posté le 24-07-2013 à 11:24:35

Des éléphants burkinabé vont arriver au parc Niokolo Koba

Vente saly

C’est là une des parties saillantes du communiqué conjoint de la récente visite du président Macky Sall au Burkina Faso. En le lisant devant les caméras de la télévision nationale en présence de son homologue sénégalais Mankeur Ndiaye, le ministre burkinabé des Affaires Etrangères Djibril Yipènè Bassolè a révélé que « des éléphants  burkinabé vont être transférés au parc de Niokolo Koba ». Concernant les modalités d’arrivée de ces quadripèdes, l’officiel du pays des hommes intègres a précisé que « cela se fera selon les normes en vigueur ».

Par Senewebnews | Seneweb.com |  Mardi 23 juillet, 2013 23:28

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posté le 24-07-2013 à 11:23:05

Programme national de gestion des déchets

 

Vente saly

Si la première catégorie est prise en charge par le volet assainissement avec les importants efforts enregistrés dans ce domaine notamment dans le cadre du Programme eau potable et assainissement du millénaire (PEPAM), les déchets solides, restent les parents pauvres du système (d’assainissement). C’est pour corriger ce manquement que le Sénégal, s’est doté, pour les sept (7) prochaines années (2013-2020), d’un Programme national de gestion des déchets (PNGD) estimé à environ 200 milliards F Cfa.

 

 

Les déchets sont constitués de deux composantes: liquide et solides. Cependant, contrairement aux déchets liquides dont la prise en charge est effective, les autorités peine à circonscrire la problématique de la gestion des déchets solides, notamment les ordures ménagers. Pis, le Sénégal ne dispose pas de dépôts aux normes. Jusque-là seul Dakar a bénéficié d’un appui de l’Etat en matière de gestion des ordures, les autres collectivités locales du pays étant laissées en rade.

 

Aussi, rares sont les collectivités locales qui savent la quantité de déchets qu’elles produisent, encore leurs types. Il y a une méconnaissons pas nos déchets. Ce qui fait qu’il est difficile de mettre en place une bonne planification, donc pas de «E-management». S’y ajoute le fait que la gestion des ordures dans notre pays, c’est aussi l’absence de référence qui fait qu’on est obligé de se conformer aux normes européennes. D’où la nécessité de faire des recherches dans le domaine.

 

Par conséquence, le sentiment le mieux partagé dans notre pays est celui d’une insatisfaction à tous les niveaux en matière de gestion des déchets solides. En effet, non seulement, l’Etat n’est pas satisfait de cette gestion des ordures au niveau national et de l’image que donne notre pays. Les collectivités locales à qui revient, désormais, cette gestion et les populations qui en sont bénéficiaires éprouvent également le même sentiment.

 

C’est pour inverser la tendance que le Sénégal, s’est doté, pour la période 2013-2020 (sept prochaines années), d’un Programme national de gestion des déchets (PNGD). Selon Ibrahima Diagne, Secrétaire exécutif du PNGD, dont le comité de pilotage a été installé hier, mardi 23 juillet à Dakar, ce Plan stratégique 2013-2020 comprend plusieurs phases. La première 2013-2017 contient en son sein un programme prioritaire 2013-2015. Il est estimé à environ 200 milliards F Cfa et considéré.

 

15000 à 30000 emplois à créer

A l’en croire, le PNGD c’est à la fois une vision, une identité, des stratégies, un cadre de mise en œuvre, un dispositif de suivi-évaluation (c’est ici que le bas blesse pour tous les projets) avec comme finalité une «salubrité universelle». Aussi, conscient que les ordures c’est de «l’or dur» et constituent une matière première en ce sens que les déchets plastiques peuvent être recyclés en vue d’obtenir d’autres produits finis comme des chaises, des seaux et beaucoup d’autres choses, des aspects économiques y ont été intégré en liant l’écologie, le social et l’économie.

 

Ce qui aura comme résultat la création d’emplois à travers les différents maillons de la chaine de collecte et gestion (production, conditionnement pré-collecte, regroupement, collecte et transport, tri…). Dès lors, «la valorisation des déchets entrainera la création d’industries qui vont générer des chiffres d’affaires, qui vont payer des taxes pour l’Etat et surtout favoriser le recrutement massif autour du programme».

 

Alors que la région de Dakar à elle seule compte plus de 4500 personnes évoluant déjà dans le secteur, les prévisions font état d’au moins 300 emplois par département à l’intérieur du pays. Soient, entre 15000 et 30000 emplois à créer à l’échelle nationale, conformément aux projections. Ce qui rejoint l’acte III de la décentralisation qui est en vu, a montré Ibrahima Diagne, auteur d’une présentation sur le programme.

