posté le 05-08-2013 à 11:43:21

Jean Baptiste Belley né à Gorée – 1746-1805

Vente saly

Jean-Baptiste Belley (dit Timbazé puis Mars) est un révolutionnaire français, né selon ses propres dires, le 1er juillet 1746 ou 1747 sur l’île de Gorée (Sénégal)

 Vendu à l’âge de deux ans, il est déporté et mis en esclavage à Saint-Domingue (République d’Haïti).

Il fut élu député Montagnard durant la Révolution française et membre du Club des Jacobins. Il fut le premier député français noir, représentant alors le département du Nord de la colonie française de Saint-Domingue à la Convention nationale puis au Conseil des Cinq-Cents.Origine et famille
Jean-Baptiste Belley, aurait été vendu à l’âge de deux ans à un négrier faisant voile vers Saint-Domingue depuis l’Ile de Gorée. Selon l’historien haïtien Thomas Madiou, il racheta sa liberté par son commerce, selon ses propres propos ; la date de sa naissance est incertaine.

 

Sa carrière 
Jusqu’en juillet 1777, dans les registres de la paroisse du Cap Français à Saint Domingue, il est dit perruquier et nègre libre. Il est surnommé Timbazé.
En 1777, il aurait participé dans le corps supplétif des Nègres libres du Cap à la campagne de la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique notamment à Savannah. C’est à cette occasion qu’il aurait été surnommé « Mars ».
À partir d’août 1781, dans les registres de la paroisse du Cap Français, il est dit officier subalterne des Nègres libres du Cap. Le surnom de Mars apparait bien alors.

 

Convention nationale
Il est capitaine d’infanterie aux colonies au moment de la Révolution, quand la Convention nationale décida que les colonies éliraient des représentants (le décret du 4 avril 1792 donnait les droits civiques et politiques aux hommes de couleur). À la tête du 16ème régiment il repousse une attaque contre le Cap.
« ce descendant de l’esclavage a combattu du côté des commissaires civils contre les colons blancs et reçu six blessures durant ces combats.»
Le 3 Vendémiaire an II (24 septembre 1793), il est nommé membre de la Convention nationale par la colonie de Saint-Domingue, à la suite d’un « vote unamine à la pluralité des voix ». Il est désigné pour représenter le département du Nord de la colonie française de Saint-Domingue à la Convention aux côtés de Jean-Baptiste Mills, Louis-Pierre Dufay et Joseph Georges Boisson.
Avant d’arriver en France, il passe par Philadelphie où il est pris à partie par les colons qui refusent de voir un noir avec un poste de pouvoir. Il leur répondra : « quand on sait sauver les Blancs et les défendre, on peut bien les commander » puis il fait escale à New-York.

 

Arrivé à Lorient, les trois hommes sont arrêtés et enfermés par Victor Hugues car il est soupçonné d’être Girondin à cause de l’aide qu’ils avaient apportés à Sonthonax mais ils sont remis en liberté grâce à une lettre énergique de la Convention1. Il est introduit par Simon-Edme Monnel à la Convention à Paris le 15 pluviôse an II (3 février 1794) avec les autres députés de Saint-Domingue. Ils sont accueillis par Simon Camboulas d’Esparou, neveu de l’abbé Raynal, dans l’enthousiasme général. Ils siègent à la Montagne.

 

L’abolition de l’escalavage

Le lendemain, son collègue Louis Dufay prononce un discours remarqué8 faisant le procès des Blancs qui ont entraîné les propriétaires de couleur, ce qui a abouti à livrer aux Anglo-Espagnols une partie de la colonie de Saint-Domingue, alors que :
« les Noirs devenus libres et français ont fait rempart de leurs corps à l’invasion anglaise. »
L’abolition de l’esclavage, déjà effective à Saint-Domingue, est alors prononcée par décret de la Convention dans tous les territoires français ce 16 pluviôse de l’an II (4 février 1794). Suite à cette allocution, Levasseur de la Sarthe Delacroix, Danton font voter l’abolition de l’esclavage dans les colonies. Dufay, Mills et Belley sont congratulés dans la liesse générale et sont accueillis de la même manière, le soir, au club des jacobins.

