posté le 05-06-2013 à 12:17:33

Entre panique et cafouillage pour le visa d’entrée au Sénégal

Vente saly

 

A partir du 1er juillet 2013 le Sénégal va appliquer la réciprocité des visas. A moins d’un mois de cette échéance, les touristes français et les Sénégalais binationaux qui s’apprêtent à aller en vacances au Sénégal s’inquiètent de l’absence de communication sur le lieu de délivrance du visa de même que la date de mise en œuvre.

Le consulat du Sénégal à Paris ne sait pas quoi faire

Sollicités par nos soins pour obtenir des informations sur les modalités d’obtention du visa d’entrée au Sénégal pour les touristes et pour les binationaux, les services du consulat général de Paris ont expliqué n’avoir pas encore reçu les instructions relatives à la mise en œuvre de cette procédure. Ils disent qu’ »il faut attendre », tout avouant être «assaillis par des appels téléphoniques de potentiels touristes et de personnes ayant déjà acheté leurs billets d’avion ».

 

Le consulat du Havre est dans les mêmes interrogations. Les services expliquent que les machines qui devaient être acheminées au Havre au mois de mai ne sont pas encore arrivées. En attendant leur mise en place, ni le consulat de Paris, ni celui du Havre ne peuvent donc fournir des informations sur les conditions de délivrance du visa pour le Sénégal.
Panique des touristes

Au niveau des agences de voyages qui vendent la destination Sénégal, on baigne dans le flou total. «Nous avons du mal à avoir le consulat du Sénégal et, quand nous réussissons à l’avoir, la réponse des agents est toujours évasive. Personne ne sait comment obtenir un visa, c’est triste», expliquent les commerciaux que nous avons interrogés.

 

Confrontés à toutes ces incertitudes, leurs clients qui ont déjà leurs billets pour le Sénégal commencent à s’interroger sur la faisabilité de leur voyage et sur l’éventualité d’y surseoir ou de changer de destination. Il s’y ajoute que beaucoup craignent de perdre leurs billets dans ces conditions.

 

En tout cas, outre les embouteillages monstres au niveau des consulats de France et d’Europe, si la demande de visa d’entrée au Sénégal devait entrer en application le 1er juillet, à la date initialement prévue, il demeure qu’il sera très difficile, voire impossible d’octroyer en trois semaines des visas aux milliers de touristes et de binationaux. A moins que la date d’application ne soit différée.

 

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posté le 05-06-2013 à 12:14:05

Amélioration du climat des affaires

Écrit par  Jean Louis Verdier mercredi, 05 juin 2013 06:19

Vente saly

 

Dans le cadre du Programme pour l’amélioration de l’environnement des affaires (Preac), 17 sur 19 mesures « urgentes » à mettre en pratique en 2013 seraient une réalité. Cependant la mise à niveau de l’attractivité du Sénégal dans les classements internationaux est tributaire des deux mesures restantes.

Environs 150 milliards de FCfa. C’est ce que le Sénégal capterait chaque année en termes d’investissements étrangers, hors extensions. Comparé à un pays comme le Ghana où on parle de plus de 400 milliards de FCfa par an, il n’y a pas photo. Mais, sur le modèle du Ghana, l’argument avancé par le directeur de l’environnement des affaires à l’Agence chargée des investissements et des grands travaux (APIX), Mamadou Lamine Ba, c’est que « c’est un pays devenu pétrolier». Pour dire que « Si le Sénégal se met aux normes, on peut être au même niveau que des pays, comme le Ghana ou le Rwanda», explique M. Bâ, en marge d’un atelier d’échanges tenu hier à Dakar et portant sur les réformes dans le cadre du Programme pour l’amélioration de l’environnement des affaires (Preac).

 

« Des réformes qui doivent être exécutées à temps », a souligné M. Bâ Même si, précise-t-il, « il y a le temps de la mise en œuvre mais aussi celui de son effet, l’évaluation devant se faire après.»

