posté le 27-06-2013 à 12:34:58

Visas sénégalais : note du ministère de l’Intérieur du 21 juin concernant les résidents étrangers :

Vente saly

 

Par note datée du 21 juin, le ministre de l’Intérieur vient de donner instruction au Directeur Général de la Police Nationale d’envisager un assouplissement des procédures en faveur des résidents étrangers, en permettant à ces derniers de voyager avec leur carte d’identité étranger et de les dispenser ainsi du visa d’entrée.

Liens
Site

 


 
 
posté le 27-06-2013 à 12:33:14

Dépollution de la baie de Hann, la France suspend ses 21 milliards

Vente saly

 

Le projet de dépollution de la baie de Hann, d’un coût global de 33 milliards de F Cfa, risque de payer les frais de «l’échec» de l’émissaire de Cambérène. En effet, l’Ambassadeur de France au Sénégal, Nicolas Normand, a décidé de suspendre tout assentiment de l’Agence française de développement (AFD), principal bailleur du projet, à hauteur de 21 milliards, sur cette baie, tant qu’il n’y a pas de consensus et l’adhésion des populations locales.

«Je suis obligé de suspendre tout assentiment de l’Agence française de développement (AFD) sur la baie de Hann tant qu’il n’y a pas de consensus, le consentement des populations locales». L’ambassadeur de France au Sénégal est formel. «Il n’est pas question pour la France et l’Agence française de développement de promouvoir un projet qui ne serait pas réellement voulu par les populations et aussi par les autorités». Nicolas Normand prenait part avant-hier, mardi 25 juin, à la Réunion de programmation du 11ième Fonds européen de développement (FED – 2014-2020) dont l’une des trois composante, le secteur de «l’Eau et l’assainissement», est couvert la France et l’Union européenne.

 

Partant de «l’échec» du projet de construction d’un émissaire pour l’évacuation des eaux usées à Cambérène financé par l’Union européenne, à hauteur de 7 milliards de F Cfa, le diplomate français a affirmé que l’AFD, qui est ici sous la tutelle de l’Ambassade de France, ne peut pas financer un projet qui ne rencontre pas l’adhésion des populations, principales bénéficiaires, comme cela semble être le cas pour ce projet. «On ne peut pas faire un projet s’il n’y a pas véritablement de consensus. Pour la baie de Hann, le projet semble bien techniquement, mais il semble qu’il n’a pas encore réuni le consensus complet de la population, mais ça c’est à vérifier. Mais il faut les deux: autorités et populations doivent être en phase quand-même. J’attends qu’il y ait un consensus général, pas seulement celui des autorités gouvernementales, ou des experts», a-t-il souligné.

 

Pourtant, l’ambassadeur de France au Sénégal admet que «l’émissaire de Cambérène ou la dépollution de la baie de Hann sont de bons projets techniquement, bénéfiques aux populations». N’empêche, «nous devons vérifier qu’il y a un véritable consensus parce que nous avons été impressionné par l’échec, on peut utiliser ce mot, il faut appeler un chat, un chat, de l’émissaire de Cambérène qui n’était pas financé par la France directement, mais par l’Union européenne». C’est un projet «qui coutait 7 milliards de Francs de Cfa et qui à ce jour n’a pas encore abouti à cause d’une résistance de la population locale. On espère qu’il va aboutir et on voudrait éviter les mêmes erreurs, c’est tout. Il y a eu sans doute des erreurs sur la sensibilisation, la participation des populations qui n’a pas dû être suffisante puisqu’elles n’ont pas adhéré en nombre suffisant au projet. Il faut éviter les mêmes erreurs», a-t-il plaidé.
Dégâts collatéraux de l’échec de l’émissaire de Cambérène

Les autorités de la ville de Dakar à laquelle appartient la baie de Hann en sont informées. «J’en ai parlé au maire de Dakar. Il faut une approche concertée pour ne pas revivre le même problème qu’à Cambérène. Donc on veut vérifier que, pour la baie de Hann, il y a bien une bonne adhésion des populations, de la municipalité de Dakar, des autorités, c’est tout. Si le projet de l’émissaire de Cambérène avait abouti, il n’y aurait pas de problème».

 

Auparavant, des autorités sénégalaises présentes à la rencontre avaient tenté de rassurer Nicolas Normand, qui s’est d’abord interrogé : «où on en est avec l’émissaire de Cambérène ?», avant de décliner la position de la France, suite aux réponses des premiers. Selon Thierno Ahmed Baba Ly, le Secrétaire général du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, la confiance a été rétablie avec les populations. «Il y a eu rétablissement de la confiance sur l’émissaire de Cambérène. Une commission se réunit tous les quinze jours avec le Comité de défense des intérêts de Cambérène pour statuer sur la question».