 

Dans les assemblées
Il continue de siéger à la Convention nationale jusqu’au 26 octobre 1795 puis au Conseil des Cinq-Cents jusqu’en 1797, sans cependant avoir joué un rôle éminent dans ces assemblées. Néanmoins, il se montra fidèle à ses convictions républicaines au sein du Conseil des Cinq-Cents.
En vendémiaire an IV (octobre 1795), il déclare avoir possédé des biens au Cap Français, mais n’en possède plus et ne touche que ses émoluments de député. Il est cité comme habitant rue Neuve des Mathurins à Paris, le 16 messidor an IV (4 juillet 1796)
Commandant de la légion de gendarmerie de Saint-Domingue
Le 15 floréal de l’an III (4 mai 1795), Jean-Baptiste Belley, appuyé par son collègue Dufay, est promu chef de bataillon.
Le 3 messidor an V (21 juin 1797), il est nommé chef de brigade puis au commandant de la gendarmerie de Saint-Domingue.
Il retourne alors à Saint-Domingue.
Le coup d’État du 18 brumaire mené par Napoléon Bonaparte a lieu le 9 novembre 1799. Lors de l’expédition du général Leclerc en 1802, il est toujours chef de la légion de gendarmerie de Saint Domingue.
En résidence surveillée à Belle-Île-en-Mer

 

En avril 1802 à Saint Domingue, lors de la réorganisation de la Gendarmerie de la colonie, il est suspendu de ses fonctions sans être formellement mis aux arrêts sur ordre du capitaine-général Charles Victoire Emmanuel Leclerc, commandant en chef le corps expéditionnaire.
Le 16 juillet 1802, Envoyé à Brest puis à Belle-Île-en-Mer où il arrive vers le 20 juillet 1802, il est placé en résidence surveillée à la forteresse de la commune de Le Palais avec un régime assoupli.
Les dernières années
Il est admis le 19 messidor an X (8 juillet 1802) au régime de réforme de capitaine de gendarmerie.
Placide Séraphin Clère dit Louverture, beau-fils du général de division Toussaint Louverture, le rejoint à Belle-île-en-Mer en provenance de Brest sur la corvette La Nayade le 26 thermidor an X (14 août 1802). Tous deux sont admis à l’hôpital militaire de Belle-île-en-Mer le 19 vendémiaire an XI (11 octobre 1802). Ce dernier, qui est aux arrêts, est translaté vers la prison d’Agen le 14 fructidor an XII (1er septembre 1804) sur demande de sa mère.

 

Son décès

Jean-Baptiste Belley reste à l’hôpital militaire de Belle-Ile-en-Mer, où il décèdera un an plus tard, le 18 thermidor an XIII.
Deux lettres de sa main pendant cette période sont connues : au Préfet du Morbihan en août 1804, à Placide-Séraphin Clair dit Louverture, déjà cité, en février 1805.
Selon son acte de décès, Jean-Baptiste Belley, nègre, ex-chef de Légion de Gendarmerie, jouissant du traitement de réforme, est décédé le 18 thermidor an XIII (6 août 1805) à l’hôpital militaire de Belle-Ile-en-Mer. Il est dit « âgé d’environ cinquante ans (donc né vers 1755) et natif de Léogane (Saint Domingue) ».
Son testament du 16 thermidor an XIII (4 août 1805) devant Pierre-Marie Querrel, notaire impérial en résidence au Palais à Belle-Ile-en-mer, désigne comme héritier son demi-frère Joseph Domingue (qui n’est pas Joseph Damingue dit Hercule), capitaine de gendarmerie à Rochefort. Aucune descendance ni aucun bien à Saint Domingue ne sont cités.
Ses biens s’élevant à 1697,50 francs sont remis à son demi-frère le 6 vendémiaire an XIV (28 septembre 1805)

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Écrit par  Jean Louis Verdier dimanche, 04 août 2013 17:33

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posté le 05-08-2013 à 11:41:19

Fatick : un élément du GIGN meurt dans un accident de la circulation

Vente saly

Un élément du Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), l’adjudant Boubou SY a trouvé la mort dimanche dans un accident de la circulation survenu à Keur Martin, un village du département de Fatick (centre), a appris le correspondant de l’APS de source sécuritaire.Le gendarme décédé était à bord d’un véhicule faisant partie du cortège transportant le président Macky Sall de Fatick à Dakar.

 

Trois autres personnes qui étaient à bord du même véhicule ont été blessées, selon le lieutenant Mody Ndour, chef de la compagnie des sapeurs-pompiers de Fatick. L’un des des blessés se trouve dans un état grave, a-t-il précisé.