 

Le PNGD qui dispose d’un cadre financier et socioculturel, une unité de coordination (comprenant un centre de tri, la collecte et gestion, le recyclage) avec des orientations bien déterminées, compte cinq composantes. Il y a la «réforme des lois et règlements» qui va coûter 240 millions F Cfa afin d’avoir un document de référence, car le texte de 1974 qui régit les ordures est caduc, au vu de l’évolution de la technologie et des types de déchets solides.

 

119 milliards F Cfa d’appui aux collectivités locales

S’y ajoute la «réalisation d’infrastructures de gestion des déchets solides», des unités de valorisation des déchets, réhabilitation de charge sauvages, etc. avec un Sénégal subdivisé en pôles. L’exécution de cette composante nécessitera 48,9 milliards F Cfa.

 

L’autre composante consiste en «l’Appui technique et financier aux collectivités». Elle est évaluée à plus de 119 milliards F Cfa (119 356 612 296 F Cfa). Toutefois, ces dernières doivent au préalable avoir un plan opérationnel de gestion des ordures. Le tout sera soutenu par la mise en place d’un système d’information, l’appui aux structures de gestions, la mise en place d’un fonds de développement des initiatives communautaires de gestion des ordures, et d’un fonds d’appui à l’exploitation.

 

Les deux derniers volets, sont la mise en place d’un «réseau social» et la «coordination, suivi et évaluation». Pendant les sept (7) ans, le programme est évalué à plus de 191 milliards F Cfa. Ce budget rapporté à la population, on aura 2100 F Cfa par habitant et personne, contrairement au PEPAM qui coût plus 5000 F Cfa par habitant et par personne.

 

De l’avis de Ibrahima Diagne, la phase 1 qui concerne la zone Ouest regroupant les régions de Dakar, Thiès, Diourbel, Fatick et Kaolack est estimé à 97,388 milliards. Elle doit couvrir 57% de la population.

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Écrit par  Penda Diop mercredi, 24 juillet 2013 08:22 – See more at: http://dakar-echo.com/component/k2/item/2338-200-milliards-f-cfa-pour-des-villes-et-villages-propres.html#sthash.ZZteG7VE.dpuf

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posté le 24-07-2013 à 11:21:35

Wade aux abois

Vente saly

L’appel de Me Wade, depuis Versailles, pour les retrouvailles de la grande famille libérale va accoucher d’une souris. Il contient plusieurs faiblesses au nombre desquelles : son manque de sincérité, de crédibilité et son caractère occasionnel qui rappelle d’autres appels du même genre. Aujourd’hui, les enfants du père ont tous des ambitions présidentielles, voire « transhumancielles ».

Dans un document aux allures de manifeste intitulé : «Appel à la Reconstruction de la Grande famille libérale», Me Abdoulaye Wade, le Président déchu, souhaite l’unité de la famille libérale. Dans ce document repris par nos confrères de l’As, celui qui a dirigé ce pays douze ans durant, décline les principales orientations de ces retrouvailles libéro-libérales ainsi que la logique qui sous-tend celles-ci.

 

Seulement, fidèle à son style, il n’a pas hésité à brocarder le régime d’un des fils putatifs, devenu, par la volonté des Sénégalais, président de la République. Pour Wade père, « le peuple a été abusé » et il (Wade) regrette surtout que ce pays soit confié aux «manipulateurs néo-colonialistes qui sont actuellement en train de tenter de reconquérir en Afrique leur base économique ». Et d’ajouter «qu’après seulement un an d’expérience du nouveau régime, tout le monde s’accorde à constater que notre pays est en pleine régression démocratique, économique et sociale… ».

 

Cet appel aux retrouvailles de l’ex Président souffre cependant de plusieurs handicaps : il est occasionnel, il manque de sincérité, de crédibilité et semble d’emblée remettre les cartes entre les mains d’un seul individu : le «pape du sopi» défait il y a plus d’un an.

 

Cet appel intervient au moment où la situation semble défavorable. Son dernier appel aux « retrouvailles », avant qu’il ne soit défait le 25 mars 2012, remonte à novembre 2009. Il avait profité du lancement d’une nouvelle phase dans le projet de renouvellement du parc d’autobus sénégalais de l’usine de bus Senbus/King Long, pour appeler à la réconciliation de la famille en direction de la présidentielle de 2012.

