne Famak Diouf.

Population

Proches des Peuls, ils se différencient d'eux surtout par leur sédentarité. Les Toucouleurs sont tous musulmans. Ils sont à l'origine de l'islamisation du Sénégal. La langue parlée est le peul duFouta-Toro. Ils se nomment eux-mêmes Haalpulaaren, ce qui signifie « Ceux qui parlent le pulaar », la langue peul. Leur langue présente toutefois de légères différences avec d'autres dialectes de la langue peul.

Adhérant en grande majorité à 99,99 % à l'islam, la religion est d'autant plus un facteur d'unité de ce peuple d'identités diverses.

Source WIKIPEDIA 

 

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posté le 26-02-2013 à 14:17:51

Le musée de la Femme Henriette Bathily

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Le musée de la Femme Henriette Bathily est situé sur l’île de Gorée, en face de la Maison des Esclaves.

D’après un projet conçu dès 1987 par le cinéaste Ousmane William Mbaye, il a été fondé en juin 1994 sous la direction d’Annette Mbaye d’Erneville, femme de lettres, de radio et journaliste.

Dans cette belle demeure coloniale à deux étages, construite en 1777 et ayant appartenu

à une riche signare, Victoria Albis, on trouve des objets usuels, des outils agricoles, des

instruments de musique, des poteries, des vanneries, ainsi que des photographies permettant de mieux comprendre la vie quotidienne de la femme dans le pays. Les grandes figures de l’émancipation féminine au Sénégal y sont aussi célébrées, par exemple la romancière Aminata Sow Fall.

Des ateliers y sont organisés et les femmes de l’île s’y retrouvent pour travailler ensemble, suivre des cours d’alphabétisation ou recevoir une formation à l’artisanat (teinture, batik, tissage ou broderie traditionnelle). Des projets spécifiques sont destinés aux femmes handicapées.

L’institution semble pâtir du voisinage immédiat de la Maison des Esclaves qui draine tous les visiteurs venus à Gorée, mais la fonction d’animation et la portée sociologique de ce premier musée dédié aux femmes sur le continent africain sont indéniables. 

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