posté le 31-01-2014 à 13:52:25

Quand vous réservez un billet d’avion sur Internet : faites-le entre Minuit et 6h

Vente saly

Par Rue89 | Rue89.com |  Jeudi 30 janvier, 2014 20:46

Depuis près d’un an, la Cnil et la Direction générale de la concurrence enquêtaient sur les pratiques des sites de vente en ligne de billets de transports. Elles ont rendu leurs conclusions lundi 27 janvier : non, ces sites n’ont pas recours à l’IP tracking (voir encadré).

L’IP TRACKING
Cette technique consiste à enregistrer une recherche effectuée par un client sur un site marchand et à mémoriser son adresse IP ; s’il n’achète pas le produit, le prix aura augmenté à sa prochaine visite, pour l’inciter à finaliser son achat le plus rapidement possible, en lui faisant croire que les places se raréfient.

L’eurodéputée socialiste Françoise Castex, qui avait saisi la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) en avril dernier, « prend acte des conclusions de l’enquête », mais continue à pointer « un manque de clarté » dans la modulation des tarifs. Dans le rapport final, la Cnil et la DGCCRF expliquent :

« Si les contrôles n’ont pas conduit à constater de pratique consistant à moduler les tarifs affichés en fonction de l’adresse IP de l’internaute, ils ont en revanche mis en évidence d’autres pratiques de variations des tarifs. »

1

Des frais de réservation plus élevés aux heures pleines

Parmi les pratiques pointées par l’enquête : la modulation des frais de réservation en fonction de l’heure d’achat du billet, selon qu’il se fasse aux « heures creuses » ou aux « heures pleines » définies par les sites marchands. Cette pratique semble toutefois moins courante qu’il y a quelques années.

Jusqu’à fin 2013, le site GO Voyages facturait des frais de dossier variant entre 0 euro pour les réservations faites de 4 heures à 6 heures et 15 euros par billet d’avion pour celles effectuées entre 23 heures et minuit. Ces tarifs ont disparu de leurs conditions générales de vente depuis le début de l’année.

Certaines agences de voyages continuent néanmoins à appliquer de telles conditions. « Des pratiques tarifaires légales mais obscures, qui créent de l’inquiétude chez les consommateurs qui ne sont pas mis au courant de ces fluctuations », s’insurge Françoise Castex, jointe par Rue89.

Sur Last Minute : 20 euros par passager et par trajet


Capture d’écran de Last Minute

Pas tout à fait exact puisque le planning des heures pleines/creuses est présent sur le site des marchands qui y ont recours. Le site du comparateur de prix Last Minute indique :

« Entre 4h00 (quatre heures du matin) et 6h00 (six heures du matin), les frais de réservation sont gratuits. Pour les heures restantes les frais de réservation s’élèvent à 20 euros par passager et par trajet. Des éventuelles réductions peuvent s’appliquer sur ces frais. »

Sur un aller-retour pour deux personnes, les frais de réservation peuvent donc grimper jusqu’à 80 euros. Une bonne raison de se mettre un réveil à 5 heures du matin pour effectuer son achat.

  • Comment passer outre ?

Une seule solution : éplucher les conditions de vente des sites marchands ou traquer les astérisques lors de la réservation du billet, à la recherche d’un éventuel planning des heures creuses. En règle générale, il est moins cher, voire gratuit de réserver tard dans la nuit, alors que tarifs explosent entre 20 heures et minuit.

Dans tous les cas, ces frais supplémentaires n’étant pas appliqués par les compagnies de transport, mieux vaut repérer les offres intéressantes sur les agences de voyages ou comparateurs de prix, avant d’effectuer la réservation directement sur le site de la compagnie aérienne ou ferroviaire.

2

Les pièges du « yield management »

Pratique anglo-saxonne née au début des années 80 dans le secteur du transport aérien, le « yield management », ou gestion fine en français, est un système de gestion des capacités disponibles ayant pour but l’optimisation du chiffre d’affaires. En clair : le prix des billets varie en fonction de la date d’achat et du remplissage de l’appareil. Des algorithmes calculent en temps réel les tarifs optimaux pour que l’avion ou le train soit rentable pour la compagnie.

