posté le 24-06-2013 à 11:00:02

L’Arabie Saoudite change de week-end

Vente saly

 

L’Arabie saoudite a changé de week-end, fixé désormais les vendredis et samedis, au lieu des jeudis et vendredis, pour mieux adapter son économie à celles des autres pays du monde, en vertu d’un décret royal publié ce dimanche.Le royaume rejoint ainsi les autres monarchies pétrolières du Golfe qui avaient décalé ces dernières années leur week-end afin de se rapprocher du rythme de la majorité des autres pays, où les samedis et dimanches sont habituellement chômés, et limiter ainsi l’impact du décalage pour leur économie et leurs marchés financiers

Écrit par  Jean Louis Verdier dimanche, 23 juin 2013 20:01

 

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posté le 24-06-2013 à 10:58:45

Macky Sall: On ne peut pas accumuler les résultats positifs en un an et je dirais Dalal ak Diam à Obama

Vente saly

 

Pourquoi Barack Obama a-t-il choisi le Sénégal, pays francophone, comme première étape de sa tournée africaine?

L’ambassadeur américain à Dakar m’a appelé en mars pour me dire que ce serait le cas. Lors de mon précédent passage au mois de mars à Washington, je l’avais invité mais je ne pensais pas que cela viendrait si vite. J’en suis honoré et ravi. C’est un signe d’encouragement pour le Sénégal à poursuivre sa consolidation de l’Etat de droit et de la démocratie, l’un des biais par lequel Barack Obama veut construire sa relation avec l’Afrique. Le Sénégal a toujours été à la pointe du combat démocratique. En 2012, (scrutin au cours duquel le président Wade cherchait à obtenir un troisième mandat) la volonté du peuple sénégalais pour rester dans la voie démocratique a été déterminante.

 

Par quels mots allez-vous accueillir Obama?
Je lui dirai « Dalal Ak Diam », « bienvenue en paix chez nous! »

La politique africaine des Etats-Unis a depuis longtemps privilégié le « trade » (le commerce) sur l’ « aid » (les dons et subventions).

 

C’est comme cela que vous voyez les choses?
Oui, parce que de toute façon l’aide publique au développement est de plus en plus difficile à mobiliser, surtout par ces temps d’austérité budgétaire. Mais le commerce, cela signifie aussi l’investissement et le partenariat. Or l’Afrique a besoin d’investissement pour exploiter son formidable potentiel économique handicapé par la faiblesse des infrastructures. Tout le monde a intérêt à s’y mettre, que ce soit l’Amérique, l’Europe ou l’Asie.

 

L’afro-pessimisme, c’est fini?
Il y a dix ans, il battait son plein, les clichés sur les catastrophes humanitaires et les conflits ethniques. Mais pendant ces dix ans, on a également assisté à un bond considérable de la croissance, réelle, en moyenne à 5 ou 6% sur l’ensemble du Continent avec des pics à 8 ou 9% qui promettent de durer. Nous sommes 800 millions, bientôt un milliard de consommateurs avec une classe moyenne qui fera un bon tiers de cette population d’ici 2050, c’est un marché formidablement porteur qu’il ne faut pas voir pays par pays mais au niveau des régions. Le Sénégal par exemple c’est la porte d’accès à la CEDEAO, 300 millions d’habitants.

 

Qu’est ce qui a changé au Sénégal depuis votre arrivée au pouvoir? Il y avait énormément d’impatience et elle est loin d’être satisfaite sur le plan économique et social…
On ne peut pas accumuler les résultats positifs en un an seulement. Mais l’Etat de droit reste une réalité grâce au renforcement des lois contre l’impunité et pour une meilleure transparence budgétaire. Sur le plan économique, davantage de ressources sont allouées au secteur agricole. Cette année, j’ai également fait baisser l’impôt sur le revenu des salariés et le prix de certaines denrées de base comme le riz, le sucre ou l’huile pour les catégories les plus vulnérables.

 

Est-ce qu’au Sahel, six mois après le début de l’opération Serval, le plus dur a été accompli?
Je ne remercierai jamais assez la France pour son engagement en faveur du Mali. Sans cela, le terrorisme aurait fait main basse sur un État à partir duquel il aurait poursuivi son expansion. Grâce à Dieu et à cette intervention, cet appareil terroriste qui devait déstabiliser toute la zone sahélienne a été déréglé. Le plus dur a été fait. Les terroristes ont gardé des capacités à faire sauter une bombe ici ou là mais ce sont des risques avec lesquels il faut apprendre à vivre.