 

Et le ministre du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, de renchérir: «les deux projets ne seront pas abandonnés, mais poursuivis. Nous réaffirmons la volonté (de l’Etat) de mettre en œuvre ces projets», a-t-il précisé.

 

D’un coût global estimé à 33 milliards de F Cfa, le projet de dépollution de la baie de Hann, jadis l’une des plus belles au monde, devrait démarrer courant 2013 et les ouvrages réceptionnés en 2015. Il est financé par l’Agence française de développement (AFD) qui devrait décaisser 21 milliards de F Cfa et la Banque européenne d’investissement (BEI) qui s’est engagé à hauteur de 12 milliards de F Cfa. Ce projet «ambitieux», qui s’étend du Port autonome de Dakar (PAD) à Petit Mbao, prévoit la construction d’un réseau d’assainissement comprenant un collecteur-intercepteur sur 15 km, une station d’épuration et un émissaire à hauteur de 3 kilomètres, en pleine mer pour le rejet des eaux traitées.

- See more at: http://dakar-echo.com/societe/item/1909-d%C3%A9pollution-baie-de-hann.html#sthash.4g7czkBU.dpuf

Écrit par  Penda Diop jeudi, 27 juin 2013 08:44

 

Liens
Site

 


 
 
posté le 27-06-2013 à 12:31:26

Mandela sous assistance respiratoire, Zuma annule un voyage à l’étranger

Vente saly

 

L’Afrique du Sud se préparait jeudi matin à l’annonce prochaine du décès de son ancien président Nelson Mandela, placé sous assistance respiratoire, alors que le chef de l’Etat Jacob Zuma a annulé un déplacement prévu jeudi au Mozambique.

 

Le président Jacob Zuma a fait annoncer l’annulation de son voyage après avoir rendu visite à son illustre prédécesseur à l’hôpital dans la soirée.
Or, ses services avaient pourtant confirmé sa présence à ce sommet régional à plusieurs reprises ces dernières heures.

 

Le héros de la lutte contre l’apartheid était « dans un état toujours critique », selon un communiqué de la présidence.

 

« Le président Zuma a été informé de la situation par les médecins qui font toujours tout leur possible pour assurer son bien-être », ajoute le texte.

 

L’état de santé de Nelson Mandela s’est aggravé durant le week-end. Il avait été hospitalisé en urgence le 8 juin après une récidive de l’infection pulmonaire qui le tourmente depuis deux ans et demi.

 

Le prix Nobel de la paix 1993 est sous assistance respiratoire, a précisé à l’AFP Napilisi Mandela, un chef de clan venu de sa région natale du Transkei (sud) qui lui a rendu visite à Pretoria mercredi.

 

« Oui, il utilise des machines pour respirer », a dit le chef traditionnel. « C’est triste, mais c’est tout ce qu’on peut faire. »

 

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a de son côté déclaré que le monde entier priait pour Nelson Mandela, « l »un des géants du 20e siècle » selon lui.
« Je sais que nos pensées et prières sont pour Nelson Mandela, sa famille et ses proches, tous les Sud-Africains et les gens dans le monde entier qui ont été inspires par sa vie remarquable et son exemple », a dit Ban Ki-moon lors d’un discours à New York pour le 5Oe anniversaire de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), aujourd’hui remplacée par l’Union africaine.

 

L’ancienne chef de la diplomatique américaine, Hillary Clinton, a elle aussi envoyé dans un tweet « son amour et ses prières à notre grand ami Madiba, à sa famille et à son pays en cette période difficile ».

 

La Maison Blanche a également témoigné son affection, sans préciser si l’état critique de Mandela risquait d’affecter la venue du président Barack Obama, attendu en Afrique du sud à partir de vendredi dans le cadre de sa tournée africaine.

 

Devant une armée de journalistes venus du monde entier, de nombreux anonymes se sont pressés toute la journée de mercredi et jusqu’à tard dans la soirée devant un mémorial improvisé sur le mur du Mediclinic Heart Hospital de Pretoria où a été admis celui que la plupart des Sud-Africains appellent affectueusement Madiba –de son nom de clan–, se photographiant à l’occasion devant une avalanche de posters, petits mots, fleurs, drapeaux, nounours, ballons…
La rue de l’hôpital a été interdite à la circulation, et la présence policière a été renforcée.

