posté le 29-01-2014 à 14:25:04

Le transport aérien, talon d’Achille du tourisme africain (expert)

 

Vente saly

SENEGAL-AFRIQUE-ECONOMIE

 

 

Le transport aérien, talon d’Achille du tourisme africain (expert) +++Envoyée spéciale: Mansoura Fall+++

 2014-01-28 21:06:46 GMT

Madrid, 28 jan (APS) – La connectivité aérienne reste encore la grande difficulté du tourisme africain, a indiqué l’ancien directeur du programme régional pour l’Afrique à l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), Ousmane Ndiaye.

‘’La connectivité est fondamentale et c’est le problème du transport aérien pour les pays d’Afrique. (…) Il est important que les autorités des différents pays puissent adopter des politiques qui tendent à favoriser l’arrivée des compagnies aériennes’’, a-t-il dit dans un entretien accordé à l’APS, lors de la Foire internationale du tourisme de Madrid (FITUR, 22-26 janvier).

M. Ndiaye a ainsi préconisé ‘’l’ouverture du ciel qui est une politique intéressante’’ ou ‘’la libéralisation du transport aérien’’, car pour lui, c’est une ‘’incongruité’’ de devoir passer par un autre continent pour aller d’un pays africain à un autre.

‘’La libéralisation du transport aériens permet à n’importe quelle compagnie aérienne qui le souhaite d’entrer dans ces pays-là, donc le problème de la connectivité reste entier en Afrique et tant qu’elle n’est pas résolu, l’Afrique continuera à avoir des difficultés’’, a-t-il estimé.

Concernant une autre facilitation, M. Ndiaye a évoqué la possibilité de l’instauration d’un visa unique en Afrique à l’image du Schengen en Europe, pour favoriser l’arrivée des touristes.

‘’Une solution pourrait être l’adoption d’un visa unique pour un ensemble de pays, mais souvent malheureusement, on ne perçoit pas l’intérêt d’avoir un visa à l’exemple du visa Schengen (…) alors qu’en réalité, un visa unique qui permettrait au touriste de visiter plusieurs destinations à plus d’impact au niveau de l’économie du pays concerné’’, a-t-il indiqué.

Durant la 34ème édition de la FITUR, Ousmane Ndiaye a reçu des mains du Secrétaire général de l’OMT, Taleb Rifai, une distinction pour ses années de services pour le tourisme en Afrique.

MF/ASG/SAB

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posté le 29-01-2014 à 14:21:03

Luc Nicolaï écarté, retrait des sponsors: la lutte va-t-elle survivre ?

Vente saly

par Xibaaru le 28 Jan 2014 • 14:05

Le monde de la lutte serait-il en danger au Sénégal ? Le retrait de la licence de promoteur de lutte à Luc Nicolaï et l’arrêt des gros sponsors font craindre un avenir incertain pour cette discipline la plus médiatisée au Sénégal.
Les rangs de la lutte avec frappe s’éclaircissent et se dégarnissent au fur et à mesure que la saison avance avec la dernière annonce du Comité national de gestion (CNG) de ne pas accorder de licence au promoteur Luc Nicolaï, en cas de condamnation pénale.
La probable mise hors-jeu de Nicolaï s’accompagne d’un retrait progressif de Gaston Mbengue qui semble avoir signé un long bail avec le football avec son élection dans le Comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football (FSF).
Il reste encore Aziz Ndiaye, comme promoteur des grandes affiches de lutte. Mais le jeune homme d’affaires risque de se sentir bien seul au vu de la croissance exponentielle de ces jeunes voulant se faire une place au soleil, grâce à la lutte avec frappe.
Le retrait progressif mais visible des sociétés de téléphonie, principaux sponsors de cette discipline de chez nous, fait partie de ces coups de semonce qui peuvent assombrir le monde de la lutte. La presse se pose d’ailleurs la question de savoir si des affiches de mastodonte annoncées en grandes pompes ne seront pas annulées.