Un système qui mène parfois à de réelles absurdités. Ainsi pour Thierry, cadre d’une cinquantaine d’années, qui a dû réserver en décembre 2013 un aller-simple pour le sud de la France à la dernière minute, en raison d’un déplacement professionnel. Il explique :

« Sur le site de la compagnie aérienne, les tarifs pour le vol que je souhaitais [le lendemain matin à une heure de grande affluence, ndlr] étaient exorbitants. Etant au courant des techniques de modulation des prix en fonction du remplissage de l’avion, j’ai voulu voir ce qu’il se passait si je prenais un aller-retour avec le même vol aller, mais en sélectionnant un retour en début d’après-midi un jour de semaine. Des vols souvent vides. Et là, miracle : après un nouveau calcul de l’algorithme, l’aller-retour m’a couté moins cher que si j’avais pris seulement l’aller simple. »

Parfaitement absurde pour l’usager, le calcul est parfaitement logique pour l’algorithme.

  • Comment passer outre ?

Pas de solution miracle, juste un principe de bon sens. Ne pas se précipiter sur le premier billet venu, et passer du temps à éplucher les variations de prix en fonction des horaires et jours de voyage.

Ou essayer, comme Thierry, de choisir des allers-retours improbables pour prendre l’algorithme à son propre jeu. Quitte à annuler le vol retour une fois la réservation confirmée. Même en réglant d’éventuels frais d’annulation, l’usager en sort presque toujours gagnant.

3

Les frais annexes s’envolent quand les prix d’appel baissent

Dernière technique de modulation des prix mise en lumière par l’enquête de la Cnil et de la DGCCRF : la fluctuation des tarifs en fonction de la provenance de l’internaute. Le rapport explique :

« Un internaute provenant d’un comparateur de prix se verra parfois offrir un prix d’appel plus attractif, mais avec des frais plus élevés, le prix total n’étant pas impacté de manière significative. Cette opération est effectuée sans que la personne soit en mesure de connaître les mécanismes conduisant à moduler le tarif affiché. »

En gros : un billet moins cher pour les clients provenant des comparateurs de prix, mais des frais de dossiers ou de carte bancaire plus élevés, pour un tarif final plus ou moins équivalent.

Si la pratique est jugée légale par les pouvoirs publics, la collecte des données de navigation des internautes inquiète Françoise Castex :

« Même si ça n’est pas toujours des données sensibles, le profilage permet aux sites marchands de tracer les internautes, sans qu’ils soient mis au courant. Il faut que les entreprises aient pour obligation de demander le consentement explicite des internautes quand ils recueillent leurs données de connexion. »

A ce stade, la Cnil et la DGCCRF continuent à enquêter sur ces pratiques, afin de déterminer s’il ne s’agit pas de procédés « qui altèrent, ou sont susceptibles d’altérer de manière substantielle, le comportement du consommateur normalement informé et raisonnablement attentif et avisé, à l’égard d’un bien ou d’un service ». Ce qui les classerait de fait dans la catégorie des pratiques déloyales condamnées par l’article L120-1 du code de la consommation.

  • Comment passer outre ?

Ne pas se fier au seul prix du billet quand on compare les tarifs. Même si vous ne comptez pas acheter, mieux vaut aller jusqu’à la dernière étape avant la réservation définitive, où sont indiqués les frais supplémentaires assortis à la commande.

Par exemple, la plupart des compagnies low-cost proposent des tarifs très attractifs sur leurs pages d’accueil et les comparateurs de prix, mais facturent des suppléments à la moindre occasion, comme la présence d’un bagage en soute. Ces frais ne sont pas indiqués avant la dernière étape de la commande.