« C’est triste mais il n’y a rien que l’on puisse faire, à part souhaiter qu’il puisse être en paix », confie les yeux déjà brillants de larmes Franz, un père de famille venu en voisin avec son fils.

 

« Que ta bénédiction repose sur Madiba maintenant et à jamais. Donne lui, nous te prions, une nuit calme et une fin bonne et parfaite », a prié le révérend Thabo Makgoba, archevêque anglican du Cap.

 

Les visites se sont multipliées à l’hôpital ces deux derniers jours. D’abord réservées à la famille, elles ont été élargies à des proches, l’ancien médecin de Mandela et des ministres – notamment Nosoviwe Mapisa-Nqakula, la titulaire de la Défense, qui est aussi chargée de la santé des anciens chefs d’Etat.
Des aînés et chefs traditionnels du clan royal des Thembus, auquel appartient Nelson Mandela, se sont rendus à son chevet mercredi. Les Thembus sont une branche des Xhosas, peuple originaire de l’actuelle province du Cap oriental (sud) d’où vient l’ancien président.

 

Cette visite a été décidée lors d’une réunion familiale mardi à Qunu (sud), le village où Mandela dit avoir passé les plus belles années de son enfance et où il a souhaité être inhumé.

 

Une bonne partie de la famille veut, selon la presse, voir revenir à Qunu les dépouilles de trois enfants de Nelson Mandela. En 2011, Mandla, petit-fils de l’icône de la lutte anti-apartheid et désormais chef du clan, les avait fait transférer sans concertation à Mvezo, le village natal de Mandela situé à environ 30 kilomètres de là. Furieux, Mandla a claqué la porte à la réunion de mardi, selon le quotidien The Sowetan.
Aucun membre de la famille n’a voulu faire de commentaire.

Les problèmes pulmonaires à répétition du père de la nation sud-africaine, dont c’est le quatrième séjour à l’hôpital depuis décembre, sont probablement liés aux séquelles d’une tuberculose contractée pendant son séjour sur l’île-prison de Robben Island, au large du Cap. Il y a passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention dans les geôles du régime raciste de l’apartheid.

 

Libéré en 1990, Mandela a reçu en 1993 le prix Nobel de la paix pour avoir su mener à bien les négociations en vue d’installer une démocratie multiraciale en Afrique du Sud, conjointement avec le dernier président du régime de l’apartheid, Frederik de Klerk.

 

Mandela a été de 1994 à 1999 le premier président noir de son pays, un dirigeant de consensus qui a su gagner le coeur de la minorité blanche dont il avait combattu la mainmise sur le pouvoir.

 

Il n’est plus apparu en public depuis la finale de la Coupe du monde de football, en juillet 2010 à Johannesburg.

- See more at: http://dakar-echo.com/component/k2/item/1908-l-afrique-du-sud-et-le-monde-se-pr%C3%A9parent-%C3%A0-sa-mort-prochaine.html#sthash.bWzD28e5.dpuf

Écrit par  Penda Diop jeudi, 27 juin 2013 08:36

 

Liens
Site

 


 
 
posté le 26-06-2013 à 11:07:09

Obama, président afro-américain en pèlerinage à Gorée, île symbole

Vente saly

 

Barack Obama visitera jeudi avec sa famille Gorée, île symbole de la traite négrière au large de Dakar, une étape historique pour le premier président américain noir dont le père est originaire d’un pays africain, le Kenya, et l’épouse descendante d’esclaves.Barack Obama sera le troisième président américain, après Bill Clinton en 1998 et Georges Bush en 2003, à visiter Gorée, à une vingtaine de minutes de bateau de la capitale.

M. Obama, né d’un père noir originaire du Kenya et d’une mère blanche, est ainsi le premier dirigeant noir américain à se rendre en pèlerinage sur ce site historique classé au patrimoine mondial par l’UNESCO.

 

Il sera accompagné par sa femme Michelle, une Afro-américaine descendante d’esclaves pour qui ce passage aura encore davantage de valeur symbolique.

La première dame des Etats-Unis est issue d’une famille dont deux membres était d’anciens esclaves de Georgie et de Caroline du Sud, dans le Sud des Etats-Unis.

 

Avant Gorée, le président américain s’était rendu avec son épouse, en 2009 lors de leur première visite en Afrique subsaharienne, au fort ghanéen de Cape Coast, un autre haut lieu de la traite négrière dans l’ancienne Gold Coast, le Ghana actuel.

