posté le 05-12-2013 à 14:35:05

Quand on insultait les personnalités noires

La couleur de peau n’a jamais été cause d’inéligibilité au Parlement français.

Dès 1793, à la Convention, siège un métis qui incarne à lui seul l’Afrique et les Antilles : le citoyen Jean-Baptiste Belley, né à Saint-Louis du Sénégal, est élu à Saint-Domingue, l’actuelle Haïti.

En 1848, les citoyens de la Guadeloupe élisent un ancien esclave, Louisy Mathieu, à l’Assemblée constituante : il y est parfaitement respecté. Son collègue martiniquais Mazuline, parce qu’il porte un anneau d’or à l’oreille, est souvent caricaturé par le dessinateur Cham, avec plus de malice que de méchanceté. Supprimée en 1852 par Napoléon III, la représentation coloniale est rétablie en 1871 : sous la IIIe République, la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane ont des élus de couleur, comme Gratien Candace.

 

En 1914, c’est un Noir d’Afrique qui siège à la Chambre, en la personne de Blaise Diagne, élu à Dakar. Jouant un rôle important dans la constitution d’une « armée noire » pendant la Première Guerre mondiale, il jouit d’une parfaite considération, au point qu’il entrera au gouvernement en 1931.

 

Dès 1881 par ailleurs, avec l’élection à Paris du riche créole d’origine cubaine Severiano de Hérédia, un « sang-mêlé » devient député en métropole ; il sera ministre des Travaux publics en 1887. Plus tard, en 1891, les Lillois voteront pour le quarteron Paul Lafargue – lui aussi né à Cuba et par ailleurs gendre de Marx –, puis les grands électeurs du Lot choisiront comme sénateur le Guyanais Gaston Monnerville, de 1948 à 1974.

 

La République n’est pas raciste, mais certains de ses citoyens le sont et les personnalités noires ont subi leurs attaques. « Avec Candace et Diagne, la caricature […] louvoie entre deux tendances : cannibalisme et sorcellerie pour Diagne le maçon, bananes et cocotiers pour Candace, pagne et semi-nudité pour les deux parlementaires », rappelle l’historien Dominique Chathuant*. Ces attaques se font surtout par voie de presse, demeurant rarissimes dans l’hémicycle.

 

Même un tribun royaliste comme Léon Daudet, peu avare de sorties antisémites, se déclare admiratif de ses collègues noirs. Il faut attendre le 20 avril 1967 pour qu’un député se plaigne d’avoir entendu « C’est la marée noire ! » à propos d’un collègue d’outre-mer. « Je donne acte à M. Vendroux de son rappel au règlement, mais j’indique à l’Assemblée que, dans sa sagesse, la présidence n’avait pas entendu la phrase incriminée », élude Jacques Chaban-Delmas, au Perchoir.

 

« Cela ne signifie pas qu’elle n’ait pas été prononcée », ajoute-t-il, « mais il faut savoir que la fonction de président de séance comporte une part de sagesse qui implique parfois une certaine surdité. (Applaudissements sur de nombreux bancs.) » La palme du ridicule revient à ce député blanc de l’ex-circonscription du Gabon-Moyen-Congo qui, le 15 mars 1950, interrompant un collègue antillais fustigeant le colonialisme, lui lance : « Vous avez bien été heureux qu’on vous apprenne à lire ! »

 

* Dominique Chathuant, L’émergence d’une élite politique noire dans la France du premier xxe siècle , Vingtième siècle 2009/1, n° 101. ** David Alliot, Aimé Césaire, le nègre universel, Infolio, 2008.

 

** L’intéressé s’appelait Aimé Césaire.

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Écrit par  Jean Louis Verdier mercredi, 04 décembre 2013 17:19

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posté le 05-12-2013 à 13:51:43

23,6 milliards de FCfa pour la réhabilitation du Lac de Guiers

 

Vente saly

par Xibaaru le 5 Dec 2013 • 08:31

 

La Banque africaine de développement (BAD) et le Sénégal ont signé, le 2 décembre à Dakar, trois accords de prêts et de don portant sur un montant total de 23, 6 milliards de FCfa. Les cosignataires étaient le ministre de l’économie et des finances, gouverneur de la BAD pour le Sénégal, Amadou Ba et la représentante résidente régionale de la BAD au Sénégal, Leila Mokaddem.