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posté le 30-01-2014 à 13:46:13

Au Nord Du Sénégal, Survivre Au Réchauffement Climatique Est Un Combat Quotidien

Vente saly

Par Politis.fr | Webnews |  Jeudi 30 janvier, 2014 00:38

Depuis la fin du mois de novembre 2013, d’immenses troupeaux traversent lentement le nord du Sénégal pour se réfugier dans le centre puis dans le sud du pays, accompagnés d’un pas lent par des bergers qui rusent avec les contours du paysage et les résistances de la végétation pour leur trouver un semblant de nourriture. Ces animaux fuient les pâturages sahéliens et les confins mauritaniens prématurément brûlés en raison du manque de précipitations. Conséquence de plus en plus visible des modifications climatiques touchant les zones sylvo-pastorales du Ferlo, autour de Dara et de Linguère.

Des dizaines de milliers de kilomètres carrés de savane arbustive dominée par des épineux, les acacias, disparaissent en effet peu à peu, faute d’eau. Or l’élevage et la transhumance annuelle assurent l’essentiel de l’équilibre économique de la région, notamment grâce aux grands marchés de bétail qui s’y tiennent en fin d’année.

Cette portion du Sahel est parcourue chaque année par plus d’un million de bovins, d’ovins et de caprins. Ces derniers sont de plus en plus nombreux, menace supplémentaire pour une végétation déjà dévastée par la sécheresse. Laquelle est sensible presque partout, les bergers et les animaux se pressant pour traverser d’immenses espaces d’herbes sèches où les dernières mares sont désormais asséchées. Ils ont toujours migré mais sont chaque année contraints de le faire un peu plus tôt. Beaucoup des bovins qui progressent doucement vers le Sud, tout en cherchant les rares pousses végétales, laissent souvent entrevoir des côtes et un poitrail saillants témoignant de leur état précaire. Et ils fournissent peu de viande et de lait, moins de deux ou trois litres par jour.

Nouvelles tensions entre éleveurs

Alertée par des spécialistes sénégalais qui s’inquiètent de l’avenir de ce bétail face aux aléas climatiques, une association française, Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF), tente depuis quelques années d’imaginer avec eux et les éleveurs des solutions alternatives. Pour au moins corriger les effets des aléas climatiques sur les animaux et les hommes. Pour faciliter les échanges entre les éleveurs et ses représentants sénégalais qui s’activent depuis longtemps dans la région, AVSF avait invité quatre paysans français, membres ou proches de la Confédération paysanne, à dialoguer avec leurs homologues africains.

Des heures durant, de villages de huttes traditionnelles en assemblées de paysans, Blandine, Jean-François, Denis et Olivier, chargé du dossier agriculture au nom des Verts au conseil régional Rhône-Alpes, ont patiemment écouté, en cherchant des solutions. Notamment celles qui passent par l’émancipation et la prise de pouvoir des femmes et par la résolution des conflits croissants entre éleveurs et agriculteurs, allant jusqu’à provoquer des morts.

Car, autre aspect des difficultés croissantes et des tensions entre communautés, les grandes cultures, notamment d’arachides, montent lentement vers le Nord, réduisant les espaces de pacage. Au rythme des attributions de terre à de grandes sociétés ou à des pays étrangers par des marabouts ou des fonctionnaires, dans des régions où, théoriquement, toutes les terres appartiennent à l’État.

Alors, les éleveurs sénégalais l’expliquent, commence à croître la concurrence, voire l’antagonisme, entre eux et les agriculteurs, ces derniers supportant mal que les troupeaux arrivent prématurément sur leurs terres, alors que les récoltes ne sont pas encore terminées. Les experts de ces situations connaissent les conséquences de cette « concurrence » dans les affrontements au Darfour, région dont les terres disponibles se réduisent depuis des années sous les effets du manque d’eau et de l’avancée du désert. Difficile de ne pas y songer lorsque l’on constate la dégradation des écosystèmes pesant sur la vie quotidienne de tous.

La bataille pour l’information

Ça et là, des coopératives de femmes se constituent, des communautés de villages tentent de définir les espaces que les troupeaux de passage peuvent provisoirement occuper. Et des éleveurs organisent, avec AVSF, de petits centres de production et de vente locale de lait, pour contrer les briques de Lactel inondant le marché.