 

Devant le Premier ministre, plusieurs ministres du gouvernement, le président de l’Assemblée, celui du Sénat, ou encore le président du Conseil économique et social, Wade disait ces mots traduit du Wolof : « Mon souhait, à l’heure actuelle, c’est de rassembler toute ma famille, avait-il déclaré. « Je veux que tout le monde revienne à la maison et que nous soyons unis.

 

C’est pour cela que tous ces gens qui sont hors du parti, à commencer par Macky Sall, Maître Alioune Badara Cissé, je leur demande de revenir chez eux. Je leur demande de quitter la forêt et de revenir chez eux. Parce qu’il y a beaucoup de hyènes et de lions dans la forêt». Il avait alors besoin de tous ses «fils» pour faire face à une opposition qui était dans une perspective d’unité, inspirée par les Assises nationales. Rien n’y fit. Les enfants libéraux qu’il avait lui-même travaillé à séparer, de par ses méthodes, ont voulu, chacun, voler de ses propres ailes.

 

Idrissa Seck qui avait tenté l’aventure solitaire à la présidentielle de 2007,  s’est dressé devant le «Pape du sopi» en 2012». Macky Sall qu’il a lui-même chassé de la maison, a voulu relever le défi du « fils banni». Pour ne citer que ces deux cas. Après la débâcle de mars 2012, la maison libérale sera visitée à nouveaux par les démons de la division. Pape Diop, Abdou Fall, feu Ousmane Seck, Abdoulaye Baldé, quittent avec fracas, la maison du père à la veille des élections législatives.
Aujourd’hui le Pds est plus que dans une mauvaise posture, celle des « traqués » supposés s’être mal enrichis et qui continue à tomber. Cet appel de Versailles se comprend aisément pour faire face au rouleau compresseur.

 

Macky Sall qui connaît bien les méthodes de son «père », a répondu, lors d’une conférence récemment à Paris, à cet appel du pied avec toute la réserve propre à la langue de bois.  «Je pense que c’est même l’occasion d’avoir un compromis historique pour la convergence de toutes les forces au service du développement de notre pays. C’est quelque de chose de tout à fait possible et je suis ouvert à toute idée allant dans ce sens, sans que cela ne soit un sujet de préoccupation», dit-il avant d’ajouter : «Si nous nous entendons sur l’essentiel, en tout cas sur la vision qui est définie, il n’y a pas de raison qu’ils ne rejoignent pas le train».

 

Le fils «banni» a compris que son «père» veut être le maitre du jeu, celui qui tient les cartes entre ses mains.  Me Wade a peut-être oublié que les Sénégalais en ont décidé autrement. Macky Sall veut prendre l’initiative des retrouvailles : si elles devaient se réaliser, elles le seront sous son magister. Ce que n’acceptera jamais son «père » qui voit toujours en Macky Sall «l’enfant qu’il a créé». Encore que si retrouvailles devaient y avoir, avec Macky Sall, ce ne serait sûrement pas sous la bannière bleue-épis de maïs. C’est lui-même, Macky Sall qui avait juré qu’il ne retournerait jamais au Pds… Encore qu’en politique…

 

Idrissa Seck, lui, peut répondre à l’appel, mais à condition que cela lui serve «d’escalier» pour réaliser son rêve le plus «fou» de devenir Président de la République. C’est-à-dire tout sauf jouer les seconds couteaux. Ne serait-ce que pour ce dessein, il s’alliera avec le diable.

L’autre fils, Souleymane Ndéné Ndiaye est à l’affût. Il rêve de prendre la direction du parti démocratique sénégalais. Sa stratégie de «se marginaliser» pour mieux se faire remarquer en dit long sur ses intentions.

 

Mais c’est sans compter avec les «appétits voraces» d’un Omar Sarr se mettant en vitrine à l’occasion des batailles de la traque des biens supposés mal acquis et qui pense qu’il est l’héritier de droit.

 

Que dire du prisonnier VIP, Karim Wade qui se dit, du fond de sa cellule, qu’il a un destin présidentiel, puisque son père biologique, dans sa longue marche vers le palais, est passé par là.

 

Et si l’appel aux retrouvailles se faisait au profit du fils biologique ? Les souvenirs d’un 23 juin sont encore vivaces dans les mémoires et peuvent pousser certains libéraux à redouter la «dévolution monarchique», mais cette fois-ci à la tête du Pds.
Nul doute que Me Wade est en train de préparer son retour au pays natal. Mais il ne peut pas le faire sans viatique. L’appel aux retrouvailles en est un pour renvoyer à l’opinion l’image de quelqu’un qui est toujours maître du jeu. Il a besoin d’y croire encore au moment où les repères se sont disloqués pour un parti qui détenait tous les pouvoirs et dont les caciques se retrouvent subitement aux abois.