Les deux accords de prêts sont relatifs au Projet de restauration des fonctions écologiques et économiques du Lac de Guiers (PREFELAG) d’un montant de 15 millions d’UC (11,400 milliards de FCfa) ; au Projet de pistes communautaires en appui au programme national de développement local (PPC/PNDL) pour un montant de 15 millions d’UC (11,400 milliards FCfa). Le don, quant à lui, concerne le Projet d’amélioration de la gestion et de la valorisation des boues de vidange dans la ville de Ziguinchor pour un montant de 1.260.000 € (826 millions de FCfa) sous l’égide de la Facilité africaine de l’eau (FAE).

Lors de la cérémonie de signature, le ministre de sénégalais de l’économie et des finances a souligné l’importance et le dynamisme de la coopération, entre son pays et la Banque, qui se traduit par un volume global de 870 milliards de FCfa depuis 1972. Pour sa part, Mme Mokaddem a précisé que cette coopération « multiforme et diversifiée » touche tous les secteurs prioritaires. Elle a aussi réitéré l’engagement de la BAD à appuyer le Sénégal, en conformité avec les priorités du gouvernement, vers une croissance de qualité génératrice de plus-value et d’emploi et une croissance plus inclusive au bénéfice de tous les Sénégalais.

Ces projets viennent s’ajouter aux financements consentis récemment au secteur rural. Il s’agit du Projet d’appui à la sécurité alimentaire dans les régions de Louga, Matam et Kaffrine avec un don de 40 millions de dollars (environ 20 milliards de FCfa) et un prêt de 2 millions d’UC (1, 5 milliard de FCfa). Les projets approuvés par le Groupe de la Banque au cours de l’année 2013 s’élèvent à 83,22 millions d’UC (environ 63 milliards de FCfa).

Les principaux projets concernent les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de l’énergie, des infrastructures, de l’assainissement, de l’éducation, de la santé et d’appui au secteur privé.

Source BAD

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posté le 05-12-2013 à 13:50:23

Rail : Macky demande l’audit de la ligne Dakar-Bamako

Vente saly

par Xibaaru le 4 Dec 2013 • 11:08

Le président sénégalais Macky Sall a exhorté mardi son gouvernement à entreprendre de “façon diligente et en rapport avec les autorités maliennes compétentes, l’audit de la concession” de la ligne ferroviaire Dakar- Tambacounda-Kidira-Kayes-Bamako.

S’exprimant lors du conseil des ministres, M. Sall a souligné que ‘’la réhabilitation, l’amélioration de l’exploitation et de la fréquentation’’ de cette ligne ‘’demeurent essentielles pour l’intégration sous-régionale, le développement économique des localités du pays traversées par cette voie ferrée et surtout, le renforcement du leadership de la plateforme portuaire de Dakar’’.

Le chef de l’Etat sénégalais a aussi invité son gouvernement à entreprendre la reconstruction des gares ferroviaires, notamment celle de Dakar, avec sa qualité de patrimoine historique à sauvegarder.

‘’Il a également rappelé l’impératif d’assurer le financement urgent et la réalisation rapide des projets de lignes ferroviaires : Dakar-Diamniadio-Aéroport international Blaise Diagne et la desserte de Matam, destinée en particulier, à faciliter l’exploitation des mines de phosphates de la zone’’, rapporte le communiqué du conseil des ministres.

Le texte souligne que ‘’le gouvernement est chargé d’élaborer, avant janvier 2014, un programme de modernisation du transport ferroviaire, qui fera l’objet d’un conseil présidentiel, prévu courant premier trimestre 2014’’.

La ligne ferroviaire Dakar-Bamako, qu’exploitaient la SNCF et la Régie des chemins de fer du Mali, a été privatisée en 2003. Grâce à la convention de concession signée avec le consortium français CANAC/Getmar, la société Transrail S.A a été mise en place pour en assurer l’exploitation.