 

Le PREAC qui a été validé le 14 décembre 2012 à la 11e session du CPI, comporte à peu près 56 mesures articulées autour de quatre axes dont l’automatisation des procédures liées à l’investissement ; la rénovation de l’environnement juridique et fiscal ; l’amélioration des facteurs de production ; la promotion de l’investissement à fort impact.
L’action graduée avait permis de dégager 19 mesures urgentes à mettre en œuvre en 2013 visant à rehausser le niveau d’attractivité du Sénégal dans les classements internationaux et, quelque 37 mesures structurelles à mettre graduellement en œuvre pour 2014-2015 et qui visent à hisser le climat des affaires au Sénégal aux standards internationaux.

Le «Quick win» d’abord
Pour le premier niveau des 19 mesures urgentes à mettre en pratique en 2013, le conseil interministériel présidé le 7 mai dernier par le Premier ministre, a évalué les 17 « Quick win » (une autre façon de voir qui priorise les projets non pas en termes de pay-back mais de temps de mise en œuvre, donnant la priorité à un projet court (quelques mois ) plutôt qu’ à un projet qui durera plusieurs années. Le gain, aussi minime soit-il, se retrouve immédiatement dans le compte d’exploitation. D’où le nom de Quick Win). De cette évaluation, il ressortirait un pourcentage de 80% des 19 mesures, selon le directeur de l’environnement des affaires de l’Apix.
Pour les 20% restants, ce sont des mesures qui nécessiteraient du financement voire une réforme qui passe par le Parlement (réforme sur l’autorisation de transactions, par exemple). Techniquement la réforme serait prête et la loi serait dans le processus de validation par l’Assemblée nationale.

Pas si «quick»
L’autre exemple de mesures urgentes à mettre en œuvre cette année est relatif au permis de construire, avec l’option, pour l’Apix, de passer à la solution jugée « innovante » de l’automatisation de la procédure et qui nécessite un financement. Celui-ci serait d’ailleurs acquis à hauteur de 1,2 million de dollars (environs 500 millions de FCfa) co-financé Etat du Sénégal-ICF (fondation). La mise en œuvre de ce projet devrait, dans quatorze mois, rendre automatique la procédure de délivrance du permis de construire.

 

Pour l’heure, le goulot pour l’obtention du permis de construire semble réel et certains acteurs du secteur le soulignent. Dans la pratique, les dossiers de permis de construire mettraient un minimum de trois mois voire un an dans le circuit tandis que l’Apix parle de 40 à 60 jours. Les lenteurs se situent principalement au niveau de l’administration notamment le ministère de l’Urbanisme, entre autres et qui, lorsque la volonté est au rendez-vous, ne fait pas traîner. Le cas d’école qui est évoqué remonte en 1996, avec un dossier qui, en en maximum quinze jours a été traité parce que, confie-t-on, le promoteur à l’époque suscitait un certain intérêt pour la structure en question.

 

Les participants à l’atelier ont pu discuter des réformes effectives depuis le 31 mai dernier, dont la création d’entreprise, pour laquelle les délais de 5 à 4 jours ont été revus à la baisse, passant à 48 heures, avec une fixation des droits d’enregistrement à 25 000 FCfa pour les SARL et les GIE qui ont un capital inférieur ou égal à 200 millions de FCfa.

 

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posté le 05-06-2013 à 12:11:02

Retour sur le Tandem Dakar–Paris

Vente saly

 

Écrit par  Jean Louis Verdier mercredi, 05 juin 2013 06:04

Dans le cadre du Tandem Dakar-Paris proposé par l’Institut Français, une semaine de séminaires et d’ateliers autour du numérique et de la culture libre a eu lieu à Dakar. Cette série d’événements co-organisée par l’Institut Français et les espaces de coworking Jokkolabs et La Cantine a rassemblé du 15 au 18 mai des représentants de Wikimédia France, Regards Citoyens, Open Knowledge Foundation France ainsi que des acteurs de la communauté sénégalaise : Humanitarian OpenStreepMap Team Sénégal, Campus Numérique de l’AUF, Dakkar Lug, Mozilla.