Xibaaru & APS

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Tags: #sport
 


 
 
posté le 29-01-2014 à 14:17:23

Abdoulaye Baldé reçoit la représentante spéciale du Secrétaire Général de l’ONU

Vente saly

par Xibaaru le 28 Jan 2014 • 16:50

Hier, après avoir été reçue par le Premier ministre Aminata Touré, la Représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes, Mme Margareta Wahlstrom, était l’hôte ce mardi de l’Association des Maires du Sénégal. Lors d’une séance de travail à la Maison des élus locaux, à laquelle ont pris part le ministre des collectivités locales et de l’aménagement du territoire, Oumar Youm, et plusieurs maires et élus locaux, le président de l’association des maires du Sénégal, Abdoulaye Baldé qui présidait la rencontre, a fait état de la problématique des catastrophes et des risques qui sont liés aux inondations qui frappent chaque année le Sénégal. Faisant le constat que les Elus locaux, les Maires en particulier, sont les premiers interpelés en cas d’inondations, le maire de Ziguinchor a sollicité la mise en place des dispositifs adéquats et performants en matière de prévention et de gestion de ce genre de situations

Xibaaru vous livre ci-dessous le discours intégral du Président de l’Association des maires du Sénégal Abdoulaye Baldé

 ***************************************************************

Madame la Représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies

 

Monsieur le Ministre de l’Intérieur

 

Monsieur le Directeur de la Protection Civile

 

Monsieur Abdou SANE ancien Député, “CHAMPION  POUR LA REDUCTION DES RISQUES DE CATASTROPHES”, et membre du Conseil consultatif

 

Mesdames, Messieurs chers collègues Maires

 

Mesdames, Messieurs

 

Je voudrais tout d’abord, au nom de tous les Maire du Sénégal, rendre honneur à notre charmante hôte qui a bien voulu nous faire cette visite de courtoisie dans le cadre de son voyage officiel dans notre pays. Je lui souhaite la bienvenue en espérant que son séjour se déroule dans les meilleures conditions.

 

Madame la Représentante, comme vous le savez, le Sénégal vit des cas d’inondations chaque année depuis 2006. Par delà la question des inondations, il est question pour nous Elus locaux, de discuter avec vous de toute la problématique des catastrophes et des risques qui y sont liés, en vue de mettre en place des dispositifs adéquats et performants en matière de prévention et de gestion de ce genre de situations.

 

Au Sénégal, le domaine de la Protection civile n’est pas encore une compétence transférée aux collectivités locales. Cependant, il faut bien admettre et constater que les Elus locaux, les Maires en particulier, sont les premiers interpelés et constituent le premier niveau de responsabilité dans ce domaine.

 

C’est la raison pour laquelle il est indispensable que les collectivités locales soient dotées de moyens matériels, financiers et humains pour faire face, en première instance, au management des risques de catastrophes, avant l’arrivée de moyens plus lourds et plus importants de l’Etat et des autres acteurs.

 

Au regard de la complexité de l’espace urbain et de la récurrence de facteurs de risques liés à la voirie, au transport, à la gestion des réseaux divers, auxquels il faut ajouter les comportements humains et les phénomènes naturels, il importe de bien appréhender les différents cas de figure qui peuvent se poser.

En effet, cet espace urbain que nous gérons en tant qu’autorités municipales, n’est pas un terrain exclusif de notre action, car d’autres acteurs interviennent comme l’Etat et ses administrations diverses, le secteur privé et d’autres collectivités organisées ou pas.

Notre compétence a donc des limites en termes de secteur d’action comme en termes de niveaux et d’étendues de compétence pour agir efficacement sur l’agencement et la structuration urbaine.

Par ailleurs les effets des décisions et des comportements des autres deviennent parfois des contraintes que nous sommes amenés à gérer.

Si on y ajoute l’insuffisance des moyens et des ressources tant humains que financiers et techniques, on mesure mieux l’ampleur de nos responsabilités et la nécessité d’une démarche de coordination pour mieux définir les rôles et les responsabilités de chacun.

Il faut bien comprendre que l’état actuel de nos villes africaines est le résultat d’évolutions souvent peu ou mal maîtrisées. Au bout du compte, nous nous retrouvons avec une configuration urbaine et des réseaux installés, souvent très difficiles à gérer.

Il arrive même que les plans de réseaux n’existent plus, rendant ardue toute initiative de rénovation, de réhabilitation et d’intervention.

Face à la survenue d’une catastrophe, les populations spontanément sont amenées à interpeler en premier ressort les Maires que nous sommes.

C’est la raison pour laquelle il nous est indispensable, avec nos agents, de nous doter d’outils de prévention, d’information et de formation, liés aux risques d’accidents ou de catastrophes.

L’approche ne peut pas être une approche uniquement de secours, ou d’interventions après coup, mais également et surtout une approche d’anticipation et de planification des actions, en concertations avec tous les acteurs de l’espace urbain.

Il nous faut donc trouver les moyens d’aider les élus et techniciens municipaux à mieux comprendre les phénomènes naturels pouvant aboutir à des catastrophes, à en mesurer les conséquences, et à essayer de rassembler les moyens de les prévenir et de les minorer.