 

Le chef de l’Etat a présidé dimanche matin à Fatick la cérémonie officielle de la Journée nationale de l’arbre.

 

Les blessés, acheminés à l’hôpital régional de Fatick dans un premier temps, ont été ensuite évacués à Dakar, selon Mody Ndour.

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posté le 05-08-2013 à 11:39:29

Omar Sy 2e personnalité préférée des français, Sarkozy en embuscade à la 20e place

Vente saly

Omar SY cède la première place cette année à Jean Jacques Goldman

Pour la première fois en plus d’un quart de siècle, un entrant prend directement la tête du classement et devient le 7e leader de l’histoire du Top 50.Il y a dix ans, le chanteur, au moment où il s’éloignait de la scène, avait prié le JDD de le mettre hors jeu de ce classement des personnalités préférées.

 

Malgré cette discrétion, ou peut-être grâce à elle, il est resté dans le cœur des Français.

 

Le succès de l’album de reprises Génération Goldman – un deuxième volume sort à la fin du mois – en témoigne.

 

C’est pourquoi nous avons décidé de le réintégrer dans un classement auquel nul ne se porte candidat, la sélection des entrants étant de la seule responsabilité de la rédaction et de notre partenaire historique, l’Ifop. « Depuis les années 1980, Jean-Jacques Goldman occupe une place à part auprès des Français, analyse Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.

 

Il incarne des valeurs de sympathie, de modestie, d’authenticité. Il est aux antipodes du bling-bling, de la téléréalité. » Les mêmes valeurs positives expliquent les bons classements persistants de Simone Veil (6e) ou Francis Cabrel (8e). Et si Omar Sy cède la première place, il ne quitte pas le podium. « On peut parier qu’il ne sera pas une étoile filante du Top 50″, assure Frédéric Dabi. Des vedettes du classement, en revanche, voient leur aura décliner : Noah, 10e après avoir été leader pendant cinq ans, ou Zidane, 18e.

 

Un été de grâce pour Sarkozy

Est-ce un appel à garder le silence ou à revenir? Sorti du Top 50 l’an passé, Nicolas Sarkozy y revient cette année. Directement à la 20e place.

 

Un retour remarqué et un plébiscite chez les 65 ans et plus, grand réservoir de voix pour la droite, où l’ancien candidat figure en 3e place, derrière Simone Veil et Charles Aznavour. « C’est une surprise, une rupture avec une des lois du Top 50 qui veut que les politiques ne réussissent pas parce qu’ils clivent énormément », note Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.

 

Pour ce retour, l’ancien président fait même mieux qu’à l’été 2007, pour le Top 50 de l’état de grâce suivant son élection : il avait accroché alors la 25e place. « Il est complètement idolâtré par les sympathisants de droite », relève Dabi, qui émet deux hypothèses pour expliquer un tel résultat.

 

Il y a d’abord « la nostalgie des sympathisants de droite qui, vu l’état de l’UMP, ne croient qu’en Sarkozy pour sortir le parti de sa torpeur. Il est perçu comme le sauveur possible de la droite ». Une idée qui évidemment emballe au plus haut point le très sarkozyste Roger Karoutchi : « Ceux qui espéraient tourner la page du sarkozysme se sont lourdement trompés », lance-t-il aussi bien à destination du PS que de l’UMP.

 

Plus le discrédit de François Hollande est fort, plus les gens se sentent floués et plus cela revalorise, en creux, le bilan de Nicolas Sarkozy », souligne le sénateur UMP des Hauts-de-Seine.

 

« Des Français ne le voient plus comme un homme politique »
Dabi avance une autre hypothèse, plus audacieuse : « La réussite de Sarkozy ne tient-elle pas à l’idée qu’une partie des Français ne le voient plus comme un homme politique? Il ne prend plus la parole et peut être vu comme en dehors du champ politique.

 

Il appartient à une sorte de passé. Cela maximise les formes de nostalgie et d’affection. » Moins on le voit, plus on l’aime en quelque sorte. Un peu à l’image d’un Chirac qui, sorti très affaibli de son deuxième mandat, a regagné en sympathie en quittant la vie politique et en se faisant discret.

 

Ce Top 50 vient donc valider la stratégie du silence, légèrement rompue ces derniers temps par Sarkozy. « Sa parole doit être rare mais forte dans les mois qui viennent », indique Karoutchi, pour qui la séquence suivant les élections de 2014 sera une bonne fenêtre de tir.