 

Les enjeux de l’Open Data pour le Sénégal
La semaine a débuté pour l’équipe parisienne par une conférence sur l’Open Data. Dans la salle, peu de personnes ont déclaré bien maitriser le sujet. Ce fut donc l’occasion d’introduire les principes de l’ouverture des données publiques et de présenter le rôle d’acteurs comme Regards Citoyens et l’Open Knowledge Foundation. Les interventions du public ont permis de clarifier la distinction entre l’effort de transparence, qui a déja pu être entrepris par des Ministères ségénalais, et un véritable programme Open Data, qui vise à ce que les informations mises à disposition soient librement réutilisables.
Un panel de discussion a ensuite réuni des représentants du PNUD (Programme des Nations Unis pour le Développement) ainsi que la Conseillère Technique auprès du Président de l’Assemblée Nationale du Sénégal. Le PNUD a présenté son programme d’accompagnement des INS (Instituts Nationaux de Statistiques) qui vise notamment à harmoniser les bonnes pratiques en Afrique de l’Ouest, mais aussi permettre aux INS de mettre en place leurs propres standards et outils d’évaluation. Dans ce contexte, l’Open Data représente un véritable intérêt pour le projet, notamment pour fluidifier les échanges d’information entre le PNUD et ses partenaires nationaux. L’importance des données locales a également été évoquée, avec le défi que représente la collecte de ce type d’information en milieu rural (accès à l’énergie, sécheresse, …). À ce sujet, le groupe des Peace Corps, ces jeunes volontaires américains qui séjournent dans des villages africains, fut mentionné comme un exemple original d’organisation parvenant à faire remonter et aggréger des informations d’endroits souvent reculés dans le monde. La mise en place d’un réseau d’acteurs locaux pourraient de la même façon permettre la collecte d’information au profit du pays.

 

Un second panel a réuni des représentants de la société civile ainsi que des journalistes. Nous avons ainsi découvert le journal d’informations rappé du Sénégal mais aussi discuté des conditions d’exercice du métier de journaliste dans le pays. Il existe toujours des délits de presse au Sénégal et des journalistes qui se retrouvent en prison pour l’exercice de leur métier.

 

L’ONG SpeakUp Africa a enfin plaidé pour libérer les données de santé en Afrique.

Il ressort de ces panels et des interventions du public que l’Open Data représente pour le Sénégal un enjeu de maîtrise et de valorisation économique et sociale de ses informations, où de nombreuses agences internationales se substituent encore aux administrations du pays pour la collecte et le traitement des données publiques. Mais c’est aussi et surtout un enjeu de bonne gouvernance et de démocratie, et à ce titre, journalistes et acteurs de la société civile ont leur mot à dire.

 

Open Data Census
Les ateliers de travail organisés les jours suivant nous ont permis de participer au projet Open Data Census pour le Sénégal. L’Open Data Census est une initiative de l’Open Knowledge Foundation qui vise à évaluer et comparer l’accessibilité des principaux jeux de données publiques dans les pays. Il s’intéresse essentiellement aux degrés d’ouverture des jeux de données, leur existence dans un format numérique, la présence d’une licence libre, qui permettent de déterminer si les informations sont disponibles en Open Data.

 

Les résultats de l’Open Data Census montrent que le Sénégal collecte déjà un grand nombre d’informations publiques au format numérique, dont 8 des 10 jeux de données définis.

 

Néanmoins plusieurs de ces jeux de données ne sont pas accessibles en ligne (résultats des élections, registre des entreprises), et aucun n’est disponible dans un format lisible par un programme informatique, tel que le CSV. Ainsi, les données de l’ANSD, l’Agence Nationale de Statistiques du Sénégal, sont bien accessibles sur leur site, mais disponibles uniquement au format PDF. Il n’existe pas non plus de licence spécifiant les conditions d’utilisation pour les jeux de données accessibles. Enfin des incertitudes demeurent sur la complétude et l’exhaustivité des données. Tous les textes de loi ne sont pas accessibles et le projet Open Street Map Sénégal a démontré la faible qualité des cartographies officielles.