Certaines s’efforcent de mettre en route des productions fromagères dans un pays qui n’en consomme traditionnellement pas. Avec son personnel local et le soutien, depuis des années, de la Région Rhône-Alpes, l’ONG s’efforce de susciter ou d’aider ces démarches et ces valorisations. Y compris en finançant une base de données qui permettrait un jour de diffuser les informations climatiques dont les éleveurs ont besoin pour élaborer les parcours permettant aux troupeaux de progresser vers le Sud en trouvant à la fois de l’eau et une végétation suffisamment nourrissante.

Mais, malgré les progrès du réseau de portables dominé par Orange, dont les gigantesques antennes fonctionnent avec des panneaux photovoltaïques, le problème de l’information directe et instantanée des éleveurs ne semble pas encore résolu en dehors des rencontres sur les marchés aux bestiaux traditionnels.

Les efforts d’AVSF et des éleveurs français venus réfléchir avec leurs homologues sénégalais se heurtent souvent à la réalité de l’évolution climatique et au manque de financements pérennes.

La course contre le réchauffement climatique

Dans quelques communautés, de petites installations de biogaz fonctionnant à partir d’une cuve de fermentation, fruits de cette coopération franco-sénégalaise, permettent la méthanisation des bouses de vache. Des familles peuvent ainsi produire un gaz qui remplace avantageusement l’usage du bois : régularité du chauffage et suppression des maladies respiratoires pour les femmes penchées des heures sur la fumée du bois pour la préparation des repas. L’excédent de gaz peut être stocké dans un ballon souple et servir à alimenter quelques lampes. Problème : avec le panneau photovoltaïque qui fournit le courant pour pulser le gaz, le coût de l’installation dépasse un millier d’euros.

Les échanges entre les quatre éleveurs français et les paysans sénégalais butent sur l’immensité de la tâche. Les nouvelles idées, les initiatives progressent bien plus lentement que le réchauffement. Même lorsqu’il s’agit, dernière initiative, d’aider les éleveurs à développer des petits jardins vivriers pour améliorer l’ordinaire. En filigrane surgit une interrogation : pour aider une population à résister au changement climatique dont elle n’est pas responsable, faut-il la persuader ou l’aider à changer un mode de vie millénaire ?

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posté le 30-01-2014 à 13:40:43

Biens mal acquis : les Pays- Bas soutiennent et encouragent le Sénégal (diplomate)

Vente saly

Par Aps | APS |  Mercredi 29 janvier, 2014 22:44

L’ambassadeur du royaume des Pays-Bas au Sénégal, Pieter Jan Kieiweg De Zwan, a déclaré mercredi à Dakar que son pays encourage le gouvernement du Sénégal dans ses efforts visant à récupérer les présumés mal acquis sous l’ancien régime.‘’Nous soutenons le gouvernement dans la traque des biens mal acquis. C’est courageux. Et le gouvernement est en train de faire ce qu’il doit faire. C’est son rôle d’aller voir où se trouve l’argent volé au peuple’’, a indiqué M. De Zwan.

 

Il s’exprimait ‘’à battons rompu’’ devant des étudiants en journalisme du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI) de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar lors d’une rencontre dénommée : ’’Carrefour d’actualité’’. C’était en présence du directeur de l’établissement, Ibrahima Sarr, et d’un parterre d’enseignants.

 

Pour le diplomate hollandais, ce qui se passe au Sénégal doit servir d’exemple aux autres Africains. ‘‘Le Sénégal doit savoir que les autres pays sont en train de le suivre. Et, il doit montrer aux autres qu’on ne peut pas voler l’argent du peuple impunément’’. En cela, il est d’avis que le président Macky Sall est ‘’ un exemple de responsabilité’’.

 

Par ailleurs, Pieter Jan kieiweg De Zwan, qui représente son pays dans cinq autres pays, Mauritanie, Cap-Vert, Guinée, Guinée-Bissau et Gambie, a abordé quelques sujets ‘’sensibles’’, comme celles de l’homosexualité (CPI) et de la Cour pénale internationale.