 

Qu’est ce qui fait que le Sénégal n’est pas à l’abri de la menace terroriste?
Le Sénégal partage avec les autres pays du Sahel les mêmes peuples et les mêmes frontières perméables puisque nos accords régionaux prévoient la libre circulation. Un malien qui veut venir au Sénégal n’a pas besoin de visa, ce qui complique la tâche de nos services de renseignement et comme certains de nos compatriotes ont été enrôlés par les terroristes, cela devient difficile.

 

Votre ministre de l’intérieur a même parlé de cellules dormantes a même parlé de « cellules dormantes » au Sénégal…
C’est ce qu’il a déclaré dès le début de l’opération Serval lorsqu’un sénégalais, qui s’était rendu à Gao, a été arrêté. Nous avons pensé qu’il ne devait pas être seul. C’est pourquoi tous les pays de la région, y compris le Sénégal, font très attention.

 

Pouvez-vous confirmer qu’il y eu ces derniers mois des tentatives d’infiltration terroriste à Dakar, notamment auprès de la base militaire française?
Non. Mais il est exact que nous avons surveillé l’activité de certains prêcheurs dans le nord du pays.

 

Cela fait-il partie d’une tentative d’islamisation par des groupes salafistes de cette région nord, entre Saint Louis et la frontière?
Non, je suis moi-même issu de cette région du nord et notre islam est soufi, bâti sur neuf siècles de présence des confréries. C’est un islam pacifiste qui n’a rien à voir avec le djihadisme. Mais avec la crise et le rôle croissant des narcotrafiquants, il est plus facile de pénétrer les populations. Malgré tout, l’islam confrérique est un gage de stabilité et, en m’adressant aux leaders religieux, je m’engage à défendre le modèle islamique sénégalais, un modèle de tolérance et de cohabitation intelligente avec la petite minorité chrétienne.

 

Est-ce que la France a eu raison d’imposer la date du 28 juillet pour l’élection présidentielle au Mali?

Je récuse le terme « imposer ». L’élection a été ardemment souhaitée parce qu’on ne peut pas se permettre de continuer à traiter de la reconstruction politique du Mali si ce pays dispose d’institutions illégitimes. La question touareg ne peut pas être résolue avec des gouvernements de transition mais avec une autorité élue pour cinq ans afin de porter le combat de l’unité nationale sur la durée.
Les Nations Unies organisent la semaine prochaine une conférence à Yaoundé sur la piraterie maritime et sur la lutte contre les trafics en Afrique de l’Ouest. Pourquoi les États de cette région sont-ils si impuissants face aux narcoterroristes?
Vous touchez du doigt une faiblesse de notre continent. On nous demande beaucoup et il est vrai que la première vocation d’un Etat est de sécuriser son territoire pour défendre sa souveraineté. Mais lorsqu’on a des enfants à nourrir au quotidien, des taux démographiques encore élevés, des défis en termes de santé publique et d’infrastructures, nos priorités vont aux urgences sociales. J’ajoute que le FMI et la Banque Mondiale nous ont demandé pendant des années de ne pas injecter de ressources dans les dépenses sécuritaires et d’armement pour privilégier les programmes sociaux. Donc l’Afrique est faible sur le plan sécuritaire. A-t-on vraiment les moyens de se doter d’avions de chasse? Nous sommes donc vulnérables et il faut essayer de se défendre. Le Mali a prouvé que sans sécurité, il ne peut y avoir de développement. Raison pour laquelle nous approuvons la tenue du prochain sommet France-Afrique en décembre prochain sur le thème de la sécurité.

 

Mais les trafiquants bénéficient de complicités jusqu’au sein même des appareils d’Etat…
Oui, c’est le cas dans l’un de nos pays voisins où l’administration est paralysée. Nous sommes tous menacés de ce point de vue, d’autant que nous sommes des territoires de transit. Le combat doit donc être mené au niveau international pour que l’on se coordonne mieux.