Mais depuis 2004, les Français ont passé le témoin au groupe canadien Savage.

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posté le 05-12-2013 à 13:48:13

La France doit repenser sans complexe sans un partenariat économique d’avenir avec l’Afrique

Vente saly

Entretien avec Hubert Védrine, coauteur d’un rapport rédigé par une commission de réflexion sur la rénovation de la relation économique, bilatérale entre la France et l’Afrique, créée à l’initiative de Pierre Moscovici.
Qu’attendez-vous de ce sommet France – Afrique ?

Ce sommet devrait confirmer l’utilité de telles rencontres en dépit des controverses qui ont existé à certains moments sur leurs principes même, la vitalité réaffirmée de la relation Afrique/France et l’importance des deux thèmes retenus, qui sont d’ailleurs liés : la sécurité en Afrique – à laquelle la France apporte une énorme contribution, l’actualité nous le rappelle – et l’économie, ce à quoi est consacré le rapport de la commission que j’ai animée.

 

Mais une commission propose et suggère. Le gouvernement est ensuite libre de reprendre ou non telle ou telle proposition. Nous en faisons une quinzaine. Ce sommet est une occasion appréciée des dirigeants africains de pouvoir se retrouver, et se concerter avec les dirigeants français, en Afrique ou en France.

 

La France doit-elle rester le pompier des crises africaines ?

Déjà, « pompier », c’est mieux que gendarme ! Mais la France sera la première heureuse quand les Africains, dans le cadre de l’Union africaine et de leurs organisations régionales, seront en mesure, sous l’égide de l’ONU et avec l’aide de partenaires proches comme la France, s’ils le souhaitent, de maîtriser et résoudre les crises africaines dans leurs dimensions politiques, économiques et même militaires. En attendant, sous quel prétexte la France, qui en a la capacité, pourrait-elle ne pas répondre aux demandes africaines ? Est-ce satisfaisant pour l’avenir ? Non. Tous les projets africains (telle qu’une force d’intervention rapide) sont les bienvenus et doivent être encouragés.

 

Faut-il, comme le préconise le rapport des sénateurs Jeanny Lorgeoux et Jean-Marie Bockel, « européaniser » notre présence militaire en Afrique ?

C’est séduisant sur le papier mais la réalité est à l’opposé. En pratique, quel pays d’Europe y est-il prêt ou même le souhaite-t-il ? Voyez le contre-exemple au Mali où une intervention était légitimée par l’ONU, demandée par les pays concernés, et urgente face à une menace réelle et immédiate pour les Africains, les Arabes, toute la zone méditerranéenne et l’Europe. Résultat ? La France a dû y aller quasiment seule. Et quelle « européanisation » ? Quelle organisation ? Qui commanderait ? Qui déciderait ? Qui définirait la mission ? Tout cela n’est pas mûr.

 

D’ici là rien n’empêche d’autres pays européens de se joindre aux actions qui doivent être menées. Bien sûr, s’il y a un jour une capacité européenne de projection et d’intervention (des pays européens, ou de « l’Europe ») appuyée sur une volonté politique claire, et une chaîne de commandement efficace et rapide susceptible d’être mise en œuvre à la demande des intéressés et du Conseil de sécurité, ce serait très bien ! Essayons de faire évoluer les esprits dans cette « Grande Suisse allemande » qu’est en train de devenir l’Europe sur la sécurité, et qui évolue aux antipodes de ces scénarios.

 

Dans ce rapport, les deux sénateurs proposent la création d’un ministère de la Coopération internationale de plein exercice. Qu’en pensez-vous ?

Je ne suis pas convaincu. Il faut un pilotage général et synthétique, une tour de contrôle de toutes les négociations internationales, y compris sur la santé et le climat entre autres. Comme partout dans le monde, c’est au ministère des Affaires étrangères et à ses directions compétentes (direction générale de la mondialisation, direction des Nations unies, direction européenne) qui concentrent le « savoir-négocier » dans tous les domaines, de l’assurer.