 

A ce sujet, le diplomate néerlandais a contesté résolument l’idée selon laquelle la CPI qui a son siège à La Haye(Pays-Bas) était ‘’ raciste’’. ‘’ J’entends dire que la CPI est raciste. C’est vrai que tous les 19 dossiers qu’elle doit trancher sont africains, mais il faut à la vérité reconnaître qu’elle n’est pas contre les Africains’’, a –t-il juré.

 

D’après lui, tous ceux qui ont été traduits devant la juridiction internationale ont été auteurs de violations caractérisées des droits de l’homme dans leur pays à un moment donné. ‘’ Cela me fait mal que les droits de l’homme soient violés le plus en Afrique qu’ailleurs dans le monde’’, a-t-il indiqué.

 

Il s’est dit opposé à l’idée selon laquelle les chefs d’Etat en exercice devraient jouir d’une immunité même s’ils violent les droits de l’homme. ‘’ Je crois que cela va être une incitation à certains chefs d’Etat à s’accrocher au pouvoir pour rester impunis’’, a-t-il estimé.

 

Toutefois, il a reconnu que même si 38 pays africains ont ratifié le statut du traité de Rome, instituant la CPI, ils restent encore sous-représentés au sein de la juridiction internationale dont le procureur général est la Gambienne, Fatou Bensouda. ‘’ Je trouve que les Africains sont encore sous représentés dans le staff’’, a-t-il déploré.

 

S’agissant de la question controversée de l’homosexualité, le diplomate hollandais a résumé sa position en ces termes : ‘’Dans des relations entre deux adultes consentants, un Etat n’a rien à y voir’’.

 

Il a aussi révélé que les droits de l’homme restent un des domaines d’intervention de son pays au Sénégal, à côté de l’appui au développement du secteur privé, l’environnement et le financement de petits projets sociaux.

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Tags: #economie
 


 
 
posté le 30-01-2014 à 13:33:16

Tambacounda : les hippopotames dictent leur loi et tuent 23 personnes.

 

Vente saly

par Xibaaru le 30 Jan 2014 • 08:37

L’eau est source de vie a-t-on l’habitude de dire, un cours d’eau est aussi une condition de croissance économique mais au Sénégal oriental dans la communauté rurale de Gouloumbou, la présence d’un cours d’eau constitue un danger. La raison ; les populations qui habitent le long du fleuve Gambie enregistrent beaucoup de pertes en vies humaines. Au total environ 23 personnes ont été tuées par des hippopotames entre 2003 et 2014.

Tout a commencé en 2003 à Koyna un village gambien riverain du fleuve Gambie. La 1ère victime est enregistrée dans cette partie de la Gambie et il s’en est suivi une cascade de perte en vies humaines jusqu’en 2009. Conscientes du danger et de la menace que constituaient ces bêtes, les autorités gambiennes ont autorisé sans ultimatum une campagne de chasse contres ces animaux tueurs. Des chasseurs
spécialisés du Mali auraient même été engagés dans cette contre-offensive. Traqués en Gambie, les hippopotames ont migré vers la partie sénégalaise exactement dans la communauté rurale de Gouloumbou dans la région de Tambacounda. La ‘’Téranga’’ (hospitalité) sénégalaise aidant, ils y ont trouvé plus de quiétude mais sans pour
autant cesser leur sale besogne. Les hippopotames n’ont attendu pas longtemps pour faire leur 1ère victime en 2010 dans le village de Kénoto et ainsi de suite. Depuis lors la liste des victimes et des localités touchées n’a cessé de s’allonger. Ainsi d’autres villages comme Sankane ou encore Gouloumbou ont subi des pertes de personnes, généralement des pêcheurs. De nombreuses familles se sont disloquées à cause de la mort de ces responsables de foyers. Des épouses et des
enfants sont traumatisés. La dernière victime a été enregistrée dans la seconde partie de la 1ère quinzaine du mois de Janvier 2014. Le désarroi s’est alors installé dans la zone et les populations ne savent plus à quel saint se vouer tellement le phénomène est inquiétant et la peur est grande. Malgré toutes ces pertes, rien de concret n’est encore fait pour arrêter le mal selon le chef de village et le PCR de
Gouloumbou.
Si une personne tuait ces animaux au moment de l’attaque, un technicien des eaux et forêts a indiqué que le code des chasses stipule en son article L 5 ce qui suit : « aucune infraction ne peut être relevée contre quiconque a fait acte de chasse indûment lorsqu’il se trouve dans la nécessité immédiate de sa défense, de celle d’autrui ou de celle de son propre cheptel domestique ou de ses cultures ou récoltes ». Autre disposition c’est le code forestier qui indique quelque part, selon toujours notre consultant ceci : « au cas où certains animaux protégés ou non protégés constituent un danger ou causent des dommages, le Président de la république peut autoriser temporairement et localement la poursuite et la destruction après enquête du chef de service départemental des eaux et forêts et chasse et avis du ministre en charge de la faune ».
Mais quelle est la place que les deux dispositions donnent aux personnes en danger ? Il faut attendre qu’on soit attaqué et en danger pour utiliser la légitime défense et là, il faut fournir des preuves sous peine d’être poursuivi par la loi. Ou encore, même si une population est en danger et agressée, il faut attendre que le président de la république autorise après enquête et avis du ministre de tutelle. Ces animaux qui tuent ne donne pas d’ultimatum et font tout, eux aussi, pour surprendre leur victime qui n’aura pas forcément le temps de préparer sa légitime défense.