 

Un mot sur Nelson Mandela. Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit quand vous pensez à lui?
Mandela, c’est une histoire fantastique. C’est un être exceptionnel qui a traversé presque un siècle. Il a consacré sa vie à la cause des noirs mais il a su pardonner. Pour nous, dirigeants d’Afrique, c’est un modèle d’humilité. Il aurait pu prolonger sa présidence avec un deuxième ou un troisième mandat. Il a préféré partir sans intervenir dans sa succession. Si l’humanité prie pour lui, c’est parce que c’est une légende vivante. Je n’ai pas eu la chance de le rencontrer personnellement. Il est venu au Sénégal alors que j’étais en déplacement et lorsque je suis allé à Soweto, on s’est raté. C’est dire mon regret. Mais je m’inspire de sa philosophie. Il a lui-même dit qu’il n’était pas « un ange ». C’est cette modestie qui fait sa grandeur. Je prie pour lui et j’aimerais bien qu’il finisse son propre siècle en allant jusqu’à 100 ans!

 

Avec lejdd

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posté le 24-06-2013 à 10:56:58

Nelson Mandela dans un état critique

Vente saly

 

L’Afrique du Sud retient son souffle. L’ancien président sud-africain Nelson Mandela, hospitalisé depuis seize jours pour une infection pulmonaire, est dans un état «critique» depuis vingt-quatre heures, a annoncé la présidence dimanche soir.

L’état de l’ancien président Nelson Mandela, qui est toujours à l’hôpital à Pretoria, «est devenu critique», a-t-elle écrit, notant que le président Jacob Zuma, le vice-président de l’ANC -le parti au pouvoir- Cyril Ramaphosa et Graça Machel, l’épouse de Mandela, se sont rencontrés à l’hôpital dimanche soir pour discuter de la situation.

 

«Les médecins font tout leur possible pour améliorer son état et veillent à ce que Madiba (le surnom de Nelson Mandela, NDLR) soit bien soigné. Il est en de bonnes mains », a déclaré Zuma, cité par le site sud-africain news24.com. Ce dernier a lancé un appel à la nation et au monde entier à prier pour l’ancien président du pays ainsi que pour sa famille et pour l’équipe médicale qui s’occupent de lui pendant cette période difficile.

 

Brisant une semaine de silence, la présidence avait dit samedi qu’il était «dans un état sérieux mais stable», après que la chaîne de télévision américaine CBS eut rapporté que son état était sans doute beaucoup plus grave que ne le laissaient entendre les rares communiqués officiels.

 

Les dernières nouvelles données par M. Zuma, qui remontaient au 16 juin, faisaient état de «progrès».

 

La présidence a en outre répété dimanche que la panne de l’ambulance qui conduisait le héros de la lutte anti-apartheid à l’hôpital, aux premières heures du 8 juin, le laissant pendant quarante minutes au bord de l’autoroute, n’avait pas aggravé son état.

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Écrit par  Jean Louis Verdier dimanche, 23 juin 2013 19:57

 

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posté le 21-06-2013 à 11:32:56

Assurance en Afrique: le Sénégal le 3e plus grand marché

Vente saly

 

Dakar a abrité hier 20 juin, la 35ème Réunion Ordinaire annuelle de l’Assemblée Générale de la Société Africaine de Réassurance (Africa Re). En marge de cette rencontre qui a réuni la crème de l’assurance et de la réassurance africaine, Musa El Naas, président de Africa Re, a indiqué que le Sénégal constitue un important gisement d’affaires et de croissance pour les assureurs et réassureurs.
La Société africaine de réassurance (Africa Re) a choisi pour une seconde fois après 1988, Dakar pour abriter sa 35ème session annuelle de son Assemblée générale ordinaire. La tenue cette rencontre dans la capitale sénégalaise intervient 25ans après la première rencontre de la Réassurance africaine qui compte en son sein 41 Etats membres de l’Union Africaine et près d’une centaine de compagnies d’assurances et de réassurances des quatre coins du continent.

