VEF Blog

Titre du blog : S'INSTALLER AU SENEGAL
Auteur : immocap-senegal
Date de création : 16-06-2011
 
posté le 04-10-2013 à 17:40:40

Paris, capitale de l’Afrique du Sud et du Sénégal

Vente saly

Écrit par  Jean Louis Verdier vendredi, 04 octobre 2013 14:40

Deux manifestations culturelles font venir jusqu’à Paris musiques d’Afrique du Sud et du Sénégal. Deux voyages à ne pas rater pour explorer des terrains musicaux finalement peu connus.

Le Festival d’Automne à Paris met à l’honneur, dans le cadre de la Saison sud-africaine en France, et pour sa 42e édition, la nation arc-en-ciel.Outre les arts plastiques, la danse et le théâtre, la musique est évidemment de mise. En 1977, le festival avait programmé le pianiste et compositeur sud-africain Abdullah Ibrahim (Dollar Band) aux Bouffes du Nord qui déclarait alors : « L’Afrique reste sans doute le seul lieu où les musiciens peuvent encore – par leur musique- tenir leur rôle dans la société. Et c’est d’Afrique que viendra la musique de l’avenir ». Une phrase qui résonne aujourd’hui comme une prophétie, quand on voit la créativité musicale dont le continent sait faire preuve et dont l’Occident continue de s’inspirer.

Pour cette édition, il ne faudra pas rater le Fazeka Youth Choir et les Cape Traditional Singers, tout deux venus du Cap. Si le premier, un magnifique chœur de jeunes, emmené par Phume Tsewu, professeur d’anglais, emprunte un répertoire plutôt familier de chants sacrés et profanes, ancien ou contemporain, les seconds officient dans un registre beaucoup moins classique. Fondés par Anwar Gambeno, les Cape Traditional Singers révèlent à travers leurs chants toute la palette culturelle du Cap.

 

Ville cosmopolite par excellence, avec son port et sa station de ravitaillement, le Cap fut, dès le 17e siècle, le carrefour de bien des populations (natifs, colons européens, esclaves indonésiens, malgaches ou africains…) De ce brassage, est née une créolité détonante, que les Cape Traditional Singers mettent à l’honneur en reprenant des chansons de carnaval et celles des Chœurs Malais, aux multiples facettes.

Accompagné de guitares, banjos et tambours, habillés avec extravagance ou élégance suprême selon les registres, ce choeur masculin puise dans le répertoire des « moppies », pièces vocales courtes, enlevées, satiriques et théâtrales, comme dans celui des «nederlandsliedjies», chansons plus posées et mélodieuses, aux tonalités orientales, et qui mettent en avant un chanteur soliste.

Imprégné d’influences américaines ou hollandaises, de traditions locales ou importées, ce métissage musical insoupçonné né de la culture de la rue, qui a résisté au racisme et à l’apartheid, est à découvrir.

 

Tandem Paris-Dakar, heureux pas de deux
Après Buenos-Aires en 2011 et Berlin en 2012, Paris a amorcé depuis septembre un nouveau pas de deux culturel avec cette fois-ci Dakar.

 

Pour cette 3e édition du Tandem, danse, photographie, mode, gastronomie, cinéma nous ouvrent les portes du dynamisme culturel sénégalais jusqu’en décembre.

 

Côté musique, la riche programmation vaut le détour car elle sait à la fois célébrer tradition et contemporain, réunir stars et talents moins connus.

 

Ainsi il faudra aller écouter le Bob Dylan africain, Ismaël Lo, qui, armé de sa guitare et de son harmonica, déploie encore et toujours sa sublime voix. Se délecter des notes cristallines des koras d’Ali Boulo Santo & Manding-Ko Trio et d’Ablaye Cissoko, deux magnifiques griots qui savent avec brio transporter la tradition au cœur de sonorités modernes.

 

Se déhancher au gré de la salsa endiablée de Pape Fall. Apprécier la fougue des redoutables rappeurs de la Daara J Family. Enfin comprendre avec Paroles de Sabar, tout le sens du sabar, à la fois danse, rythme et fête, qui définit une partie de l’ADN culturel sénégalais.
Traditions Vocales du Cap (Cape Traditional Singers et Fezeka Youth Choir) les 5 et 6 à Paris, Théâtre de la Ville dans le cadre du Festival d’Automne (et aussi le 4 octobre à Pontoise, le 8 à Orléans)

Vente saly