23 personnes sont tuées dans cette partie sénégalo gambienne et le président n’a pas encore autorisé la poursuite de ces bêtes. En tout cas aucune de ces dispositions n’a encore réglé ce problème de la communauté rurale de Gouloumbou. Les populations vivent ici la peur au ventre et personne n’ose plus aller au fleuve pour chercher du poisson alors que l’activité constitue un levier sûr de développement de la zone. Les autorités locales lance un SOS au chef de l’état et autres autorités concernées qui risques d’être poursuivis pour non-assistance à personnes en danger.
Depuis Tambacounda, Mamadou Lamine Badiane/xibaaru.com

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posté le 30-01-2014 à 13:23:27

Sénégal-Politique étrangère et Diplomatie : le spectacle en moins

Vente saly

par Xibaaru le 29 Jan 2014 • 15:35

En succédant au fantasque Abdoulaye Wade en mars 2012, Macky Sall avait comme préoccupation majeure, sur la base de son programme “Yonnu yokkuté“, de concilier une “diplomatie au service du décollage et de l’émergence du Sénégal” ; cet objectif le fait courir aujourd’hui à travers le monde, surtout qu’il a hérité de Me Wade le dossier du Nepad qu’il défend vaillamment par monts et par vaux.

Pourtant, îlot de stabilité, le Sénégal tangue dans un océan d’irrédentisme de toutes sortes, confronté qu’il est à une boule de fer régionale et peu gâté par une conjoncture internationale marquée par la récession : la République islamique de Aziz est encore instable, sous un semblant de démocratie faussée à la base par le coup d’État d’août 2008 ; la Gambie du fantasmagorique Yaya Jammeh reste un doigt dans la bouche du Sénégal, limitant l’intégrité territoriale, la Guinée-Bissau est secouée militairement par les narco-trafiquants, constituant, avec Banjul, une zone de déstabilisation intérieure du Sénégal parce que terres d’asile de rebelles et autres grands bandits ; le Mali venait d’être envahi par le rigorisme religieux, le Burkina Faso est resté le grand déstabilisateur de poumon économique de l’Afrique de l’Ouest, la Côté-d’Ivoire non encore remise de la crise de 2002 et fournissant 40 % du produit intérieur brut de l’organisme économique sous-régional. Comment alors concilier décollage et sécurité intérieure lors que la moindre secousse met à mal l’ensemble sous-régional, comme récemment avec la  Centrafrique ? Sur un autre plan, l’émigration, compensatrice dans la stabilisation relative du chômage et des difficultés sociales, connaît quelques ralentis du fait d’une Europe et d’une Afrique, principales destinations, en crise.
Nous ne cherchons pas des crises à éteindre ou à provoquer des crises pour se positionner comme le porteur de l’extincteur ou la bouche d’incendie…Cette diplomatie wadienne est terminée. Elle n’a nullement été efficace : c’était la diplomatie du microphone et des conférences de presse. Durant l’essentiel de ses deux mandats, il a mis notre diplomatie au service de la recherche effrénée du Prix Nobel. Macky, lui, met sa diplomatie au service du décollage et de l’émergence du Senegal. Point final.”
Cette position tranchée d’un éminent diplomate, consultant en stratégie, relève ainsi que  Aziz n’était pas à la prestation de serment de IBK.  Pourtant, pour ses premières visites hors du Mali, le nouveau président a consacré ses efforts de pacification à partir de Nouakchott et d’Alger  et a ému certains Sénégalais pour le lourd tribut payé en faveur de l’ex-confédéré. Ils n’ont pas vu l’originalité de l’approche pour éteindre la poudrière de  Kidal.