 

Le président Obama doit séjourner du 26 au 28 juin au Sénégal, première étape de sa deuxième tournée africaine devant le conduire jusqu’au 3 juillet également en Afrique du Sud et en Tanzanie

 

Gorée est une étape presque obligée pour les dirigeants du monde de passage au Sénégal et a vu passer d’illustres visiteurs comme le Pape Jean Paul II et le premier président noir sud-africain Nelson Mandela, 94 ans, hospitalisé depuis deux semaines à Pretoria dans un état critique.

 

Les Afro-Américains de passage au Sénégal, comme le militant des droits des Noirs, Jesse Jackson, font généralement un tour sur cette île, rendue célèbre par sa Maison des esclaves et sa porte du « voyage sans retour », d’où partaient pour un ultime voyage les esclaves acheminés vers les plantations d’Amérique.

 

Selon des historiens, Gorée a joué un rôle important dans la traite atlantique. Après le Portugais Denis Dias, premier Européen à débarquer en 1444 sur cette île alors inhabitée, elle a été occupée au début du 17e siècle par les Néerlandais qui lui donneront le nom de « Goeree (Goede Reede) », bonne rade, en raison de la facilité d’accès de sa rade.

 

Les Néerlandais, à l’exception d’une brève occupation anglaise en 1664, vont rester maîtres de l’île, convoitée par de nombreuses puissances européennes comme le Portugal, jusqu’à sa prise par les Français en 1677.

 

Pèlerinage sous haute surveillance

En prévision de la venue de Barack Obama à Gorée, l’île a été placée sous haute surveillance.

 

Le quai a été refait et des policiers circulent sur des rues nettoyées pour l’occasion, en face de restaurants dans l’attente de leur fermeture jeudi.

 

« Les sites devant accueillir les Américains et les itinéraires de passage des cortèges » font l’objet d’une surveillance accrue, a affirmé à l’AFP une source sécuritaire.

 

Pour sécuriser l’île, la police a interpellé mercredi 18 personnes à Gorée, notamment pour détention de chanvre indien, lors d’une opération au cours de laquelle des incidents l’ont opposée à des habitants.

 

« C’est l’esclavage qui est revenu et ce n’est pas normal », a affirmé une habitante de Gorée, se plaignant des restrictions dans les mouvements des insulaires.

 

« On a été rassuré par la première mission américaine. Il n’y aura pas de répétition de la visite de Georges Bush (en juillet 2003). Les présidents et le contexte sont différents et les populations seront heureuses d’accueillir le premier président noir des Etats-Unis », a affirmé le maire de Gorée, Me Augustin Senghor.

 

Des habitants de Gorée avaient alors été soumis lors de cette visite à des restrictions jugées sévères.

- See more at: http://dakar-echo.com/culture/item/1893-visite-de-obama-au-s%C3%A9n%C3%A9gal.html#sthash.rXEVNw4z.dpuf

Écrit par  Penda Diop mardi, 25 juin 2013 21:07 – See more at: http://dakar-echo.com/culture/item/1893-visite-de-obama-au-s%C3%A9n%C3%A9gal.html#sthash.rXEVNw4z.dpuf

 

Liens
Site

 


Commentaires

 

1. lafianceedusoleil  le 27-06-2013 à 09:04:26  (site)

bonjour,
toutes mes félicitations pour la photo du jour.
Bonne fin de semaine.
Amicalement
Cricri

 
 
 
posté le 26-06-2013 à 11:05:33

Le tourisme sénégalais dans une mauvaise passe

Vente saly

 

Naguère prospère, l’économie de Saly Portudal, basée principalement sur le tourisme et la pêche est, aujourd’hui, frappée de déclin. La localité n’est plus la principale zone du tourisme balnéaire au Sénégal.
C’est la basse saison dans le tourisme, en ce moment à Saly. Elle va de mars à octobre. Ce qui rime avec un taux de remplissage très faible des hôtels. Comme à chaque période de l’année, cela entraîne également des pertes d’emplois chez les journaliers et les saisonniers. De même, cette contrainte épisodique induit la réduction des réservations dans les hôteliers et la baisse de la commande en produits halieutiques, auprès des pêcheurs locaux. C’est dire que Saly n’est plus le bassin d’emplois hôteliers qu’il était.