 

Personne ne va démembrer le Quai pour refaire un ministère de la Coopération autonome et relancer la compétition, ou la pagaille ministère des Affaires étrangères/Bercy/Coopération ! De toute façon, la manie française de changer tout le temps les structures interministérielles fait perdre du temps, de l’énergie et de l’argent. Il faut s’en guérir. Le continent africain s’impose chaque jour davantage comme un acteur de la croissance mondiale.

 

La France doit-elle s’inspirer des méthodes chinoise et indienne pour « réinventer » sa relation à l’Afrique ?

Certainement pas ! Que les perspectives de croissance en Afrique soient extraordinaires est une évidence. Nous en parlons dans notre rapport.

 

La France doit repenser sans complexe un partenariat économique d’avenir avec l’Afrique. Elle doit comprendre pourquoi nos entreprises perdent depuis vingt ans des parts de marché en Afrique francophone, et n’en gagne pas ailleurs. Elle doit pour cela étudier les méthodes chinoise, indienne, brésilienne, turque, ou autres mais sans s’en inspirer (elles n‘ont rien de neuf).

 

Et d’ailleurs un vent de fronde se lève en Afrique contre certains abus chinois. Elle doit appréhender l’Afrique à la fois comme un tout et, en même temps, comme cinq ou six ensembles (les régions) ou 54 cas particuliers (les pays). Entendre ce que nous disent les responsables africains les plus optimistes et les plus dynamiques qui souhaitent une France très présente mais pas comme un rentier, comme un partenaire compétitif, dynamique et réactif.

 

Cela suppose beaucoup d’adaptation et de changement de mentalité de la part de nos administrations, comme de nos entreprises ou de nos banques. Ce changement est en cours.

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Écrit par  Jean Louis Verdier mercredi, 04 décembre 2013 17:09

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posté le 05-12-2013 à 13:46:38

Le Tandem Dakar-Paris organise un week-end complet sous le signe de la création sénégalaise

 

Vente saly

Du 6 au 8 décembre, Paris s’apprête à vibrer à l’heure de la scène artistique dakaroise dans le cadre du Tandem Dakar-Paris. Sont attendus de nombreux artistes sénégalais issus de la création musicale, chorégraphique, circassienne, littéraire…

 

Depuis plus de deux mois déjà, la scène dakaroise est à l’honneur dans la capitale à l’occasion du Tandem Dakar-Paris organisé par l’Institut français, la Ville de Paris, la Ville de Dakar et l’Institut français du Sénégal.Ce tandem africain fait suite aux Tandems Paris-Buenos Aires (2011) et Paris-Berlin (2012) et propose une programmation ambitieuse de plus de 50 événements, permettant aux parisiens de découvrir la diversité et la vitalité de la création dakaroise dans des domaines aussi éclectiques que la photographie, le cinéma, la musique, la mode, les cultures numériques, le cirque, la danse…

 

Quelques semaine avant la fin de l’évènement, le public est invité à vivre un week-end 100% dakarois les 6, 7 et 8 décembre, en compagnie d’artistes emblématiques de la scène dakaroise actuelle. Au menu des festivités, citons le spectacle circassien I’m a man au Cirque Electrique, le musicien Ismaël Lo, figure phare de la chanson sénégalaise, en concert au Théâtre de la Ville ainsi que la chorégraphe Germaine Acogny qui anime une journée d’ateliers, de rencontres et de projections, ou bien encore deux rendez-vous hautement festifs qui seront l’occasion de se donner à fond sur le dance floor au CentQuatre.

 

Egalement au programme, une création chorégraphique signée Andréya Ouamba ainsi qu’un ciné-concert d’Ablaye Cissoko Quartet, le tout au Théâtre des Abbesses. L’atelier de Paris Carolyn Carlson se mêle à la manifestation avec une master class dirigée par Germaine Acogny et le spectacle STEP OUT/2, mélange de musique jazz live et de danse contemporaine interprété par Andréya Ouamba & Armel Malonga. Enfin, la littérature n’est pas en reste avec l’organisation de brunchs littéraires à l’Institut des Cultures d’Islam.

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Écrit par  Jean Louis Verdier mercredi, 04 décembre 2013 16:52

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