 

Aussi cet appel manque-t-il de sincérité parce qu’il est politicien et à tout l’air d’un prolongement de la bataille de la présidentielle de mars 2012. Puisque Me Wade est convaincu « qu’après seulement un an d’expérience du nouveau régime, tout le monde s’accorde à constater que notre pays est en pleine régression démocratique, économique et sociale». Le ver est dans le fruit.

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Écrit par  Penda Diop

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posté le 23-07-2013 à 11:32:23

Risque cardiaque : messieurs, ne sautez pas le petit-déjeuner !

Vente saly

par Nicolas Fertin avec AFP
le 23 juillet 2013 à 08h36 , mis à jour le 23 juillet 2013 à 08h45.

SantéLes résultats d’une étude américaine ont montré que les hommes ayant l’habitude de ne pas prendre  de petit-déjeuner avaient 27% plus de risques de subir une crise cardiaque ou  de mourir d’insuffisance coronarienne que ceux avalant une collation le matin.

Les hommes qui ne prennent pas de  petit-déjeuner courent plus de risques d’avoir une crise cardiaque ou de mourir  d’une maladie du coeur que les autres,.

Une étude américaine de la Harvard School of Public Health a sondé près de 27.000 hommes âgés de 45 à 82 ans entre 1992 et 2008. Ces résultats ont été publiés lundi. Ils montrent que les hommes ayant l’habitude de ne pas prendre  de petit-déjeuner avaient 27% plus de risques de subir une crise cardiaque ou  de mourir d’insuffisance coronarienne que ceux avalant une collation le matin.

 

Le profil type du « sauteur de petit-déjeuner »

Les personnes de l’étude sautant le petit-déjeuner avaient tendance à être  plus jeunes et « à être souvent des fumeurs, travaillant à temps plein,  célibataires, ayant moins d’activité physique et buvant davantage d’alcool ». « Sauter le petit-déjeuner peut conduire à certains risques, comme  l’obésité, l’hypertension, un fort taux de cholestérol et de diabète, ce qui  peut à terme amener à une crise cardiaque », a expliqué Leah Cahill, de la  Harvard School of Public Health, principal auteur de l’étude.

Les hommes disant se sustenter le matin avaient également tendance à manger  une fois de plus en moyenne que les autres, ce qui signifie que les personnes  sautant le petit-déjeuner ne rattrapaient en général pas ce manque de  nourriture plus tard dans la journée.

Vente saly

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posté le 23-07-2013 à 11:30:47

Le littoral sénégalais en péril

 

Vente saly

Les environnements marin et côtier subissent des agressions diverses qui ont pour conséquences : l’érosion côtière, la pollution marine, la destruction des habitations et la perte de la biodiversité. Le dernier rapport sur l’état de l’environnement (2010-2015) tire la sonnette d’alarme.L ’occupation massive du littoral n’est pas nouvelle. Ce qui est nouveau, c’est qu’elle a pris, ces dernières années, une tournure alarmante. Dans le cadre de l’Organisation de la Conférence islamique qui s’est tenue à Dakar en 2008, l’Agence nationale pour l’organisation du 13e sommet de l’Organisation de la conférence islamique (ANOCI) a réalisé des infrastructures à vocation touristique.

 

 

Le programme de réalisation d’infrastructures avait été principalement implanté sur la corniche ouest. Or, ce n’est un secret pour personne que cette dernière représente un élément stratégique dans la structuration économique, culturelle et environnementale du pays.

 

Le deuxième rapport sur l’état de l’environnement au Sénégal (2010-2015) publié sous l’égide du Centre de Suivi écologique (CSE) et écrit par plusieurs acteurs étatiques et non étatiques, tire la sonnette d’alarme sur cet état de fait. « Il faut dire que l’urbanisation inconsidérée de cet espace est un facteur aggravant de risques, tels que les séismes, les glissements de terrain, l’avancée de la mer », avertit ce « document de référence » sur l’environnement au Sénégal.

 

« La décision prise par les autorités d’embellir la corniche de Dakar et de construire de nouvelles infrastructures hôtelières sur cette façade maritime, poursuit le rapport, a la particularité d’avoir densifié, avec la nouvelle infrastructure routière et ses ouvrages lourds le mur de béton entre l’océan et la ville. Privant ainsi Dakar, des vents marins qui l’empêchaient d’étouffer de chaleur ».