 

De l’avis de Musa El Naas, président de Africa Re, ce choix porté sur la capitale sénégalaise pour abriter cette assemblée n’est pas le fruit du hasard et ne fait que confirmer tout l’intérêt que le « pays de la teranga » porte à la société africaine de réassurance. La place et le rôle que le Sénégal occupe sur ce marché des assurances et de la réassurance en Afrique constitue également des facteurs explicatifs. Dans son allocution en marge de la cérémonie d’ouverture de cette rencontre, Musa El Naas a indiqué que le Sénégal constitue un important gisement d’affaires et de croissance pour les assureurs et réassureurs ainsi que pour tous les autres opérateurs économiques et investisseurs en raison de la stabilité et de sa tradition démocratique.

Un bénéfice net de 34,5 milliards de FCfa

La santé de la Société Africaine de Réassurance dont la mission en ses débuts était de promouvoir le développement des activités d’assurance et de réassurance dans les pays africains, est au beau fixe.L’Africa Re a même bénéficié d’une bonne réputation de la part des agences de notation Standard & Poors’ et A. M. Best qui, d’après son président, «ont renouvelé la note A- avec des perspectives stables octroyée à la Société». «Ces ratios confortent l’influence de la société sur la vie économique du continent», a-t-il dit avant de révéler que «le capital social est détenu par des actionnaires diversifiés composés d’Etats, d’acteurs du secteur privé et d’investisseurs institutionnels».

 

Il a également fait savoir que les Fonds propres de la Société, qui étaient estimésà plus de USD 482 au 31 décembre 2011, ont aussi connu une hausse. Toujours dans ce jeu de chiffre, il a aussi indiqué que la société a dégagé un bénéfice net de 34,5 milliards de FCfa à la clôture de l’exercice 2011.

Le Sénégal, un eldorado pour la Africa Re
S’il y a des pays qui ont grandement contribué à la réalisation des performances de la société africaine de réassurance qui se positionne aujourd’hui comme le premier réassureur africain, le Sénégal n’en demeure pas moins. La société africaine de réassurance se porte bien en termes de chiffre d’affaire dans le marché sénégalais. Un marché privilégié pour les assureurs en général. Dans son adresse, Musa El Naas a indiqué, «Avec une production annuelle de 90 milliards de francs CFA et une prime de réassurance de l’ordre de 20 milliards de francs CFA réalisé depuis 2010, le Sénégal est le 3ème plus grand marché de l’Afrique de l’ouest et du centre francophone.

 

Africa Re y a souscrit des primes de réassurance de 2 milliards environs en 2012 ; soit une part de marché de l’ordre 10% contre moins de 4% en 2011». Cela s’explique, selon lui, par des «mesures majeures adoptées par les autorités de Dakar». La promulgation du décret qui rend obligatoire l’assurance des risques de construction au Sénégal ou encore de la diminution de la taxe en incendie qui est passée de 20% à 10%, sont entre autres facteurs explicatifs du renforcement et de l’expansion de sa structure au Sénégal.
Venu représenter le ministre de l’Economie et des finances, Ngouda Fall Kane, secrétaire général dudit ministère a soutenu que l’Etat sénégalais dans sa démarche d’amélioration du climat des affaires, « engagera dans les prochains jours, un Programme de Réforme de l’Environnement des Affaires et de la Compétitive (Preac). » De son avis, ce programme déjà validé en décembre dernier à la suite d’un Conseil présidentiel de l’investissement (Cpi), articulé autour d’une cinquantaine de mesures à exécuter d’ici 2015, participera grandement à l’amélioration des affaires.

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Écrit par  Jean Louis Verdier vendredi, 21 juin 2013 08:26

 

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posté le 21-06-2013 à 11:28:49

Demain les avions voleront avec du sucre

Vente saly

 

Total et la société américaine Amyris ont créé un biocarburant à partir du jus de canne à sucre qui pourrait être certifié en 2014. Un vol test a été effectué ce jeudi sur un A321 d’Air France.Ce biofuel est le seul à être à un stade industriel. La baisse des prix de ces carburants est la clef de leurs succès de demain. Aujourd’hui ils sont 2 à 3 fois plus chers que le kérosène.
Coup d’accélérateur pour les biocarburants dans l’aviation. Ce jeudi, un Airbus A321 d’Air France volant avec du biocarburant s’est posé au Salon du Bourget après un vol de plus d’une heure depuis Toulouse. Il testait pour la première fois un mélange de kérosène (90%) et de biocarburant (10%) à partir du jus de canne à sucre produit par Total et la start-up américaine Amyris (dans laquelle le groupe pétrolier détient 18% du capital).