 

Les barrières à la mise en place d’un programme Open Data au Sénégal ne sont pas différentes de celles d’autres pays aujourd’hui engagés. Elles se résument essentiellement pour les administrations publiant déja leurs données à l’adoption d’une licence libre et à l’usage de formats ouverts. Il suffirait pour cela d’un décret précisant les conditions d’application du chapitre 7 de la loi d’orientation sur la société de l’information. Et pour les autres, qui ne publient rien, un engagement politique fort de la part du gouvernement sera au moins nécessaire.

 

Libération des Marchés Publics
Une équipe s’est également penchée sur les données des marchés publics au Sénégal : appels d’offres, attributions, montants et contencieux sont publiées par l’ARMP depuis 2008. Le sénégal possède donc une culture de publication de l’information liée aux achats publics beaucoup plus développés que beaucoup de pays occidentaux. Mais ces informations ne sont accessibles que sous format PDF et donc difficilement traitables et réutilisables à des fins statistiques.

 

En moins d’une journée, les participants à l’atelier ont écrit des logiciels permettant de rendre exploitables ces informations. 4 800 marchés publics attribués entre 2010 et 2013 ont ainsi été publiés sous la forme d’un fichier tableur contenant la date, l’institution, le montant et l’attributaire concerné.

 

Une fois nettoyées et corrigées, les données ont ensuite été téléchargées sur le datahub NosDonnées.fr* puis sur la plateforme OpenSpending.org afin de pouvoir être facilement analysées, exploitées, et communiquées.

 

Wiki Love Monuments
Enfin, un travail d’ouverture des données relatives aux monuments et sites historiques sénégalais (au sens du ministère sénégalais de la culture et du patrimoine classé) a été réalisé. Quatre cent sites et monuments ont été organisés sous la forme de données afin de faciliter leur géolocalisation et la réutilisation de ces informations**.

 

Le premier résultat est la présence sur Wikipédia francophone de la liste exhaustive des monuments et sites historiques

Parallèlement un travail de tri et d’organisation a été réalisé sur Wikimedia Commons (la médiathèque liée à Wikipédia) de manière à identifier l’ensemble des monuments possédant déjà une illustration. Ce travail de recensement montre que le patrimoine sénégalais pourrait être encore mieux valorisé grâce aux nouvelles technologies.

 

La participation du Sénégal au concours international d’illustration du patrimoine classé « Wiki Love Monuments » pourrait accélérer le processus d’illustration de ce patrimoine. En 2012, plus de trente pays ont participé, pour un total de plus de 200 000 photographies téléversées par des dizaines de milliers de contributeurs. Ces illustrations sont librement consultables aux dizaines de millions de visiteurs du site Wikipedia ou de ses différentes initiatives. Fort de cet engouement, plus de vingt-cinq pays ont déjà confirmé leurs participations pour l’édition 2013.

 

La communauté sénégalaise du libre grandit
Cette semaine a enfin été l’occasion de lancer le chapitre FOSSFA Sénégalais (Association pour la promotion du logiciel libre en Afrique), avec lequel nous espérons collaborer et d’échanger autour des espaces collaboratifs avec Jokkolabs et La Cantine. Nous avons également eu le droit à une présentation du travail de l’équipe Open Street Map Sénégal qui a montré combien son projet de cartographie collaborative pouvait être efficace et important dans des régions comme le Sénégal où les cartographies officielles sont de qualité variable.

 

Blog post rédigé par Tangui Morlier (Regards Citoyens), Benoit Prieur (Wikimédia France) et Pierre Chrzanowski (Open Knowledge Foundation France).

Avec http://fr.okfn.org/

 

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posté le 05-06-2013 à 12:08:28

Sniper & Sinik au Sénégal le 15 juin

Vente saly

 

C’est juste un plateau incroyable qu’on verra à Dakar !