 

Il y a longtemps que la crise dure. Cette situation inquiète les acteurs du tourisme, qui subissent de plein fouet la conjoncture difficile que traverse ce secteur vital pour Saly, Mbour, Nianing et toute la Petite côte. « Les visiteurs ne viennent plus comme avant. Avec la basse saison, nous restons des journées sans vendre un seul objet. Aujourd’hui, il n’y a plus de haute et basse saison. La crise est devenue structurelle », se lamente Samba Ndiaye, un vendeur d’objets d’art à l’allure sportive. En écho, un responsable de l’hôtel les Amaryllis, un réceptif flambant neuf qui a ouvert il y a quatre ans, reprend la même rengaine. « Les touristes ne viennent plus. Mon constat est que le tourisme ne cesse de reculer au Sénégal », déplore-t-il.

 

Les causes de cette situation pénible sont multiples, d’après les acteurs du tourisme à Saly. Ils mettent en avant la cherté de la destination Sénégal. Cela, depuis que le gouvernement a décidé de créer une taxe sur les billets d’avion en vue de financer l’aéroport Blaise Diagne de Ndiass. De l’avis de Marcel Lagoutte, un vieux retraité français de 78 ans qui vit six mois de l’année en alternance entre le Sénégal et la France, depuis vingt et un ans, le touriste qui débarque au Sénégal doit s’acquitter d’une taxe de 400 Euros, environ 260 000 francs Cfa.

 

Conséquence, certains touristes préfèrent se rendre en Afrique du Nord ou en Gambie à moindre coût. « Le tourisme au Sénégal coûte cher. C’est pourquoi certains touristes se détournent du Sénégal pour le Maroc ou la Gambie », constate, amer, un hôtelier de Saly.

 

Le taux de fréquentation des hôtels de Saly par les visiteurs se réduit comme peau de chagrin, à l’image de la disparition de la côte. Le tourisme balnéaire qui faisait l’atout de charme de la Petite côte est dangereusement menacé. La plage a disparu à Saly, sous l’effet combiné des changements climatiques et de l’action de l’homme. En effet, avec l’implantation des hôtels, la lagune de Saly, longue de 5 kilomètres, a été obstruée par un promoteur hôtelier. Conséquence, le niveau de la mer a augmenté et les plages ont été submergées.

 

Au point qu’à Saly, il n’y a plus de plage que de nom. Celle-ci a complètement disparu sous l’avancée de la mer. « Chaque jour, des centimètres de côtes sont perdus à jamais. Pour sauver ce qui peut l’être, on a recours à de grosses roches de basalte ou en latérite, parfois à des gravats, pour servir de brise-vagues », renseigne un aubergiste. Pour endiguer cette avancée exorable de la mer, les populations procèdent désormais à des colmatages à l’aide de moyens rudimentaires.

 

Également, l’insécurité qui règne au niveau de la station balnéaire de Saly fait fuir les touristes. Il suffit qu’ils sortent le nez pour être assaillis par des rabatteurs, des gigolos, des pseudo-guides et des pseudo-antiquaires. Pour échapper aux griffes d’une telle meute, les touristes sont obligés de faire appel aux agents de sécurité, en nombre insuffisant, déployés par la Société d’aménagement de la Petite Côte (Sapco). Il arrive également qu’ils trouvent refuge dans les boutiques d’objets d’art situées le long de l’avenue principale qui séparent Saly Coulang et Saly Tapée. « Ceux qui sont ainsi agressés verbalement – voire physiquement – ne remettront plus les pieds au Sénégal. C’est ainsi que Saly perd chaque année des centaines de touristes. Par contre, d’autres restent cloîtrés dans leurs hôtels le temps d’un séjour, de peur de sortir et de se faire assaillir par de pseudo-antiquaires », fait constater notre interlocuteur.

 

Mamadou SARR

- See more at: http://dakar-echo.com/culture/item/1892-tourisme-au-s%C3%A9n%C3%A9gal.html#sthash.mjevAagb.dpuf

Écrit par  Penda Diop mardi, 25 juin 2013 20:42 – See more at: http://dakar-echo.com/culture/item/1892-tourisme-au-s%C3%A9n%C3%A9gal.html#sthash.mjevAagb.dpuf

 

Liens
site

 


 
 
 

Ajouter un commentaire

Pseudo : Réserve ton pseudo ici
Email :
Site :
Commentaire :

Smileys

 
 
 
Rappel article
 
 
Conseils pratiques expatriation- Agence immobiliere - Locations de Villas - Tourisme - Hôtellerie - Vacances - Excursions