 

Attention, tout de même. « Les conditions d’atterrissage pour un homme politique qui n’est plus dans le champ sont extrêmement compliquées. Une défaite à la présidentielle vous marque au fer rouge. On l’a vu pour Giscard, pour Jospin… Il y a une sorte d’américanisation de la présidentielle française.

 

Avant, Mitterrand et Chirac avaient pu s’y reprendre à plusieurs fois. Maintenant, en France, c’est un essai et puis c’est tout », avertit Dabi.

 

À droite, d’ailleurs, le débat sur le « devoir d’inventaire » enfle de plus en plus. Jean-Pierre Raffarin, Valérie Pécresse, Luc Chatel, Pierre Lellouche comptent en faire un des thèmes de la rentrée. « Celui qui est le plus à même de le faire et qui devra le faire, c’est Sarkozy lui-même », estime Karoutchi dans une pirouette qui repousse sine die ce débat.

 

Ultime satisfaction pour les sarkozystes, leur champion devance François Hollande, 44e. Alors que les sondages le concernant sont en berne, l’actuel Président peut se féliciter de rester dans le Top 50. « Il garde une image personnelle relativement intacte malgré son impopularité », résume Dabi. Mieux, Hollande grappille une place.

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posté le 05-08-2013 à 11:34:01

SENELEC : Une Epée de Damoclès au-dessus de la tête de Macky Sall

Vente saly

par Xibaaru le 5 Aug 2013 • 07:17

XIBAARU.COM – « La Société nationale d’électricité (SENELEC) dispose de ‘suffisamment de production’ pour ne pas recourir à des délestages », a affirmé il y a quelques semaines, le ministre de l’Energie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, mettant sur le compte des problèmes de distribution et de transport, les “perturbations” notées dans la distribution de l’énergie électrique. Nous prenons acte.

Cependant, les coupures d’électricité de ces dernières semaines ne confirment nullement les propos de Monsieur le Ministre. De semaines en semaines, les coupures intempestives s’accentuent, ce qui nous rappelle les années Wade.

Wade a réalisé beaucoup de choses en ce qui concerne les infrastructures routières, il a apporté des innovations dans certains secteurs, mais cela ne lui a pas permis de rester au pouvoir. Hormis les comportements exaspérants pour le citoyen lambda, de ses militants et ses problèmes dans la gestion des biens publics, les coupures intempestives d’électricité furent une des causes principales du son  rejet par le peuple sénégalais.

Qui ne se rappelle des émeutes de l’électricité ? Mêmes les imams s’y étaient mis.

Avant-hier soir encore, on a barré une route et allumé des pneus. Quelles ques soient les explications données, le sénégalais veut de l’électricité et ceci en tout temps. Avec Wade c’était la vétusté des  centrales électriques. Beaucoup de fonds ont été dégagés pour palier à ça. Maintenant encore on nous ressasse le même refrain et comme avant, en nous promettant que tout ira bien dans un avenir proche. En Afrique de l’ouest, à part le Burkina et le Liberia, nous payons plus cher l’électricité.

Non, Monsieur le Ministre, les abonnées respectent scrupuleusement le contrat qui les lie à la Senelec (ils sont obligés d’ailleurs), ils n’ont plus besoin d’explications, ils en ont trop entendu, tout ce qu’ils demandent c’est d’avoir de l’électricité en continu.

Fournir de l’électricité à un prix abordable et en tout temps, le Président Macky Sall en a fait une priorité mais qu’il sache que le temps ne joue pas en sa faveur. Les sénégalais seront moins regardant à son égard qu’avec Wade car, comme le dit l’adage, « chat échaudé, craint l’eau froide ». Avec Abdoulaye Wade, le peuple sénégalais nourrissait un grand espoir allant jusqu’à lui offrir un second mandat. Hélas, la déception fut grande. Mais ce fut aussi une belle leçon. Plus jamais un président ne sera cru sur parole, seuls ses actes posés dans le cadre de la satisfaction des doléances du peuple pourront le sauver.

Liondi.xibaaru.com

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posté le 05-08-2013 à 11:32:22

Maroc: face au scandale, le Roi annule la grâce au pédophile espagnol

Vente saly

par Xibaaru le 4 Aug 2013 • 22:01

Le roi du Maroc Mohammed VI, confronté à l’indignation persistante d’une frange de la population, a décidé dimanche d’annuler la grâce accordée à un pédophile espagnol multirécidiviste, dans l’espoir d’apaiser la colère populaire.