 

LE BATI, PRINCIPALE MENACE

Au niveau du littoral sénégalais, long de 700 kilomètres, le développement des constructions immobilières souvent anarchiques, est la principale menace. « L’extension du bâti en ce qui concerne le secteur touristique constitue l’une des principales sources d’altération des écosystèmes littoraux. Cette extension est très rapide dans certaines régions littorales comme la Petite Côte sénégalaise », déplore le rapport.

 

Pis, généralement, ces constructions se font souvent à moins de dix mètres du rivage contre les 100 mètres requis. Cette extension des bâtiments à usages touristique ou d’habitation est un facteur aggravant de l’érosion côtière. C’est le cas à Saly où L’Etat et les promoteurs privés rivalisent dans la construction d’établissements hôteliers ou de résidences. Récemment, la construction d’une résidence hôtelière a obstrué la lagune, faisant ainsi monter le niveau de la mer, qui a envahi les plages.

 

Aujourd’hui, Saly n’a plus de plage et de nombreux réceptifs hôteliers et une partie du village de Saly Koulang sont menacés par les vagues. « Ce littoral, déjà fragile morphologiquement, subit les effets de l’urbanisation et d’une exploitation touristique exigeant plus d’espaces et induisant une compétition et une cohabitation qui dégradent l’environnement et les écosystèmes », prévient le document. C’est le cas à la Porte du Millénaire, la banlieue dakaroise comme Mbao, Thiaroye, mais aussi Rufisque et Bargny, où les inondations liées à l’érosion côtière sont devenues monnaie courante.

 

A Saint Louis, l’ouverture du « Canal de délestage » avait permis de « soulager » les habitants des inondations de 2003 en évacuant les eaux de pluie vers la mer.Reste que cette brèche est passée de 250 mètres, au début, à plus de 800 mètres. Aujourd’hui, ce « canal de délestage » menace de rayer de la carte beaucoup de quartiers comme Coxxu Bathie, la Langue de Barbarie et Ndoune Baba Dièye. Ce n’est pas tout. « L’ouverture de la brèche a causé la disparition de nicheuses d’oiseaux au niveau de la Langue de Barbarie.

 

Des menaces pèsent aussi sur le parc ornithologique de Djoudj », indiquent les auteurs du rapport. Ces derniers signalent également que « la salinisation des terres autour de la Langue de barbarie, entraîne une baisse de la productivité des maraîchers, qui se répercute sur l’approvisionnement des hôtels ».

 

POLLUTION MARINE

L’environnement marin et côtier est aujourd’hui menacé par la pollution industrielle et domestique. Ce problème de la pollution marine concerne surtout la région de Dakar, qui concentre à elle seule 87% des entre- prises du pays. Les sources de pollution mari- ne sont nombreuses. On peut citer : les ordures ménagères, les hydrocarbures et les rejets industriels. A Dakar, la baie de Hann qui fut la plus belle du monde après celle de Rio de Janeiro, est fortement affectée.

 

Le développement des activités industrielles et portuaires au niveau de cette baie et l’implantation de certains quartiers et villages traditionnels, souvent de façon spontanée, ont aggravé la pollution. A Dakar, chaque jour près de 180 000 mètres cubes d’eaux usées sont jetés en mer.

 

En conclusion, les auteurs insistent sur le fait que le domaine marin et le littoral sénégalais regorgent de potentialités socio-économiques. « Ces milieux constituent un capital naturel jouant le triple rôle de développement financier, en ce sens que son exploitation commerciale est source de taxes et de redevances versées à l’Etat et aux collectivités locales, notamment avec les infrastructures hôtelières et les quais de pêche. Ils constituent également des supports de services environnementaux. Car les écosystèmes permettent la survie d’espèces exploitables économiquement », mentionne le rapport.

 

Avant d’indiquer que « force est de constater que cet environnement marin et côtier est aujourd’hui menacé et connaît des dégradations diverses qui ont pour conséquence l’érosion côtière, la pollution marine et la destruction de l’habitat et la perte des zones touristiques ». En guise de recommandation, le rapport sur l’état de l’environnement recommande l’adoption d’une loi sur le littoral pour mettre fin à la « superposition de régimes fonciers », pour apporter un plus. La mise en place d’une structure institutionnelle, chargée de la gestion des zones côtières est recommandée, entre autres.

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Écrit par  Jean Louis Verdier lundi, 22 juillet 2013 22:21

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