Dans le cadre des activités du Tandem Paris-Dakar, le groupe de rap Sniper originaire de la Val-d’Oise composé de Tunisiano et de d’Aketo se produira au pays de la Teranga ; il partagera la scène avec le Malsain l’assassin ou tout simplement Sinik le mercredi 15 juin 2013 à 20H à la Biscuiterie de la Medina à 20H.
Au même soir du 15  les artistes sénégalais ne seront pas en reste ; Daraji Family, Xuman, Books, Da Brains, Eklips, Gee-Bays et d’autres encore participeront à l’évènement en assurant la première partie et le warm up.

 

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posté le 04-06-2013 à 11:30:26

HIVERNAGE 2013 : Le sombre bulletin «météo» des Saltigués

Vente saly

 

La saison d’hivernage sera bonne dans l’ensemble du pays. Mais, les personnes, qui vivent dans les zones inondables, risquent de revivre le même cauchemar que les années précédentes. C’est ce qu’ont prédit certains Saltigués, lors des séances de «Xoy», tenues dans la nuit de samedi au dimanche, à Malango, à Fatick. Selon Fodé Diouf, un des prédicateurs sérères, «beaucoup de personnes quitteront leurs habitations pour aller se réfugier ailleurs, à cause des inondations». «Si le monde rural a besoin d’une bonne saison d’hivernage pour survivre, les habitants de la capitale vont encore en souffrir car, la pluie va envahir leurs concessions», ajoute le jeune saltigué. Des propos confirmés par Mbissane Dieng qui a déclaré : «Je m’adresse à vous les habitants de Dakar. Préparez-vous à déménager. Car il pleuvra autant que les années passées».

 

Dans cette même lancée, Ami Faye de Niakhar soutient : «Beaucoup de poussière se lèvera et va créer une épidémie de rhume qui n’épargnera personne, je demande aux gens de rester à l’abri quand ils verront le ciel changer pour éviter d’être en contact avec cette poussière». Dans un autre registre, les Saltigués prédisent beaucoup de pluies accompagnées d’orage. Certains sont même allés jusqu’à avancer des dates où l’ensemble du territoire sera arrosé. C’est ainsi que Nicolas Ignas informe que, «le 06 juin, il y aura une pluie nationale». Une autre date sera avancée plus tard par Fodé Diouf : «Le 26 juin sera le délai pour tout cultivateur pour semer ses graines, parce qu’il va pleuvoir ce jour-là».

 

Par ailleurs, les prédicateurs sérères signalent qu’il y aura beaucoup d’accidents de la circulation. C’est ainsi qu’ils exhortent les automobilistes à faire attention sur la route. Pour atténuer ces accidents, la Saltigué Khan Diack Khan Diouf exhorte les populations, particulièrement les conducteurs d’automobiles, à faire des offrandes, avec notamment quatre bols de «Lakh» (bouille de mil, accompagné de lait caillé) un jour de jeudi. Sur le plan de la politique, les Saltigués n’ont pas voulu se prononcer. Toutefois, ils soutiendront que le président Macky Sall aura un mandat placé sous le signe de la paix. Sans heurts majeurs.

 

PANIQUE : Un serpent s’invite au Xoy

Ce samedi, il est près de 23h, le Xoy bat son plein, les Saltigués se déchainent, chacun veut prendre le micro pour démontrer au public ses pouvoirs mystiques. Quand, brusquement, des cris fusent, provenant des spectateurs assis en bas de la tribune officielle. «Un serpent, un serpent», hurlent-ils. Créant, ainsi une panique générale, et c’est le sauve qui peut qui s’organise. La situation est vite maîtrisée par un Saltigué qui n’a pas hésité à tuer le reptile, permettant ainsi aux peureux de regagner leur place.

 

Occasion choisie par la présidente des femmes saltigués pour remettre de l’ordre : «Quiconque aura l’audace de ramener un serpent lors de nos cérémonies de prédilection sera sanctionné». Car, déclare la Saltigué, «parmi nous, il y a des gens qui viennent de la capitale et qui n’ont jamais fait face à un serpent. Donc, c’est incorrect d’amener ce genre de reptile pour leur faire peur». Aussi, poursuit-elle, «le prochain qui osera refaire ce geste ignoble aura affaire à moi ; je promets de lui régler son compte en public».

Paule Kadja TRAORE

 

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