Comme je l’ai déjà dit, en plus de ces phénomènes naturels, il conviendra de prendre en compte tous les facteurs de risques dus aux comportements humains d’indiscipline et de non-respect des réglementations et de la planification urbaine.

Par rapport également à des phénomènes nouveaux dans la gestion urbaine, il sera nécessaire d’être sensibilisés sur le stockage des déchets, le transport des matières dangereuses,  la pollution atmosphérique, l’application des directives Seveso, les risques technologiques, la mise en œuvre du cadre d’action de Hyogo, etc.

En tant que municipalités, nous sommes donc très mal outillés pour gérer tous ces risques et tous les aspects de ces risques. Bien souvent notre intervention se limite à mettre en place des mécanismes d’alerte, et à donner un appui minime aux sapeurs-pompiers qui sont du ressort de l’Etat.

Ces derniers sont assez limités en moyens, même si depuis quelques années des efforts louables sont notés de la part de l’Etat pour améliorer la situation.

C’est le lieu pour moi de saluer les actions de ces sapeurs pompiers dans nos communes, et de me réjouir de la bonne collaboration qui existe avec eux. Peut-être qu’il conviendra de mieux rendre efficace et efficiente cette collaboration, à travers la Direction de la Protection Civile, qui devra nous aider à élaborer des stratégies et des plans d’anticipation et d’interventions rapides.

Une collaboration s’avère également nécessaire avec les services météorologiques pour intégrer les variations climatiques dans nos approches.

Il nous faudra aussi examiner avec les entreprises installées dans nos espaces communaux, les modalités de leur implication, soit par les canaux de leur responsabilité sociale d’entreprise, soit par les dispositifs à mettre en place pour chacune d’elles en tant qu’entité à risque.

La coopération décentralisée est également un levier que nous municipalités pouvons actionner judicieusement dans ce domaine des risques de catastrophes

Je ne doute pas enfin que l’échange que nous allons avoir avec vous, Madame, nous ouvrira de bonnes perspectives pour être mieux armés face aux risques de catastrophes et surtout bénéficier de votre expérience, de vos conseils, et surtout de votre appui, sous des formes et des modalités à convenir.

 

Je reste convaincu que c’est au prix d’une bonne synergie d’actions et de sensibilisation que nos municipalités arriveront à élaborer des politiques pertinentes de prévention des catastrophes, parce que fondées sur une plus grande connaissance des facteurs de risques naturels et humains, et sur une meilleure anticipation.

Je vous remercie de votre aimable attention.

Abdoulaye BALDE

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posté le 29-01-2014 à 14:08:29

Le visage horrible du drame casamançais

 

Vente saly

Avec ses 24 pages, le livret pour la paix intitulé : «Paroles de femmes » : au cœur du conflit en Casamance, se veut un signal fort pour informer sur le drame intérieur que vivent les femmes de la région méridionale du Sénégal du fait d’un conflit trentenaire.

 

 

Ce livret qui porte la signature de la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance(Pfpc), grâce à l’appui de l’Ong USIFORAL, est un recueil de témoignages poignants des victimes du conflit casamançais. Souvent l’on a l’habitude d’oublier la femme dans cette crise et ce livret lève un coin du voile sur un conflit qui a laissé grandement ouverts des blessures et des traumatismes au niveau de la gent féminine. « Paroles de femmes » a été présenté le vendredi dernier au Cices, à l’occasion du symposium sur : «Les rôles des femmes dans le conflit et la paix en Casamance».

«Paroles de femmes » : au cœur du conflit en Casamance, est un livret pour la paix élaboré par la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance(Pfpc) avec l’appui de l’Ong USIFORAL, présenté à l’occasion du symposium tenu au Cices le vendredi dernier.

 

La coordinatrice de la Pfpc, Mme Ndèye Marie Thiam, explique dans le préambule de ce livret de 24 pages, qu’il s’agit d’un recueil de témoignages de femmes victimes du conflit armé qui secoue la Casamance depuis plus de trois décennies. «Ce document rapporte le vécu poignant de femmes ayant connu la violence sous ses aspects les plus terrifiants et dégradants.
A travers ces témoignages, des femmes s’épanchent sur les blessures et traumatismes ressentis dans leur cœur et leur chair ». Ces tranches de vie tragiques conduisent, dit-elle, le lecteur à une prise de conscience de la situation en Casamance.

 

« Paroles de femmes », ce sont ces mères de familles pleurant leurs enfants, ces veuves qui ne verront plus leurs conjoints, ces femmes « se retrouvant brutalement sans ressources, vivant dans le dénouement le plus total et victimes de sévices sexuels, prisonnières de leur honte ».