 

Créée en 2003, cette entreprise innovante transforme le sucre en molécules de base (le farnésène), laquelle, une fois hydrogénée, devient du farnésane qui peut être directement incorporé dans les carburants des avions. « La canne à sucre ne représente que 1% des terres arables cultivées. Il n’y a pas de risques de compétition avec la chaine alimentaire », explique Philippe Boisseau, directeur général Marketing&Services Energies nouvelles du groupe pétrolier.

 

Perfomances excellentes
Les spécificités de ce biofuel sont supérieures à celles du kérosène (jet-fuel), pourtant déjà excellentes : sa densité énergétique est plus forte. C’est-à-dire que ses performances sont identiques que le kérosène avec moins de volume. En clair, on en consomme moins. C’est une prouesse. Il y a moins de dix ans, les chercheurs étaient sceptiques. Une densité énergétique inférieure à celle du kérosène aurait  eu pour conséquence d’augmenter le volume des réservoirs et donc du design des avions. Ou alors de voler moins loin et de multiplier les vols avec escales. Rien de tout cela aujourd’hui.
Ce biocarburant est compatible avec les moteurs actuels. Le vol de ce jeudi au Bourget, dont l’avion était équipé de moteurs CFM (Safran, General Electric), le confirme. Cela était déjà le cas pour les différentes expériences tentées jusqu’ici par tous les motoristes. Depuis 2008 et le vol d’un avion de Virgin Atlantic, plusieurs vols de ce type se sont déroulés avec succès, en utilisant des algues, de la jatropha…

 

Certification en 2014
Pour autant, Total assure avoir un coup d’avance. « Nous sommes les seuls à avoir une solution à un stade industriel », explique Philippe Boisseau, Amyris dispose en effet d’une usine au Brésil. La certification de biofuel est attendue en 2014.
Pour les compagnies aériennes, l’enjeu économique des biocarburants est de taille. Alors que le prix élevé du baril (30 à 35% des coûts d’Air France-KLM par exemple) pèse sur les finances des compagnies, celles-ci sont menacées, en Europe, par les crédits carbone, un système de compensation des émissions de CO2. Au fur et à mesure de la croissance du trafic aérien, celles-ci sont condamnées à progresser.

 

« Le pétrole représente 30 à 35% de nos coûts. Les innovations technologiques permettent d’améliorer la consommation de 1% par an en moyenne sur la durée mais le trafic aérien augmente de 5% par an. Il y a donc un écart entre l’efficacité énergétique et la croissance du trafic qui sera compensé par les crédits carbone ou par des biofuel. Si nous ne sommes pas capables de développer une filière biofuel d’ici à 2015, cela risque de nous coûter très cher », explique Franck Lebel directeur général adjoint Organisation et développement durable à Air France.

 

Les prix sont deux à trois fois supérieures
La question du prix du biofuel est fondamentale. «Aujourd’hui, son prix est deux ou trois fois supérieur à celui du kérosène », explique Franck Lebel. « Un litre de kérosène coûte un peu moins d’un euro. L’objectif est que, à l’horizon 2020-2025, nous puissions être sûrs d’avoir un prix du biofuel autour de 1,20 euro le litre (auquel il faudra ajouter 5% de crédits carbone) », précise-t-il. Total travaille sur le sujet. « Nous espérons baisser les prix d’ici à 2020. D’ici deux ou trois ans, nous visons un prix de 1,5 euro le litre», explique Philippe Boisseau.

 

Pour baisser les coûts, Total entend part améliorer la productivité de son usine brésilienne. Le groupe mise aussi sur les biocarburants de deuxième génération, à base de déchets végétaux (épluchures de légumes, paille…) pour faire baisser les prix. Très médiatisée il y a une dizaine d’années, l’utilisation des algues comme biocarburant n’est, quant à elle, pas attendue avant une quinzaine d’années.
Le transport européen table sur une production de biofuel de deux millions de tonnes en 2020, soit 3% de la consommation. Dans l’absolu, Franck Lebel estime qu’il  faudrait que 30 à 40% des besoins de carburant d’Air France-KLM soit couverts par des biocarburants. « Sinon le système ne fonctionnera pas », prédit-il. Pour Philippe Boisseau, les biocarburants pourraient couvrir 20 à 30% des besoins de la flotte mondiale dans 30 ou 40 ans.