Le Sénégal refuse cependant de faire de la “diplomatie cosmétique” : “Il faut que les gens sachent que les contextes historiques sont différents. La crise malgache et celle ivoirienne du début de 2000 et le rôle du Sénégal doivent être contextualisés. Aujourd’hui, pour nos pays, le ministre des Affaires étrangères doit être un ministre du développement. Travailler à pacifier nos rapports avec nos voisins, assurer un vrai leadership dans les espaces Union monétaire ouest-africaine (Uemoa), Cedeao et Union africaine, être actif aux Nations Unies et  au sein de l’OCI…et refuser de s’encombrer de médiations sans issue pour rechercher le Prix Nobel ; on ne peut pas se payer ce luxe diplomatique. Nous ne faisons pas de la diplomatie cosmétique“, avance-t-on du côté de la place de l’Indépendance, siège du ministère des Affaires étrangères.
Toute la différence “contextualisée” entre 2000 et 2012 reposerait donc plus sur des approches plus ou moins réfléchies, marchant donc au pas de sénateur, et moins au “bling bling” actif d’il y a peu.
Un rappel, en effet, de la période Wade, en matière de diplomatie active qui s’est illustrée dans le règlement de certaines crises : instruit par ses longues médiations d’un contexte de crises aiguës du début des années 90 aux côtés d’Abdou Diouf, Me Wade  est intervenu presque partout par sa diplomatie personnelle : Côte-d’Ivoire avec la signature du premier cessez-le feu entre rebelles nordistes et pouvoir Gbagbo ; Madagascar avec les accords inter-malgaches ; Mauritanie par la signature des accords de Dakar entre pouvoir et l’opposition suite a la crise née du renversement du Président Sidy Ould Cheikh Abdallahi,  Guinée-Bissau, Iran etc…
Les résultats obtenus ont certes flatté l’ego des Sénégalais depuis l’aube de l’Indépendance et le solidarisme envers l’Afrique (Congo) et les peuples qui souffrent (Liban et Palestine, principalement) ; ainsi se déclinait la vision culturelle d’un Senghor enraciné et ouvert. Aussi paraît-il nécessaire d’introduire la contradiction principale. L’activité à l’étranger n’est pas nécessairement diplomatie.
Il faut en effet faire la part des choses entre la politique étrangère et la diplomatie.
La première correspond aux choix stratégiques et politiques par les hautes autorités compétentes en matière de relations internationales (il s’agit selon les dispositions constitutionnelles du président de la République, du Premier ministre, et/ou autres), tandis que la seconde est la mise en œuvre de ladite option politique par l’intermédiaire des diplomates“, écrit El Hadji Daouda Faye. L’ancien ministre reconverti “analyste politique” évoque à cet effet le nécessaire pas à franchir par une nouvelle combinaison entre la ‘‘géopolitique’’ et la ‘‘ géo-économie’’ que nécessite la mondialisation. La frontière est étroite entre les deux notions : la réflexion et  l’action menées en vue d’établir et de réguler des relations s’étend en effet à la diplomatie et au commerce, en passant par les affaires militaires et de sécurité.

Pathé Mbodj, Journaliste

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