 

Celui ou celle qui lira attentivement ce livret, découvrira entre les lignes que la souffrance au féminin revêt plusieurs visages : «les graves séquelles physiques et psychologiques de toutes les vicissitudes vécues se traduisent par des pathologies diverses telles que les infections sexuellement transmissibles, les handicaps, les troubles de la personnalité inhérents aux stress», dira Mme Ndèye Marie Thiam.
Sud a sélectionné pour vous quelques témoignages

Témoignage d’une ancienne combattante du MFDC
« J’ai beaucoup de choses dont je ne suis pas particulièrement fière aujourd’hui, tout cela à cause des souffrances que j’ai infligées aux miens. C’est ma souffrance et celle des miens qui m’ont conduite à rejoindre « ATIKA », la branche armée du Mfdc. Vous avez entendu parler de l’histoire de la grande et ravissante jeune fille qui arrêtait les convois sur la route du sud, cette fille, c’était moi (…)

 

On parle toujours des souffrances que les combattants du Mfdc ont infligé aux autres, mais on ne parle jamais de celles des familles de rebelles qui ne sont en rien responsables (…) En tant que femme j’ai vécu certaines choses que je ne pourrai jamais raconter. J’ai dû subir une opération à cause d’un gotre, une maladie que je pense causée par le stress et la malnutrition »

Témoignage de JB
« (…) Les maquisards étaient de retour (dans notre village) exigeant qu’on leur indique l’endroit où étaient parqués nos troupeaux. Les hommes ayant fui à nouveau, ils braquèrent leurs armes sur nous et nous obligèrent à les conduire jusqu’à nos bêtes dont ils s’emparèrent. Depuis lors, nous sommes pauvres, c’est au cours de cette attaque qu’ils ont disparu amenant avec eux ma fille aînée.

 

A son retour, elle nous informa qu’ils l’avaient abandonné dans un lieu inconnu et qu’ils l’avaient violée. C’est un vieil homme qui l’avait hébergée durant la nuit. Elle est revenue complètement traumatisée, sursautant au moindre bruit. Jusqu’à présent j’ignore ce qu’ils lui ont fait subir ce jour-là. Elle a toujours refusé d’en parler, elle est partie depuis se réfugier en Gambie. La même année, ils sont revenus pendant la nuit de Noël et ont violé des femmes enceintes. L’une d’entre elles a été conduite d’urgence à l’hôpital régional de Ziguinchor ».

Témoignage de AD
« J’ai subi toutes sortes de vicissitudes. Un jour (…) mon mari a été capturé et ligoté à un arbre, la tête au-dessus d’un feu pour le faire parler. Il était entre le marteau et l’enclume, puisqu’en tant que conseiller rural les maquisards le considéraient comme un suppôt de l’Etat. On l’avait mis à mal avec les militaires qui l’ont torturé.

 

Après cela, il s’est résigné à abandonner sa famille et à aller s’installer à Ziguinchor. Par la suite, les maquisards sont venus tout piller. Il ne nous restait plus que nos vêtements. Ce sont mes enfants qui ont porté le butin de leur razzia jusqu’à leur champ.
Un jour, les maquisards nous ont trouvé dans notre champ et ont menacé de nous tuer tout simplement parce que mon fils portait une casquette militaire (…) »

Témoignage anonyme
« (…) Quelques temps plus tard, le même homme revint nous sommer de quitter notre maison comme étaient en train de le faire tous les habitants du village. Je ne pouvais pas partir avec mes jumeaux, je devais m’échapper qu’avec un seul d’entre eux car mes forces me manquaient pour les porter tous les deux.

 

Je me trouvais face à un choix particulièrement odieux pour une mère : choisir de partir avec Assane ou Ousseynou. Ne pouvant me résoudre à abandonner l’un d’entre eux, je décidais de m’enfermer avec eux dans ma chambre. Peu après, j’ai entendu des balles crépiter tout en sachant que c’était les rebelles. Ma tante revint finalement pour prendre l’un des enfants et nous pûmes nous enfuir (…)

L’homme qui était à la source de nos malheurs est encore revenu, cette fois pour me harceler sexuellement, j’ai tenu bon et repoussé ses avances, il s’en est alors pris à mes poteries qu’il a brisées. Ce n’est que bien des années plus tard qu’il est revenu me présenter ses excuses, m’expliquant qu’il regrettait tout ce qu’il m’avait fait »

Témoignage d’une Prêtresse du bois sacré
« (…) Un jour, on a encerclé ma maison, des hommes sont venus me soulever de mon lit et m’ont jeté dans la cour comme un baluchon, la cour était pleine de monde.