De nombreux Marocains ont protesté vigoureusement depuis l’annonce de cette grâce, en milieu de semaine dernière, et des manifestations ont eu lieu dans diverses villes du royaume, l’affaire virant au scandale.

Daniel Galvan, âgé d’une soixantaine d’années, a été condamné en 2011 pour des viols sur onze mineurs. Sa libération est intervenue dans le cadre d’une grâce royale accordée à 48 prisonniers espagnols au nom –selon les médias officiels– de l’excellence des relations bilatérales, quelques jours après une visite du roi Juan Carlos.

Mais, moins de 24 heures après avoir annoncé l’ouverture d’une enquête sur cette “regrettable libération”, le souverain marocain a finalement décidé d’annuler la grâce.

Cette décision, “à caractère exceptionnel”, est motivée par “la gravité des crimes commis et le respect du droit des victimes”, a indiqué le Palais royal dans un communiqué publié par l’agence de presse officielle MAP.

Pour mettre en ?uvre cette mesure, le Maroc va toutefois devoir retrouver le condamné alors que, selon plusieurs médias, celui-ci a déjà quitté le territoire.

A ce titre, le texte du Palais royal note que le ministre marocain de la Justice, Mustapha Ramid, devra “examiner avec son homologue espagnol les suites à donner à l’annulation de cette grâce”.

En oputre, le communiqué prend soin de rappeler que Mohammed VI a ordonné, samedi soir, l’ouverture d’une “enquête approfondie (…) visant à déterminer les responsabilités et les défaillances” et “à identifier le ou les responsables”.

Dans cette première prise de position, le Palais royal avait également assuré que Mohammed VI n’avait “jamais été informé, de quelque manière que ce soit et à aucun moment, de la gravité des crimes abjects pour lesquels l’intéressé a été condamné”.

“Il est évident que jamais le souverain n’aurait consenti” à sa libération, était-il avancé.

Malgré cette annonce initiale, le mécontentement ne semblait pas retomber: de nouvelles manifestations de protestation étaient prévues dimanche soir à Meknès (centre) ainsi qu’à Kenitra (nord-ouest), où le ressortissant espagnol purgeait sa peine. Quant aux sit-in programmés mardi à Casablanca et mercredi à Rabat, ils ont été maintenus, selon leurs organisateurs.

Des versions contradictoires circulaient sur la raison de la présence du nom de ce pédophile sur la liste royale.

A Madrid, l’opposition socialiste a dénoncé un fait d’une “extrême gravité” et exigé des comptes du gouvernement.

Au Maroc, si la classe politique est restée particulièrement discrète, au même titre que les médias officiels, l’annonce de cette libération s’était rapidement propagée par les réseaux sociaux.Vendredi soir, plusieurs milliers de personnes s’étaient ainsi rassemblées devant le Parlement de Rabat, bravant la répression policière.

Dans un pays marqué par plusieurs affaires de pédophilie au cours des derniers mois, d’autres manifestations ont ensuite eu lieu dans le nord (Tétouan, Tanger) ou encore à Agadir (sud-ouest).

Le gouvernement dominé par les islamistes du Parti justice et développement (PJD) était, lui, resté très discret. Contacté jeudi dernier par l’AFP, le ministre de la Justice avait estimé qu’il n’était “pas habilité à commenter”, tout en précisant que le pédophile grâcié serait désormais interdit d’entrée au Maroc.

A titre individuel, un dirigeant du PJD, Abdelali Hamieddine, avait toutefois évoqué “une faute”.

Lors du Printemps arabe, le Maroc est resté relativement préservé des troubles: en réaction à des manifestations, le roi a rapidement lancée une nouvelle Constitution censée renforcer les pouvoirs du gouvernement. Elle a été suivie par la victoire électorale du PJD, cantonné durant des décennies dans l’opposition.

Depuis son accession au poste de chef de gouvernement, le chef de ce parti, Abdelilah Benkirane, prend toutefois soin de préserver les meilleures relations avec le Palais royal.

S’il s’est peu à peu essoufflé, le mouvement pro-réformes du 20-Février, né en 2011, a été, pour sa part, très présent dans le mouvement de contestation de ces derniers jours.

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