 

Un Airbus A321 fait un Toulouse-Le Bourget en volant… au sucre
En plein salon aéronautique, un Airbus A321 a effectué ce jeudi un vol un peu inhabituel entre Toulouse et Le Bourget. Particularité : l’un de ses moteurs était alimenté par un carburant coupé avec un composant à base de sucre : le farnésane.
Des voitures ou des tracteurs roulent déjà grâce aux biocarburants, pourquoi ne pas en utiliser pour faire voler des avions ? Afin de réduire l’empreinte carbone de ses machines volantes, Airbus mène actuellement des essais pour couper une partie du kérosène qui sert à faire s’envoler ses appareils avec un agrocarburant : le farnésane. C’est dans ce cadre qu’a eu lieu ce 20 juin le deuxième vol d’essai, après un premier effectué au Brésil, où est produit ce carburant d’origine végétale.

 

L’A321 au discret fuselage blanc avait décollé ce matin de Toulouse pour venir se poser moins de deux heures plus tard sur le tarmac du Bourget. A son bord, des représentants des quatre grandes entreprises qui mène conjointement ce projet : Airbus, Air France, Safran et Total.

 

10% de farnésane dans un moteur

Quel est le principe ? Il s’agit de couper le kérosène utilisé par l’un des deux moteurs de l’avion avec du farnésane. Celui qui a volé ce jeudi avait dans l’un de ses moteurs CFM 56 10% de ce carburant nouvelle génération. Celui-ci a été mis au point par Total et la start-up américaine Amyris, qui transforme le sucre en molécule (le farnésène), puis en carburant (le farnésane) via des microorganismes qui agissent durant la fermentation.

 

Le vol d’essai de ce jeudi a approximativement consommé 4 tonnes de canne à sucre, soit moins d’une tonne de sucre. « Le sucre n’est pas considéré comme un complément alimentaire par la FAO (branche alimentation de l’Onu, ndlr), il n’entre donc pas en concurrence avec l’alimentation », assure Philippe Marchand, responsable du développement des biocarburants chez Total.

 

Une manne pour les producteurs de betteraves sucrières?

Si l’utilisation de ce farnésane se développe, il pourrait représenter une aubaine pour les producteurs de betteraves sucrières français. En effet, si aujourd’hui Total produit ce biocarburant avec de la canne à sucre brésilienne, il entend bien étendre ses capacités de production en Europe une fois le carburant certifié. « Les betteraviers français sont très intéressés par une diversification de leur activité avec la baisse du marché de l’éthanol », a assuré le responsable du développement des biocarburants chez Total Philippe Marchand à l’AFP.

 

Et « dans 4 à 5 ans, l’objectif, c’est de le faire avec la partie non comestible des plantes. De transformer la cellulose en sucres non alimentaires qui seront transformés en biojet » mais aussi en biodiesel et en plein d’autres produits (cosmétiques, médicaments, parfums), énumère Philippe Boisseau, patron de la division Energies nouvelles de Total.

 

Total vise une certificcation avant 2014

A l’heure actuelle, seuls deux types de biocarburants sont certifiés: ceux issus des huiles comme l’huile de friture usagée (le « Fischer-Tropsch ») ou ceux obtenus par gazéification de biomasse (« hydrotraitement ») qui utilise les déchets, du bois… Mais Total espère une certification du farnésane d’ici la fin de l’année, pour qu’en 2014, peut-être, certains avions commerciaux puissent voler avec du sucre. « Tant qu’il n’y a pas l’offre suffisante, on ne peut pas le faire car la viabilité économique n’est pas là », reconnaît Sabrina Bringtown, chargée d’affaires environnementales chez Air France.

 

En attendant, pour réduire l’empreinte carbone des avions, compagnies et constructeurs jouent sur d’autres critères: réduction du poids de l’avion avec des matériaux composites et des équipements à bord, réduction du temps de roulage au sol et optimisation des trajectoires.

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Écrit par  Jean Louis Verdier vendredi, 21 juin 2013 08:50

 

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