 

Je leur ai alors demandé ce que j’avais fait, sans me répondre ils m’ont sauvagement battue puis se sont mis à me poser des questions tout en me reprochant de les avoir insultés. Ensuite, ils me révélèrent qu’ils étaient des combattants de Diamacoune et qu’ils tenaient leurs informations d’une femme qui m’avait dénoncée.

 

Pendant que je parlais avec mes assaillants, l’un deux s’impatienta et leur ordonna de faire leur travail. Ils me soulevèrent à bout de bras et me jetèrent brutalement à terre. Ils m’apprirent qu’ils s’étaient spécialement réunis pour statuer sur mon cas, car ils savaient que j’avais fait des sacrifices au bois sacré afin de faire échouer mystiquement leurs actions. Après cela, ils se livrèrent à un simulacre d’égorgement sur moi. Dieu merci, aucun d’eux n’avait de couteau sur lui (…)
Tout cela ne nous empêche d’aller jusqu’à présent dans la forêt pour prier la paix car nos enfants sont dans les deux camps qui s’affrontent (…) »

Témoignage de SD
« Mon village était fréquenté par les mareyeurs et les pêcheurs de crevettes et les gros poissons abondaient dans l’eau. Les incursions régulières d’éléments armés ont fini par le dépeupler.

 

A cause de cette situation, dès l’aube, les hommes prenaient leurs pirogues et se fondaient dans la nature laissant les femmes (surtout les plus jeunes) à la merci des maquisards qui les violaient. J’ai été moi-même plusieurs fois violée. Beaucoup de sang a coulé aussi à cause des meurtres. Selon notre tradition celui qui voit du sang versé doit se purifier, car le sang répandu peut aussi ôter à la terre toute sa fertilité »

Témoignage anonyme

« (…) Ma mère et les enfants de ma sœur tentèrent de sauver quelques vêtements, mais les hommes armés les ont repris et les ont jetés dans les flammes.

 

Ma mère a couru s’installer près de mon frère tombé sous les balles, c’est à ce moment précis que nous avons entendu le coup de feu qui a tué mon cousin pris en otage. Cette nuit a été longue , l’intervention militaire a eu lieu à l’aube. Le dernier sur qui on a tiré, a pu être sauvé , les militaires sont intervenus rapidement et ont organisé son évacuation sur Dakar.
Dans une telle situation, je ne travaille pas, ma maman atteint un âge avancé et je suis son aînée, c’est très dur. Le lendemain, après avoir enterré nos quatre morts, nous avons décidé d’aller nous installer à Ziguinchor.

 

Notre séjour à Ziguinchor n’a duré qu’une semaine, il nous fallait trouver un logement, payer le loyer, nous nourrir. Nous avons dû retourner vivre au village. Quand le sang a été versé, il y a certains rituels à accomplir. Malheureusement nous n’avons jamais été en mesure financièrement de faire les rituels nécessaires ».

 

Bacary Domingo MANE

- See more at: http://dakar-echo.com/component/k2/item/4920-apr%C3%A8s-31-ans-de-conflit-les-femmes-brisent-le-silence.html#sthash.1g39SKEO.dpuf

Écrit par  Jean Louis Verdier mardi, 28 janvier 2014 09:40

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posté le 28-01-2014 à 14:23:21

Terrible accident sur l’autoroute Malick SY : une trentaine de blessés dont une femme enceinte

Vente saly

Par Dié Ba | Pressafrik.com |  Mardi 28 janvier, 2014 00:02

Cela s’est passé ce lundi matin. Encore un « Ndiaga Ndiaye » au cœur d’un accident de la circulation. Chaude matinée sur l’avenue Malick SY. Le « Ndiaga Ndiaye » immatriculé 7474 L s’est renversé à quelques encablures de la gare routière de Colobane.

Une trentaine de blessés entre hommes, jeunes filles et femmes dont une en état de grossesse gisaient en sang à même le sable. Certaines victimes moins atteintes sont formelles, le chauffeur du car jouait sur la route. En accès de vitesse, il tentait de dépasser un bus « Tata » lorsque l’irréparable s’est produit.

Un médecin sur place fait part de traumatisme des membres sur la plupart des accidentés. Ces derniers ont été acheminés dans différentes structures sanitaires de la capitale sénégalaise, Dakar.

Le véhicule de transport en commun a dérapé sur l’autoroute avant de heurter les glissières.

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